Christophe Castaner a été vivement pris à partie par le député Jean-Louis Touraine […]

Le Mardi 18 mai 2021 - 17:06

La fin de vie n’en finit pas de diviser la majorité. En témoigne la réunion du groupe La République en marche, qui s’est tenue ce mardi 18 mai dans la matinée dans une ambiance à couteaux tirés. Et où l’on a vu le député du Rhône Jean-Louis Touraine, en pointe dans ce dossier, monter au front comme jamais.

« Ton attitude me déçoit. Tu as quitté précipitamment la séance dédiée à la fin de vie. Aujourd’hui tu refuses une QAG (NDLR : question au gouvernement) sur le sujet », lance l’élu au président du groupe, Christophe Castaner. Le député du Rhône souhaite interpeller le Premier ministre Jean Castex dans l’hémicycle, ce qui serait « une faute » selon l’ancien ministre de l’Intérieur. Touraine poursuit : « Es-tu encore le président du groupe ? Ou es-tu le serviteur zélé du gouvernement ? Tu t’étais engagé sur cette question pendant ta campagne pour la présidence du groupe et tu te renies. » Du brutal. « Très, très, agressif », déplore un participant. « On veut quoi, là ? L’euthanasie du groupe », s’alarme un autre.
Une fin de non-recevoir de Castex

« Touraine fait un boulot formidable et il est confronté à un gouvernement qui dit non, ainsi qu’à un président de groupe qui joue clairement le jeu de l’exécutif », défend au contraire l’un de ses collègues. Voilà des semaines que l’élu du Rhône, avec environ 300 députés de tous bords, dont une grande partie de Marcheurs, demande du temps parlementaire supplémentaire pour poursuivre l’examen de la proposition de loi du député Libertés et Territoires, Olivier Falorni, qui avait tourné court début avril. « Nous nous sommes emparés d’un texte, qui a été préparé pendant quatre ans, qui est mûr, et nous demandons maintenant de pouvoir continuer, appuie Jean-Louis Touraine auprès de notre journal. Ce n’est pas être incorrect de le demander, ce n’est qu’une exigence tout à fait normale. » En vain. Leur récent courrier au Premier ministre n’ayant pas reçu de réponse, si ce n’est la fin de non-recevoir dessinée dans l’entretien de Jean Castex au Parisien - Aujourd’hui en France le 10 mai, les regards se tournent vers Christophe Castaner, qui ne se prive pas de répondre en retour.

« La méthode de ton interpellation est limite », rétorque en réunion le chef de file des députés LREM après l’intervention de Jean-Louis Touraine. Et d’y revenir, quelques minutes plus tard : « Ça me heurte personnellement. Comme président de groupe, je cherche à défendre les sujets de groupe. Il m’arrive, dans mes prises de position, de prendre en compte l’avis du président et du gouvernement. Je trouve que le procédé qui vient d’être utilisé nous éloigne de la notion de bienveillance qui nous a fait élire il y a quatre ans. »

D’autant plus que la fin de vie ne fut pas le seul et unique objet de crispation de ce rendez-vous hebdomadaire, décidément houleux. « J’étais à côté de frondeurs sous le dernier quinquennat, je sais d’expérience que c’est très contre-productif vis-à-vis de nos électeurs de cracher sur le mouvement dont on est issu », recadre encore le chef de file des députés LREM. Visé, cette fois, l’ancien numéro deux de LREM, Pierre Person et sa récente interview au Point dans laquelle il se montre très critique envers le parti présidentiel. Un recadrage auquel s’est joint Stanislas Guerini, le patron du parti. « Les poncifs habituels », soupire en retour un Marcheur. Commentaire grinçant d’un participant : « Le groupe vit bien… »

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