Ian Brossat a évoqué les derniers instants de sa mère […]

Le Mercredi 2 juin 2021 - 15:21

euthanasie

C’est un épisode douloureux de sa vie qu’a partagé l’adjoint à la mairie de Paris Ian Brossat auprès du média en ligne Le Crayon, sur YouTube. Touché par le retour du débat sur la fin de la vie, il a raconté les derniers instants de sa mère, décédée en 2019, pour qui il aurait souhaité qu’elle puisse « partir correctement ».

Celui qui a été désigné directeur de la campagne du candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel s’est dit « très touché » par la tribune de Nicolas Bedos, publiée dans « l’Obs » et revenant sur les derniers jours de la vie de son père Guy Bedos, dans laquelle il affirme s’être reconnu.

Dans cet entretien publié ce mardi 1er juin (à 15’48 dans la vidéo), il raconte comment sa mère, malade d’un cancer du poumon, a été hospitalisée à l’hôpital Tenon à Paris, lorsqu’elle et lui ont compris « que la situation allait se dégrader ».

« A l’époque ma mère m’a dit “je t’autorise à venir à la condition que tu n’essaies pas de me convaincre de me soigner” », se souvient-il.

« J’arrive directement à l’hôpital et les derniers mots de ma mère c’était “je veux mourir aujourd’hui” », poursuit Ian Brossat, qui, comme Nicolas Bedos, raconte avoir été « confronté à une situation d’impuissance totale ».

Un médecin lui explique que, si sa mère ne se nourrit pas, elle pourra « tenir trois ou quatre jours » avant de mourir.

« Je rentre chez moi, le médecin m’appelle à trois heures du matin et me dit “Elle est morte, elle a sauté du lit”. Et là quand même je me suis dit, ce n’est pas normal que ma mère, qui avait décidé de mourir aujourd’hui, ait été contrainte de sauter de son lit pour le faire.

Selon lui, la question de la fin de vie ne repose pas seulement sur les soins palliatifs, lui dont la mère « ne souffrait pas physiquement », mais du fait qu’elle s’est trouvée dans une situation qui ne « correspondait plus à l’image d’elle-même ».

Interrogé sur l’euthanasie, il répond : « Moi je suis favorable à ce que, dans ces cas-là, il y ait une forme de suicide assisté, oui. Ça aurait changé quoi ? Ça aurait simplement permis à ma mère de partir correctement. »

Sur Twitter, le communiste a partagé cet extrait de son interview. « Je n’avais jamais imaginé en parler. Et puis, il y a eu ce misérable débat sur la fin de vie à l’Assemblée nationale et les mots bouleversants de Nicolas Bedos sur la mort de son père. Alors j’en ai parlé ici. En espérant que ce sera utile », a-t-il écrit.

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