-
Mai 2012 Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
Communiqués de l’ADMD
Communiqué du 7 juillet 2011 : Le ministre de la santé a renouvelé l’agrément de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité afin de représenter les malades alors que l’hôpital Georges-Pompidou a viré l’ADMD de ses locaux en janvier ; Le ministère reconnaît ainsi le travail accompli par l’ADMD, dans le cadre de la législation actuelle, dans l’intérêt général des Français
Alors que les représentants des associations pro-life, par leurs attaques, par des recours – perdus – devant le tribunal administratif, par des actions médiatiques, cherchent à faire croire que l’ADMD serait une association d’irresponsables, d’adorateurs de la mort, le ministère de la santé, en lui renouvelant son agrément pour représenter les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique, confirme le travail d’intérêt général qu’accomplit l’ADMD au profit de tous les Français.
Rappelons que Jean Leonetti lui-même, dans son rapport d’évaluation de la loi du 22 avril 2005, avait reconnu (rapport n°1287 du 28 novembre 2008) que « le seul support de communication de la loi du 22 avril 2005 vers le grand public ait consisté en une plaquette d’information rédigée par l’Association pour le droit de mourir dans la dignité »). Ce travail se fait sans aucune subvention, ni privée ni publique, seulement avec le montant de la cotisation de ses 48 000 adhérents.
Rappelons également que la directrice de l’Hôpital Européen Georges-Pompidou (HEGP) a dénoncé en janvier 2011 la participation, au titre de cet agrément, de l’ADMD à la Maison des Usagers de l’HEGP ; décision attaquée devant le tribunal administratif.
L’ADMD revendique depuis 1980 le droit pour chaque individu de finir sa vie dans le respect de ses propres convictions, et non pas comme un objet balloté au gré de décisions médicales, budgétaires, sociales.
Et c’est dans ce cadre qu’elle est aujourd’hui le seul organisme à formaliser les directives anticipées et la désignation des personnes de confiance, documents prévus par la loi du 22 avril 2005, mais inconnus des pouvoirs publics semble-t-il, et à mettre en place un fichier national des directives anticipées.
Rappelons enfin que, sans réponse et surtout sans succès, le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, avait demandé en 2009 que les directives anticipées soient enregistrées sur la Carte Vitale 2 et avait proposé que ce fichier soit mis à la disposition des médecins urgentistes et des services de réanimation, dans un cadre fourni par la CNIL.
Communiqué du 18 juin 2011 : Jean-Luc Romero réélu président de l’ADMD ; A Lille, il lance l’appel du 18 juin pour l’Ultime Liberté ; Son objectif pour 2012 : mettre la question de l’euthanasie au cœur des campagnes électorales du printemps 2012 ; Samedi 24 mars 2012 : grande manifestation publique au Cirque d’Hiver, à Paris
Au cours de la 31e assemblée générale de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité qui s’est tenue à Lille le samedi 18 juin 2011, Jean-Luc Romero a été réélu au poste de président pour un nouveau mandat de 2 ans.
Ce mandat sera placé sous le signe des élections de 2012 (présidentielle et législative).
Devant près de 400 adhérents de l’ADMD dont les responsables nationaux et les 120 délégués locaux de l’association, en présence de Bernard Derosier et de Bernard Roman, députés du Nord, et du premier adjoint à la maire de Lille, Pierre de Saintignon, Jean-Luc Romero a lancé son Appel du 18 juin pour la légalisation de l’Ultime Liberté qui sera mise par l’ADMD au cœur des campagnes électorales du printemps 2012.
Une grande manifestation publique se tiendra au Cirque d’Hiver à Paris, le samedi 24 mars 2012, au cours de laquelle les candidats à la présidence de la République ou leurs représentants pourront exposer leur projet pour rendre la fin de vie plus acceptable en France alors que notre pays est régulièrement pointé du doigt pour la mauvaise prise en charge de la fin de vie infligée à ses citoyens (manque de crédits pour développer les soins palliatifs, non respect de la volonté de la personne en fin de vie pourtant clairement exprimée et réitérée, absence d’une aide active à mourir encadrée lorsque la vie n’est plus que de la survie, hypocrisie et manque d’humanisme des procédures de sédation terminale et d’utilisation des analgésiques à très haute dose.)
