La loi du 22 avril 2005 confère à la personne de confiance un rôle très important puisqu’elle doit être impérativement consultée dans l’hypothèse où le médecin envisagerait de limiter ou d’arrêter les traitements dispensés au patient qui ne se trouverait plus en état de s’exprimer.
Consultation ne signifie pas information. Consulter suppose demander l’avis de la personne que l’on consulte et en tenir compte.
La loi parle de consultation de “la personne de confiance, la famille ou, à défaut, un proche”. Il s’agit bien là d’un ordre hiérarchique : d’abord la personne de confiance dont l’avis prévaut “sur tout autre avis non médical”, ensuite la famille et ensuite, à défaut, les proches. La place de la personne de confiance est donc bien précisée. Elle dispose d’un statut privilégié ; elle est légalement devenue le principal interlocuteur du corps médical, ce qui permet aux médecins de savoir quel avis retenir si, par malheur, les opinions au sein du groupe familial divergent.
Compte tenu de ce qui précède, on conçoit l’importance de cette personne, capable de relayer auprès du médecin, et de défendre s’il y a lieu, la “cause” de son mandant (à noter que le rôle de la personne de confiance ne se limite pas au cas où le malade est hors d’état de s’exprimer. Si ce dernier est conscient, la personne de confiance peut en effet l’accompagner dans son parcours médical et l’assister dans ses prises de décision).
Comment désigner la personne de confiance ?
Sa désignation doit être faite par écrit (voir modèle proposé par l’ADMD). Il est fortement conseillé d’y procéder à tête reposée, avant que ne survienne le moindre problème de santé. Par définition, il sera trop tard pour y procéder en cas d’arrivée à l’hôpital dans un état d’inconscience ... Il ne suffit pas non plus de se contenter de désigner ladite personne sur un bout de papier sans avoir discuté avec elle de la portée de son engagement. Cette personne doit connaître les souhaits, la vision de l’existence de celui qui l’a désigné. À peine de quoi, elle ne pourra pas tenir son rôle.
Informer ses proches ou son médecin du nom de la personne choisie - qui peut être le médecin lui-même - et remettre à cette dernière le document mentionnant sa désignation apparaissent comme des précautions élémentaires. Rien n’empêche de désigner deux personnes de confiance - voire plus - de manière à ce que la seconde puisse intervenir dans l’hypothèse où la première serait absente ou empêchée, à partir du moment où ces désignations affichent clairement un caractère de subsidiarité.
Il va de soi que toute désignation est révocable et ne présente donc aucun caractère définitif.
L'ADMD fournit à ces adhérents un modèle de "déclaration de la personne de confiance ". Rapprocher-vous de votre délégué départemental ou du siège de l'ADMD.
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