Le Vendredi 13 novembre 2020 - 18:23

Affaire Vincent Lambert : la relaxe du médecin confirmée par la cour d’appel de Reims - La Voix du Nord

Fin de l'épilogue judiciaire ?

ADMD

Le Dr Vincent Sanchez n’aura donc pas à payer au civil le million d’euros de dommages et intérêts qu’avaient demandé les deux avocats de Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert.

La cour d’appel de Reims (Marne), en France, a confirmé vendredi la relaxe prononcée en janvier 2020 du Dr Vincent Sanchez, poursuivi pour « non assistance à personne en danger » par la mère de Vincent Lambert, décédé le 11 juillet 2019 à la suite à l’arrêt de ses traitements.

Déjà innocenté sur le plan pénal, le chef du service des soins palliatifs et de l’unité des cérébrolésés du CHU de Reims n’aura donc pas à payer au civil le million d’euros de dommages et intérêts qu’avaient demandé, lors de l’audience du 11 septembre à la cour d’appel, les deux avocats de Viviane Lambert.

Un pourvoi en cassation déposé
 

« Un pourvoi en cassation a été déposé », a immédiatement affirmé Me Jean Paillot, l’un des deux avocats de Viviane Lambert, confirmant que la mère de Vincent Lambert a bien été déboutée de toutes ses demandes. « Nous réfléchissons aussi très sérieusement à une action contre l’État français », a-t-il ajouté.

Me Paillot continue de reprocher, devant la cour d’appel de Reims comme à l’État, de ne pas répondre à la question suivante : « Les mesures provisoires réclamées le 3 mai 2019 par le Comité international de protection des droits des personnes handicapées de l’ONU pour surseoir à l’arrêt des traitements dans l’attente d’un examen du dossier sur le fond étaient-elles obligatoires ? ».

L’avocat du Dr Vincent Sanchez, Me Xavier Normand-Bodart, avait plaidé la relaxe au cours de l’audience de septembre à la cour d’appel, se disant « terrifié » par l’acharnement des avocats de Viviane Lambert. « Ils ne veulent pas admettre la réalité de ce dossier », déplorait-il. « C’est une réaction de satisfaction. La cour d’appel maintient qu’il n’y a pas eu faute. La décision du Dr Sanchez était parfaitement justifiée », a-t-il réagi vendredi.

Vincent Lambert, un ancien infirmier de 42 ans en état végétatif irréversible depuis un accident de la route en 2008, était devenu un symbole du débat sur la fin de vie en France.

En avril 2019, le Conseil d’État avait jugé conforme la décision collégiale d’arrêt des soins, prise par le CHU de Reims pour faire cesser un « acharnement thérapeutique », contestée par une partie de la famille.

Le site de la Voix du Nord

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