Cette réunion sera précédée, dès septembre 2011, de grandes réunions régionales pour interpeller les élus locaux.
Communiqué du 7 juin 2011 : Non à l’autosatisfaction indécente présidentielle et de Régis Aubry ! Les soins palliatifs existent trop peu en France et seules 20% des personnes qui devraient en bénéficier y accèdent ; En 2010, 10 000 personnes seulement en ont bénéficié alors que 540 000 Français meurent chaque année ! Seule une loi de liberté permettra de donner de véritables moyens aux soins palliatifs.
Alors que l’hôpital public manque dangereusement de moyens financiers et humains, comment croire une seule seconde que tripler le nombre de lits suffit à répondre aux besoins des mourants ? Alors même que l’IGAS révèle dans son rapport de janvier 2010 que seulement 20% de ceux qui devraient bénéficier de soins palliatifs y accèdent dans les faits (rapport Igas – janvier 2010) ?
Pour mémoire, les franchises médicales devaient servir à lever des fonds pour développer les unités de soins palliatifs. Or, à ce jour, pas un euro n’y a été consacré depuis l’instauration de ces franchises médicales.
De manière constante, les pouvoirs publics entretiennent la confusion entre les unités de soins palliatifs, véritables unités consacrées à l’accompagnement des personnes en fin de vie, et les lits identifiés en soins palliatifs, simple inscription budgétaire.
A ce jour, si l’on croit les chiffres donnés par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, 45% des départements français ne disposent pas d’unités de soins palliatifs.
Dans les trois pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg), pays qui ont voté de véritables lois relatives à la fin de vie, le patient en fin de vie a le choix : celui de bénéficier d’un véritable accompagnement palliatif ou bien celui de renoncer à la vie lorsque celle-ci n’est plus que de la survie. En France, nous nous acheminons vers un véritable « acharnement idéologique palliatif ».
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, rappelle que l’ADMD milite pour la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté mais aussi pour un accès véritablement universel aux soins palliatifs.
Le 18 juin 2011 à Lille, au cours de la 31e assemblée générale de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero aura l’occasion de le rappeler devant les responsables nationaux et locaux de l’association, devant quelques uns de ses 48 000 adhérents et devant plusieurs parlementaires du Nord, et de lancer un Appel du 18 juin pour la légalisation de l’euthanasie qui sera mise par l’ADMD au cœur des campagnes électorales présidentielle et législative de 2012.
Communiqué du 6 avril 2011 : Un salon de la mort à Paris : plutôt que de faire un commerce avec la douleur des Françaises et des Français, il est urgent de permettre de mieux mourir dans notre pays ; Une manifestation largement soutenue par les associations pro-life et les personnalités anti-euthanasie ; L’ADMD réclame une fois encore que les pouvoirs publics entendent les 94% de la population qui approuvent le recours à l’euthanasie
Alors que le magazine The Economist classe la France, parmi 33 pays de l’OCDE étudiés, au 15ème rang seulement des pays où on meurt le mieux,
Alors que le rapport MAHO (Mort à l’hôpital – 2008) indique que les soignants jugent que 35% seulement des décès s’y déroulent dans des conditions acceptables,
Alors que le rapport de l’Igas de janvier 2010 indique que seuls 15 à 20% de ceux qui devraient en bénéficier accèdent aux soins palliatifs, faute de moyens,
Alors que chaque année, ce sont entre 15 000 et 20 000 euthanasies clandestines qui se produisent dans notre pays, parfois pour des raisons compassionnelles, parfois pour des raisons économiques ou de places dans les hôpitaux,
Alors que près de 50% des personnes qui décèdent en réanimation à l’hôpital ont fait l’objet d’une décision médicale d’arrêt des traitements, sans aucun contrôle,
Alors que 94% des Français approuvent le recours à l’euthanasie, légalisé, égalisé et encadré,
les représentants d’associations pro-life, comme « Plus digne la vie », les responsables de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, se bousculent au Salon de la Mort, à côté des marchands de contrats-obsèques et de cercueils.
