La dignité progresse dans la monde...

Le Jeudi 16 septembre 2021 - 17:11

euthanasie

L’Australie – ou plutôt le Commonwealth d’Australie – est cet immense pays qui se situe de l’autre côté du globe. Son organisation est fédérale, et la santé y est une stricte prérogative étatique, ce qui signifie que le Parlement fédéral de Canberra ne peut pas mettre son véto à une loi locale. Les Australiens, contrairement à une idée très répandue, ne marchent pas sur la tête, mais bien au contraire, sur leurs deux pieds…

En effet, en près de 4 années, cinq des six états d’Australie ont voté des lois de légalisation de l’aide active à mourir. A ce jour, seul l’Etat de Nouvelle Galles du Sud (Sidney, Canberra…), avec ses 8,157 millions d’habitants, ne s’est pas (pas encore !) doté d’une loi de liberté qui permettra à chacun de ses habitants de rester libre de sa propre fin de vie. Ça ne saurait tarder… Rappel de la chronologie de la légalisation de l’aide active à mourir en Australie :

•    Novembre 2017 : l’Etat de Victoria, et ses 6,689 millions d’habitants
•    Décembre 2019 : l’Etat d’Australie Occidentale, et ses 2,656 millions d’habitants
•    Mars 2021 : l’Etat de Tasmanie, et ses 539 000 habitants
•    Juin 2021 : l’Etat d’Australie Méridionale, et ses 1,767 millions d’habitants
•    Septembre 2021 : l’Etat du Queensland, et ses 5,160 habitants  

Ainsi, sur 25,671 millions de fidèles sujets de la reine d’Australie, Elisabeth II, près de 17 millions sont protégés par une loi d’autodétermination, comme déjà tant de citoyens européens (à l’exception notable, nous le savons, des Français).

A l’heure où le Gouvernement français en est encore à proposer la consultation des désormais fameuses conventions citoyennes (alors que l’on sait de longue date les Français presque unanimement favorables à l’euthanasie et au suicide assisté), les populations des autres pays du monde acquièrent le droit à leur autodétermination. A ce rythme, après que l’Espagne et le Portugal ont fait voter cette loi de liberté, alors que l’Italie organisera un referendum en 2022 sur le droit de mourir dans la dignité, la France, très en retard, continuera de faire mourir de faim et de soif les personnes arrivées à la fin de leur vie. Une aberration et un scandale de santé public dont peut-être, un jour, les responsables auront à rendre compte.

PhL

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