A l'international : Colombie
Body
Drapeau de la Colombie
Colombie

Le 19 avril 2015, le ministre de la santé colombien signe le Protocole d’application de la procédure d’euthanasie et la légalise. L'euthanasie est ainsi réglementée selon la résolution n°1216 du 20 avril 2015. Ce protocole permet à un adulte en phase terminale de demander l’euthanasie à son médecin. Son pronostic vital doit être engagé à court terme, c’est-à-dire dans un délai inférieur à six mois. Le patient doit faire état de souffrances intolérables, il ne doit pas exister d’alternative thérapeutique satisfaisante. La demande doit être explicite et persistante. Sous conditions, l’euthanasie d’un mineur est également possible.

Cette décision a dû faire face à l'opposition de l'église catholique de Colombie qui menace alors de fermer les nombreux établissements de santé qu'elle gère dans le pays.

Avec un vote de 6 à 3, en juillet 2021, la Chambre plénière de la Cour constitutionnelle a étendu le droit à l'euthanasie pour les patients non en phase terminale après avoir étudié la demande du secrétaire à la jeunesse de Medellin, Alejandro Matta, et du citoyen Daniel Porras, qui a demandé de conditionner l'article 106 du Code pénal qui parle d'homicide par clémence ou d'euthanasie. La Cour a conditionn à l'article précité en indiquant qu'il ne s'agit pas d'un délit "lorsqu'il est effectué par un médecin, est effectué avec le consentement libre et éclairé, avant ou après le diagnostic du contribuable de l'acte, et à condition que le patient souffre de souffrances physiques ou psychiques intenses, provenant d'une lésion corporelle ou d'une maladie grave et incurable". "Dans le cadre du respect de la dignité humaine, une personne ne peut être contrainte de continuer à vivre, lorsqu'elle est atteinte d'une maladie grave et incurable qui provoque des souffrances intenses, et a pris la décision autonome de mettre fin à ses jours face à des conditions qu'elle considère incompatible avec sa conception d'une vie digne", a déclaré la haute cour.

En mai 2022, la Colombie est devenue le premier pays d’Amérique latine à autoriser le suicide assisté. En effet, la Cour constitutionnelle de Colombie a autorisé le suicide assisté par médicament pour les malades souffrant d’une maladie grave ou incurable sous la supervision d'un médecin : « Le médecin qui aide une personne en proie à une souffrance intense ou à une maladie grave et qui décide librement de disposer de sa propre vie agit dans le cadre constitutionnel. » Par un vote de six juges contre trois, la Cour a ainsi abrogé un article du code pénal punissant de 12 à 36 mois toute personne fournissant une aide au suicide, et «empêchant un médecin de fournir l'aide nécessaire à une personne qui, dans l'exercice de son autonomie personnelle, choisit de (...) mourir dans la dignité.» Le médecin est celui qui dispose des meilleurs outils techniques, scientifiques et éthiques permettant de garantir la sauvegarde de la dignité humaine dans cette procédure », a estimé la Cour. « Les avancées de la science doivent être utilisées de manière altruiste et solidaire envers ceux qui sont dans un état de santé extrême et qui désirent une mort digne », a-t-elle conclu.

- LES NEWS -
ADMD - France
25 septembre
@ADMDFRANCE

Retour sur notre 42e Assemblée générale à #Rouen dans le JT du soir de @f3normandie.

ADMD - France
25 septembre
@ADMDFRANCE

Témoignage : Marie-Josée a bénéficié de l'aide active à mourir en Suisse. "Elle était sereine."

ADMD - France
23 septembre, 10:56

Merci au docteur Anne Vivien, notre vice-présidente, pour avoir défendu la légalisation de l’aide active à mourir sur la Radio Notre Dame.

ADMD - France
16 septembre, 08:01

Suicide assisté : Sophie vient d'accompagner son amie, atteinte d'un cancer incurable, en Suisse.

Demande de documentation
S’inscrire à la newsletter
Nous souhaitons utiliser les données à caractère personnel que vous nous fournissez via cette inscription, notamment pour vous envoyer notre newsletter. Lisez notre politique de confidentialité pour connaître l’ensemble des informations sur notre usage de vos données à caractère personnel.