Voici donc ceux qui nous privent d’une mort choisie, d’une mort en conscience, pour nous imposer leur vision de la fin de vie, dans l’acharnement palliatif et l’absence de liberté, qui participent à une vaste opération mercantile autour de la mort.
Rappelons par ailleurs que le comité d’organisation de ce salon est composé des personnalités les plus violemment anti-euthanasie. Parfois les mêmes qui parlent de tourisme de la mort en évoquant la Suisse ! De qui se moquent-elles ?
Que les responsables de l’éthique médicale, que les responsables des soins palliatifs, que les responsables de l’Observatoire des fins de vie, que ces « sommités » qui prétendent contrôler nos morts s’attellent à la seule tâche qui vaille : la légalisation d’une loi de liberté qui permette d’offrir à celles et ceux d’entre nous qui sommes en fin de vie le choix entre une aide active à mourir et un accès universel aux soins palliatifs.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, rappelle que la mort ne doit jamais avoir l’odeur de l’argent.
Renseignements : Philippe Lohéac au 01 48 00 04 16
Communiqué du 17 février 2011 : Les élections cantonales, point de départ de la campagne de l’ADMD pour obtenir, en 2012, une loi d’Ultime Liberté ; Nous ne pouvons plus élire des candidats qui n’écoutent pas les Français.
Du 28 février au 6 mars 2011, les 47 500 adhérents de l’ADMD et leurs amis seront partout en France pour défendre la légalisation, dans notre pays, de l’aide active à mourir et du suicide assisté.
Comme aux Pays-Bas (depuis 2001), en Belgique (depuis 2002), au Luxembourg (depuis 2009), les Français réclament le droit de choisir de ne pas souffrir lorsque la mort arrive, parce que la vie est terminée.
Après la discussion à l’Assemblée nationale en novembre 2009 (203 voix « pour ») et celle au Sénat en janvier 2011 (143 voix « pour »), les militants de l’ADMD considèrent que leurs élus doivent prendre en considération les aspirations d’une très large majorité de leurs concitoyens.
Ras le bol des politiques déconnectés de celles et ceux qu’ils représentent ! Ras le bol des injures et du mépris de ceux qui trouveront une solution pour leur propre fin de vie, parce qu’ils connaissent les bonnes personnes. Ras le bol des Voleurs de Liberté qui décident pour nous de ce qui est bien ou pas.
Quatre élections vont se succéder en 12 mois (cantonales, sénatoriales, présidentielles et législatives). La question de la maîtrise de notre propre parcours de fin de vie doit être inscrite au cœur des débats.
Nous n’élirons que celles et ceux qui, à nos côtés, revendiqueront le droit, pour chaque citoyen de ce pays, de décider lui-même du moment où sa vie doit être arrêtée.
Renseignements : Philippe Lohéac au 01 48 00 04 16
Communiqué du 16 février 2011 : Omerta sur la question de la fin de vie ; L’Assemblée nationale adopte un projet de loi de révision des lois bioéthiques, conservateur et décalé des réalités ; L’ADMD s’étonne qu’on parle de la naissance, de la vie mais jamais de la mort ! Les politiques seraient-ils immortels?
En novembre 2009, la ministre de la santé d’alors, par un artifice de procédure, coupait court à la discussion sur la proposition de loi relative à l’aide active à mourir.
En janvier 2011, la discussion au Sénat sur la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir avait été organisée entre 22h00 et 3h00 le lendemain matin.
En février 2011, l’Assemblée nationale – contrairement au souhait même du Conseil d’Etat qui s’était auto-saisi de cette question en décembre 2008 et avait auditionné le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero – révise les lois de bioéthique, parle de la naissance, de la vie mais éclipse la question de la fin de la vie et de la mort.
Les politiques seraient-ils immortels ?
Quand donc, dans notre pays, cessera donc l’omerta sur les sujets fondamentaux pour nos concitoyens ?
Les Français ont le droit de choisir leur destin.
