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Adhérent de l'ADMD : j'agis pour moi et pour nous en cette rentrée...

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Communiqué
30 août 2018
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Septembre est là, l'été s'achève, c'est le moment pour les bonnes résolutions : faire du sport, moins fumer, moins boire, être aimable avec ses voisins, lire des livres... Mais en matière de fin de vie, quoi faire ?

Nous pouvons agir de deux façons.

D'une part, de façon collective. Foin des polémiques politiciennes, nous devons mobiliser nos parlementaires, et particulièrement nos députés, en faveur de la loi de liberté que nous voulons. Non pas, vous le savez, pour l'avantage des seuls adhérents de notre association, mais pour le meilleur profit de tous les habitants de France qui auront enfin le choix, le moment de la fin de vie venu (et il viendra naturellement un jour !), des conditions de leur propre mort. Aujourd'hui, d'autres que vous décident pour vous. Demain, si cette loi de liberté est votée, vous déciderez pour vous-même entre obstination raisonnable, soins palliatifs ou aide active à mourir. Les mêmes droits qu'ont les Néerlandais depuis 2001, les Belges depuis 2002 et les Luxembourgeois depuis 2009. Nos voisins qui vivent, tout comme nous, dans des démocraties, mais sans doute plus respectueuses que la France des libertés individuelles, vieillissent avec la certitude qu'ils resteront jusqu'au bout maîtres de leur fin de vie.

D'autre part, de façon individuelle. Que nous ayons ou pas cette loi de liberté, il est indispensable, comme le prévoit le code de la santé publique (article L. 1111-11), de rédiger des directives anticipées pour le cas où nous serions un jour hors d'état d'exprimer notre volonté. Aujourd'hui, trop peu de Français connaissent l'importance de ces directives anticipées ; seuls 14% des Français (et 11% des personnes de plus de 50 ans) ont rédigé leurs directives anticipées ; 2,5% des personnes décédées avaient rédigé leurs directives anticipées. Même les adhérents de l'ADMD sont peu au fait de ce document pourtant essentiel. Alors même que l'association fournit un formulaire très complet à remplir et tient le seul fichier national des directives anticipées qui existe en France, seuls 59,53% des adhérents de l'ADMD ont rempli des directives anticipées.

Alors en cette rentrée, à vos plumes : écrivez au député de votre circonscription, rappelez-lui qu'une loi de liberté confère un droit et jamais une obligation, rappelez-lui qu'une société devient plus libre en offrant un droit supplémentaire à ses citoyens ; et rédigez vos directives anticipées et désignez vos personnes de confiance auxquelles vous aurez expliqué leur rôle éventuel (pour vous aider sur ce point, consultez les documents contenus dans votre espace personnel ).