Le Lundi 9 novembre 2020 - 17:23

Fin de vie : "Je souhaite qu'une loi me permette de partir dans la dignité le jour où la vie ne vaudra plus la peine d'être vécue."

Témoignage d'une adhérente de notre association.

Je m'appelle Monique Moullé et j'ai 72 ans. Il y a 2 ans, j'ai été atteinte d'un très grave cancer du péritoine et j'ai passé 5 mois à l'hôpital de Montpellier, où j'ai subi 3 grosses opérations. Aujourd'hui, je vais bien et je profite de la vie au maximum, mais je sais qu'une récidive me sera fatale. J'ai des contrôles tous les 6 mois, mais je sais que les cancers de ce type ne donnent pas une très longue survie. Je refuse d'être prolongée pour rien si je sais que je vais mourir et je refuse de passer les derniers temps de ma vie sans pouvoir en profiter totalement. Donc, je souhaite de tout coeur qu'une loi me permette de partir dans la dignité le jour où la vie ne vaudra plus la peine d'être vécue.
D'autre part, mon père est décédé il y a 5 ans après avoir, à la suite d'un AVC, passé 3 ans paralysé et muet. Il avait toute sa conscience et souhaitait mourir mais il n'a pas eu le droit d'abréger ses souffrances. Je ne veux pas faire comme lui.

ADMD

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"Je suis sensibilisée aux questions de la vie et de la mort depuis mes études d’infirmière."

Infirmière depuis 30 ans, j’ai travaillé principalement en réanimation et en cardiologie.

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