Le Jeudi 4 janvier 2018 - 20:02

Guingamp. Ils défendent le droit de mourir dans la dignité - Ouest-France

Trois adhérents de l’ADMD ouvriront une permanence à l’espace d’activités et de loisirs du Roudourou, à Guingamp […]

C’est un sujet sensible. L’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) s’invite pour la première fois sur le territoire. À partir du 7 février, des adhérents et militants de l’ADMD tiendront une permanence à Guingamp (Côtes-d’Armor), les premiers mercredis de chaque mois, de 10 h à 12 h. Elles se dérouleront à l’espace d’activité et de loisirs du Roudourou, rue du Manoir. L’objectif : parler des droits et des lois concernant l’euthanasie ou l’aide active à mourir.

« Depuis un an, je me dis qu’il faut le faire, déclare Marie Lejean. Mais nous avons besoin d’être plusieurs, cela implique de trouver des volontaires. » Chantal Solo et Jean-Claude Le Roy, deux autres adhérents et militants de l’ADMD, feront donc partie du roulement pour les permanences.

L’association compte 630 adhérents dans le département. « Nous sommes exactement 68 608 nationalement », précise Claire Bazin, déléguée départementale de l’ADMD.

Les directives anticipées

À Guingamp, Marie Lejean évoque un document sur les directives anticipées. « Depuis 2005 et la loi Leonetti, la situation a évolué. La loi Claeys-Leonetti, promulguée en 2016, permet aux personnes d’avoir le choix de leur fin de vie. Auparavant, les directives anticipées avaient une validité de trois ans. Aujourd’hui, elles ont une durée illimitée. Mais ce n’est pas suffisant. »

Elles mettent également fin aux conflits. « Cela rend plus sereine la famille au moment où un proche se retrouve dans cette situation. C’est apaisant pour tous. »

L’euthanasie et l’aide à mourir

Les adhérents et militants de l’ADMD souhaitent dans le même temps relancer le débat sur l’euthanasie, aujourd’hui légale en Suisse ou en Belgique. Marie Lejean n’oublie pas de citer l’affaire Vincent Lambert. Celle-ci oppose notamment les médecins et la femme de ce patient du CHU de Reims, qui se déclarait favorable à l’euthanasie, à ses parents, depuis plusieurs années.

Pour autant, ils ne veulent pas imposer leur vision. Et les militants prennent soin de distinguer les deux options. L’euthanasie consiste à injecter un produit entraînant le décès. À l’inverse, l’aide active à mourir, autrement appelé le suicide assisté, consiste à fournir une substance à la personne qui décide ensuite de l’utiliser. « Aujourd’hui, les français sont prêts à parler de l’aide à mourir, moins de l’euthanasie », concède Marie Lejean.

Le site de Ouest France

- À DÉCOUVRIR -
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