Le Vendredi 7 février 2020 - 20:30

Loiret : un patient en soins palliatifs se suicide à l’hôpital de Pithiviers - Le Parisien

L’homme, âgé de 68 ans, souffrait d’un cancer en phase terminale […]

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Un patient âgé de 68 ans, hospitalisé dans l'unité de soins palliatifs du centre hospitalier de Pithiviers (Loiret), s'est suicidé dans la nuit du 26 au 27 janvier en se jetant du haut du troisième étage, dans une cage d'escalier de l'établissement, rapporte La République du Centre. Un drame que la direction du centre hospitalier régional (CHR) d'Orléans, auquel l'hôpital de Pithiviers est rattaché, a reconnu dans un communiqué.

Le patient qui s'est donné la mort souffrait d'un cancer en phase terminale. Ce sexagénaire « avait déjà essayé d'attenter à ses jours peu de temps auparavant mais rien n'a été fait pour l'entourer, faute de moyens et de personnel », a dénoncé dans un communiqué l'infirmière Sylvie Bertuit, secrétaire départementale de la CGT Santé.

« Ce patient était en grande souffrance physique et psychologique et n'a pas été pris en charge correctement », a renchéri auprès de France Bleu l'aide-soignante Dominique Chéron, représentante du syndicat à l'hôpital de Pithiviers. « Déjà, la prise en charge de la douleur s'est difficilement mise en place par les médecins et la prise en charge psychologique n'est pas adaptée, faute de professionnels », a-t-elle ajouté.

La direction est « responsable », selon la CGT

En cause, selon Sylvie Bertuit, l'absence de psychologue formé à l'accompagnement en fin de vie et d'un comité de lutte contre la douleur dans cet hôpital. « C'est pourtant une obligation légale et cela permettrait de mieux prendre en charge la douleur des patients », rappelle-t-elle.

« La direction », dénonce la syndicaliste, est « responsable d'un suicide d'une personne qui n'a pas été accompagnée, suivie, traitée dans le respect des valeurs de l'OMS [organisation mondiale de la santé] ».

Une réunion a été organisée mercredi entre la direction du CHR d'Orléans et les équipes de soignants. Le drame a été déclaré par l'hôpital comme un « événement indésirable grave (EIG) associé aux soins ». Ce qui devrait déclencher une enquête de l'Agence régionale de santé (ARS).

Le site du Le Parisien

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