Communiqué du 9 février 2011 : Polémique sur la présence de l’ADMD dans les hôpitaux : mauvaise foi ou totale manipulation ? Les pro-life ne décolèrent pas après la discussion sénatoriale sur la fin de vie de janvier dernier
Agréée par le ministère de la santé pour représenter les usagers de santé dans les instances hospitalières depuis août 2006 (arrêté du 11 août 2006), l’ADMD est présente dans un très grand nombre d’établissements de santé, non pas pour défendre une loi de légalisation de l’aide active à mourir, mais pour faire connaître et défendre l’application de la loi, notamment celle du 22 avril 2005 dite loi Leonetti, et le droit des personnes malades.
A cet égard, avec ses propres financements, l’ADMD édite une plaquette en 8 volets intitulée les Droits de la personne malade qu’elle diffuse au-delà de ses propres adhérents. Elle est la seule structure à effectuer cette information puisque ni l’Etat ni les associations de soins palliatifs qu’il subventionne largement (1.350.000 euros pour 5 000 adhérents – source : rapport d’évaluation par Jean Leonetti) ne font ce travail citoyen.
Une « patiente » de l’hôpital Georges-Pompidou, curieusement également médecin et surtout militante de l’association pro-life «Plus digne la vie », semble découvrir, selon Le Parisien de ce mercredi matin, qu’une permanence de l’ADMD est organisée au sein de la Maison des Usagers 8 à 10 fois par an. Le but de cette permanence est d’informer les patients sur la loi actuelle et également sur les directives anticipées et la désignation des personnes de confiance.
L’ADMD est également la seule structure en France, puisque l’Etat n’en fait rien, à tenir un Fichier National des Directives Anticipées, ouvert aux adhérents de l’ADMD comme aux non-adhérents. Ces directives respectent évidemment les prescriptions de la loi de 2005.
Manipulation ? Mauvaise foi ? Lobbying pro-life ?
Décidemment, les « anti » liberté, soutenus par une élite qui n’entend pas les Français, ne reculent devant rien pour exprimer leur colère qu’un débat démocratique se soit tenu au Sénat le 25 janvier dernier.
Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, en dehors de la polémique stérile de ce matin, se réjouit d’entretenir le débat sur une question de liberté qui concerne 100% des citoyens.
Communiqué du 26 janvier 2011 : Un débat qui ne fut pas à la hauteur de l’enjeu et de l’attente des Français, une critique partagée de l’insuffisance des bonnes pratiques de fin de vie dans notre pays ; Ce débat sera au cœur de la campagne des présidentielles et des législatives de 2012
Le débat de la nuit dernière relatif à la légalisation d’une aide active à mourir, qui a vu s’opposer des arguments humanistes relatifs à la liberté individuelle et au nécessaire apaisement des souffrances à des arguments dogmatiques et parfois ésotériques et insultants pour des Français demandeurs d’une loi de liberté, est un terrible constat d’échec pour le gouvernement : la loi Leonetti a été unanimement présentée comme inconnue – au bout de 6 années, tout de même ! – et largement transgressée par un corps médical – parlementaires-médecins en tête – qui considère trop souvent qu’il est le seul maître de la vie de leurs patients.
Comme aux pires heures des avortements clandestins, le gouvernement pousse les Français qui n’en peuvent plus de souffrir à se cacher pour mourir dans des conditions parfois extrêmement brutales, toujours clandestines, ou bien à s’exiler, tels des parias, dans des pays plus humains. Encore faut-il qu’ils en aient encore les moyens physiques et financiers.
Le gouvernement a décidé d’amplifier une action purement idéologique en s’appuyant sur les travaux d’un observatoire sur la fin de vie composé uniquement d’opposants ultra à toute aide active à mourir encadrée.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, prévient François Fillon que ce débat reviendra comme un boomerang car il est au cœur des préoccupations des Français qui n’en peuvent plus des passe-droits accordés aux nantis quand les autres crèvent comme des chiens.
En 2012, les candidats à l’élection présidentielle comme aux élections législatives devront prendre de véritables engagements, et pas à coup de petites phrases comme en 2007. Les souffrances absurdes auxquelles sont confrontés les Françaises et les Français ne peuvent se satisfaire d’un baume de mots gentillets.
