POURQUOI UN ESPACE DEDIE AUX MEDECINS
POUR PARLER DE LA MORT ET/OU DE L’ACCOMPAGNEMENT ?
La mort, lorsqu’elle est mentionnée, est le plus souvent présentée comme un événement technique signant la fin d’une pathologie, parfois un échec.
Seule la formation en gériatrie apprend un peu la mort « naturelle », aboutissement d’un processus physiologique irréversible commencé le jour de notre naissance. [lien avec l’article du Quotidien du médecin : « Face à la mort des patients. Le généraliste, seul et autodidacte ? »]
Un sujet de société
La plupart du temps, la fin de vie est régulièrement abordée dans les médias qui la balayent rapidement, superficiellement et trop fréquemment à la recherche d’un aspect ou d’un élément à mettre en exergue, voire à judiciariser : la chasse au coupable ! Car mourir ne peut être présenté que comme une erreur, une anomalie à dénoncer…
Quelles que soient les circonstances, la mort intéresse tous vos patients. Ils risquent de vous interroger soit à l’occasion d’événements médiatisés, soit simplement car cela représente pour eux une préoccupation qu’ils souhaitent éclairer de vos connaissances. En effet, cette cessation complète et définitive de la vie comme la définit le Larousse interpelle chaque vivant. [lien avec enquête Sofres]
Un sujet polémique
Des raccourcis, des affirmations a priori ou par non connaissance, essayent d’opposer les différents aspects de la fin de la vie.
La multitude des problématiques de fin de vie comme douleurs, processus final d’une pathologie inéluctablement et rapidement létale ou aboutissement d’une vie ayant perdu toute cohérence, permet d’entretenir des confusions.
L’aspect conflictuel est souvent issu d’un manque de tolérance quant à écouter l’Autre.
Certains s’arrogent le droit, le pouvoir, de décider à la place de l’Autre, lui volant son libre arbitre, sa libre décision, sa liberté en lui imposant leur façon de voir et de penser.
Un sujet réglementé
Mais les deux lois qui s’y rapportent ne sont pas toujours pleinement appliquées faute d’être connues et présentées de façon compréhensible pour des non-juristes.
Dr Claudine Lassen
Dr Philippe Romano

