Communiqué.

Le Mardi 13 septembre 2022 - 11:02

Le CCNE reconnaît la nécessité d’ouvrir la loi sur la fin de vie vers une aide active à mourir très encadrée…

 

Un réel espoir comme réponse aux drames du quotidien.

 

Le Comité consultatif national d’éthique a rendu ce matin un nouvel avis sur le sujet de la fin de vie en France. Pour la première fois, l’institution reconnaît la nécessité de dépasser le cadre de la sédation en fin de vie qui existe dans notre pays depuis le décret du 29 janvier 2010.

Le CCNE insiste sur une pratique d’aide active à mourir très encadrée, dans des conditions de procédures avec lesquelles il sera nécessaire de ne pas transiger. Ce qui existe évidemment dans les pays qui ont déjà légalisé cette pratique.

Le président de l’ADMD, Jonathan Denis, se réjouit de cette ouverture qui donne un réel espoir à tous ceux qui, en fin de vie, ne trouvent pas de solution dans les dispositifs de la loi actuelle qui, notamment, laisse de côté tous les citoyens atteints d’une maladie neurodégénérative ; ces situations impliquent l’intervention d’un tiers puisque certaines de ces personnes – et aussi les malades en locked in syndrom – ne peuvent plus agir elles-mêmes.

Bien sûr, pour Jonathan Denis, et conformément à la proposition de loi votée par les adhérents de l’ADMD, une telle évolution ne pourra se faire qu’accompagnée d’un véritable grand plan de soins palliatifs qui permettra un accès pour tous et partout, et avec une clause de conscience pour ceux des soignants qui, pour des raisons personnelles, ne souhaitent pas accompagner un citoyen en survie sur ce chemin de la compassion.

L’ADMD jouera tout son rôle dans la convention citoyenne qui va s’ouvrir en octobre et dit son espoir placé dans le président de la République afin de faire évoluer la France vers plus de liberté et moins de drames. Ses prédécesseurs sont restés sourds aux appels de détresse des Français en fin de vie…

L’ADMD a entendu le Président de la République penchant « à titre personnel » pour une évolution vers le modèle belge, c’est-à-dire une euthanasie sous strict contrôle médical. L’ADMD l’a aussi entendu lors de la décoration récente de Line Renaud à l’Elysée.

Oui, monsieur le Président de la République, il faut accorder cette liberté individuelle aux Français. Les sondages sont constants et les Français – y compris les médecins – sont prêts. Une loi de liberté en fin de vie rassurera les Français, évitera les drames de la fin de vie et protégera les médecins qui pratiquent des aides actives à mourir (aujourd’hui dans la clandestinité) et ceux qui ne veulent pas effectuer ce geste de compassion qui restera toujours un geste important.

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