Le Mardi 2 février 2021 - 10:48

« Monsieur le Président, préserver nos vies c’est aussi respecter notre droit à mourir dignement…»

L'ADMD interpelle le président de la République.

De très nombreuses personnalités demandent au président de la République, dans une lettre ouverte, la reconnaissance de l’aide active à mourir.

Dans une lettre ouverte publiée dans l’édition du journal Le Monde datée du mercredi 3 février (parution le mardi 2 février), le président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero-Michel, demande au président de la République de laisser les parlementaires légiférer sur la question de la fin de vie. Des nombreuses personnalités (liste jointe) ont cosigné cette lettre : médecins, intellectuels, politiques, artistes…

A l’Assemblée nationale, plusieurs députés ont déposé ces derniers mois des propositions de loi, regroupant l’adhésion de plus de la moitié des parlementaires : Jean-Louis Touraine (LaRem), Olivier Falorni (L&T), Caroline Fiat (FI) et Marine Brenier (LR). Au Sénat, la proposition de loi de Marie-Pierre de la Gontrie (PS) a recueilli les signatures de plus de cinquante sénateurs socialistes, dont le président du groupe PS, l’ancien ministre Patrick Kanner ; ce texte sera discuté en séance plénière le jeudi 11 mars, au Sénat.

Les députés sont aujourd’hui majoritairement favorables à une loi de liberté. Les Français y sont presque unanimement favorables. Les médecins eux-mêmes, dans un récent sondage, se sont déclarés majoritairement favorables. Alors, qu’attend l’exécutif – maître du jour du Parlement – pour laisser les parlementaires travailler et avancer sur ce sujet, alors que la pandémie de Covid a montré que l’on meurt si mal en France ?

Si nous ne faisons rien, la France va se retrouver seule en Europe occidentale à avoir une loi de fin de vie qui contraint, qui impose et organise la mort de faim et de soif comme seule échappatoire à l’acharnement thérapeutique ; récemment, l’Espagne et le Portugal ont voté des textes de liberté qui entreront en vigueur très probablement dans le courant de 2021.

Contacts presse

Philippe Lohéac, délégué général

01 48 00 04 16

 

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