Communiqué du 25 janvier 2011 : Le pouvoir exécutif a peur des Français et refuse une nouvelle fois le débat en faveur d’une légalisation de l’aide active à mourir ; Tous les pouvoirs de l’Etat sont mis en œuvre pour faire rentrer dans le rang les sénateurs ; Une honte pour une question de conscience qui dépasse les clivages politiques
Alors que la commission des affaires sociales, dont il faut souligner l’indépendance d’esprit qui fait honneur aux sénateurs, avait voté en faveur d’un texte humaniste, respectueux des consciences, visant à légaliser une aide active à mourir, le pouvoir exécutif, Premier ministre en tête, prive les Français – pourtant favorables à 94% à une loi de légalisation de l’euthanasie – d’un véritable débat parlementaire, ouvert, respectueux.
Après la tribune de François Fillon dans le Monde, pleine de contre-vérités – il semble ignorer le contenu de la loi actuelle et oublie qu’il a lui-même proposé à Chantal Sébire d’hâter sa mort au moyen d’une sédation terminale – des sénateurs UMP, s’exprimant probablement, comme le sénateur André Lardeux l’a rappelé le 18 janvier en commission, « en fonction de [ses] convictions. Les [miennes] sont fondées sur des principes religieux. », ont déposé un amendement visant à vider le texte de sa substance.
L’appareil d’Etat, soutenu par l’ordre des Médecins, celui-là même qui dénonçait il n’y a pas si longtemps le recours à la morphine pour apaiser la douleur, le comité d’éthique ( ? ) de l’AP-HP qui utilise des moyens publics pour une campagne de propagande électronique, se mobilise pour la défense d’intérêts catégoriels, au mépris de la liberté individuelle.
Jean-Luc Romero pose alors la seule question qui vaille : A qui appartient la vie ? A chaque citoyen, dès lors qu’il est lucide, conscient, informé ? Au corps médical, et singulièrement aux mandarins de la médecine française ? Au Pape et à ses évêques ? Ou encore à la poignée de fous de dieu qui défilent aux cris de « Ne tuez pas nos vieux » après avoir hurlé « Ne tuez pas les bébés à naître » ?
Notre démocratie n’est pas une démocratie mature dès lors qu’elle n’est pas en mesure de laisser les parlementaires débattre librement.
Communiqué du 25 janvier 2011 : Discussion au Sénat de la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir ; Loin des clichés véhiculés par les lobbies liberticides pro-life, une loi laïque de liberté, une loi du choix
Le président de la Libre Pensée, Marc Blondel, le président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero, le président du Comité Laïcité-République, Patrick Kessel, appellent les sénateurs à voter, mardi 25 janvier 2011, en faveur de la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée à mourir dans la dignité présentée par la commission des affaires sociales du Sénat.
Cette proposition de loi, si elle était votée, permettrait aux Français – comme aux Néerlandais depuis 2001, aux Belges depuis 2002, aux Luxembourgeois depuis 2009 – de bénéficier d’un véritable choix lorsque la mort est là, inéluctable. Le choix de bénéficier d’un accès universel aux soins palliatifs, qui n’existent dans notre pays que de manière très partielle (15% à 20% seulement des personnes qui devraient en bénéficier – rapport IGAS 2010) ou le choix de bénéficier d’une aide active à mourir, pour ceux qui préfèrent décider en conscience, de manière lucide et réitérée, du moment où devra intervenir la fin.
Puisque la loi du 22 avril 2005 dite loi Leonetti permet déjà de hâter la mort, il faut légiférer pour que le patient et lui seul prenne la décision – et non son médecin ou ses proches – et pour que la mort arrive dès que l’acte médical est exécuté alors qu’il n’intervient aujourd’hui – dans le cas d’une sédation terminale – qu’aux termes de plusieurs jours de souffrance abominables et inutiles, voire plusieurs semaines.
Aux sénateurs, nous disons qu’il faut changer la loi pour faire cesser les hypocrisies qui causent bien souvent trop de drames dans notre pays, pour une loi du « mourir librement» pour ceux qui le souhaitent et le demandent.



