Le témoignage poignant de Nicolas Bedos […]

Le Jeudi 13 mai 2021 - 09:22

Dans un texte écrit pour « L’Obs », Nicolas Bedos revient sur les derniers jours de son père, Guy Bedos, mort en mai 2020. L’acteur défend le droit à mourir dans la dignité.

Les mots sont touchants. Comme ceux d’un fils qui raconte les derniers instants de la vie de son père. Près d’un an après la mort de Guy Bedos, décédé le 28 mai 2020, Nicolas Bedos a rédigé un texte publié ce mercredi 12 mai dans L’Obs et intitulé : « Mon père voulait mourir autrement ».

Il y raconte les derniers jours de Guy Bedos, qui, à 85 ans, souffrait d’une « maladie cousine d’Alzheimer ». « Il ne mange plus depuis des semaines, la maladie, le confinement, la confusion. La nuit, ne sachant plus l’heure qu’il est, il se lève, voudrait sortir, oublie qu’il est trop faible, tombe, se cogne, saigne », se souvient Nicolas Bedos.

Il explique que son père craignait par dessus tout de « mourir diminué, d’être un poids pour les autres, une « offense » à lui-même ». De son vivant, l’humoriste soutenait aussi l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) et avait fait promettre à son médecin d’en finir « le temps venu ».

Le « flou d’interprétation » laissé aux soignants

En mai 2020, alors que l’état de Guy Bedos se détériore, Nicolas raconte que le médecin en question ne répond pas. Sur conseil d’un autre praticien, il se fait prescrire un antiépileptique « couramment utilisé dans ces cas-là ». « Je me revois sur mon scooter, me rendant à la pharmacie pour acheter la mort de l’homme que j’aime le plus au monde », raconte encore Nicolas Bedos.

Finalement, il ne l’utilisera pas. Le médecin refait surface et, alors que Guy Bedos a atteint un état somnolant, pratique l’opération qui met fin à sa vie. « Il aura donc fallu qu’il baisse entièrement le rideau et ne pèse plus que quelques kilos pour que la société daigne choisir “le jour et l’heure” », regrette Nicolas Bedos.

À travers ce récit, l’acteur et réalisateur critique « les limites de la loi actuelle », le « flou d’interprétation » laissé aux soignants et la solitude des familles. « Aucune idéologie ne devrait autoriser quiconque à pourrir dans ses draps », estime-t-il.

« Nos derniers souvenirs sont précieux »

Ce n’est pas la première fois que Nicolas Bedos s’exprime sur le sujet. En septembre 2020, il avait déjà posté un message sur Instagram en faveur de l’euthanasie.

 

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