Le Mercredi 14 octobre 2020 - 09:43

Et le soleil refleurira - Dominique Vaudoiset

Pendant un an, Dominique a écrit son journal de bord pour accompagner un ami de longue date atteint d’une maladie paralysante incurable.

L’auteur, spécialiste des ateliers d’écriture thérapeutique, décide d’utiliser pour elle-même cette méthode.

En effet, elle souhaite accompagner jusqu’à sa fin un ami atteint de la maladie de Charcot, pensant que, partager avec lui cette expérience, l’aidera, elle, dans sa quête du sens de la vie, de l’après, de la recherche de l’âme.

Le journal qu’elle commence rappelle que cette recherche a débuté vingt ans auparavant, lors de son premier séjour au Québec, et qu’elle a complété les connaissances acquises en ashram par l’approche du rituel de purification des Amérindiens, ce qui l’a poussée vers des actions sociales et militantes ; des rencontres de personnages exceptionnels l’ont confortée dans sa recherche, ainsi que la philosophie, la poésie, sa croyance chrétienne.

L’ami qu’elle veut aider, par des conversations, des mails, des textos, vit en France, alors qu’elle évolue entre la Bretagne et le Canada, où ce qui s’appelle l’aide médicale à mourir (AML) existe depuis quatre ans ; le médecin qui a préfacé son livre dit de cette AML qu’elle « est l’aube d’une révolution sociale majeure, le droit au libre choix de sa mort face à la violence paternaliste millénaire de la médecine ».

Le même médecin, au cours d’une interview par l’auteure, critique cependant les insuffisances de cette loi : il semble que, comme en Belgique, c’est le médecin qui pratique l’aide à mourir, mais à condition que le patient soit en fin de vie, conscient, souffrant de façon intolérable et constante, et qu’il réitère à plusieurs reprises et jusqu’au dernier moment son souhait d’en finir ; le médecin rappelle que les maladies neurodégénératives sont en progression et qu’elles freinent « l’aptitude à décider jusqu’à la dernière minute » ; par ailleurs, la loi ne définit pas la fin de vie, c’est au médecin d’en décider, et aussi à lui d’évaluer la souffrance, ce contre quoi ce médecin s’élève avec vigueur.

L’ami qu’elle veut aider a envisagé de se rendre en Suisse, mais n’a pas donné suite et reste chez lui jusqu’à la fin ; curieusement - et on ne peut que le regretter - elle n’évoque absolument pas la loi française.

Ce qui est le plus attirant, dans ce livre, c’est le sens de l’amitié et l’amour de la nature et de la poésie.

FR

Editions Amalthée - 7,99€ - 186 pages

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