A l'international : Italie
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Italie

Depuis juillet 2011, toute forme d’euthanasie est interdite. L’interruption des traitements, de la nutrition et de l’hydratation des patients en fin de vie est prohibée, garantissant le droit à la vie dans sa phase terminale et dans les cas où la personne n’est plus capable de comprendre ni d’exprimer sa volonté. Le texte de loi réaffirme que la vie humaine est inviolable.
Mais en septembre 2019, la Cour constitutionnelle a décrété que le suicide assisté peut être jugé licite en Italie quand sont respectés "le consentement éclairé" de la personne, "les soins palliatifs", "la sédation profonde" ainsi qu'un contrôle ("vérification de ces conditions et des modalités d'exécution" du suicide assisté) effectué par les autorités de santé publique après "avis du comité éthique" local. La Cour a souligné que l'aide au suicide ne peut concerner que des patients "maintenus en vie par des traitements vitaux et atteints d'une pathologie irréversible, source de souffrances physiques et psychologiques jugées insupportables, mais pleinement en mesure de prendre des décisions libres et conscientes". La Cour constitutionnelle demande donc au Parlement italien d’ouvrir le débat sur la fin de vie.
En février 2020, le Conseil de la Fédération nationale de l’Ordre des médecins a décidé de modifier son code de déontologie médicale afin que ne soient plus poursuivis les médecins qui auront pratiqué une sédation sur des patients en fin de vie ; décision qui a provoqué une levée de bouclier à la puissante Association des médecins catholiques italiens (AMCI) et à la Conférence épiscopale des évèques italiens.
A l’été 2021, une campagne de pétition a récolté plus de 750 000 signatures en faveur de l’organisation d’un référendum en vue de légaliser une "aide médicale à la mort volontaire pour les personnes malades qui ont besoin d’une aide extérieure pour mettre fin à leurs propres souffrances". Le seuil fixé par la constitution italienne pour l’organisation d’un référendum est de 500 000 signatures. Le référendum devrait être organisé en 2022.
Le 23 novembre 2021, un Italien tétraplégique depuis onze ans, souffrant de douleurs inapaisables, a obtenu du Comité d’éthique des autorités sanitaires de la région des Marches (centre de l’Italie), après quatorze ans de procédure, de bénéficier d’un suicide médicalement assisté compte tenu de la gravité de son état. Alors même que ce geste reste passible de 5 à 12 années de prison.
Un premier suicide assisté a été déclaré publiquement, le 16 juin 2022. Il s’agissait d’un homme de 44 ans.

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Retour sur notre 42e Assemblée générale à #Rouen dans le JT du soir de @f3normandie.

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Merci au docteur Anne Vivien, notre vice-présidente, pour avoir défendu la légalisation de l’aide active à mourir sur la Radio Notre Dame.

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Suicide assisté : Sophie vient d'accompagner son amie, atteinte d'un cancer incurable, en Suisse.

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