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Ce qui se passe au Mexique
 

Un projet de loi légalisant l'euthanasie sera présenté cette semaine à l'assemblée législative de la ville de Mexico par le Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche), qui a déjà dépénalisé l'avortement et adopté un texte sur l'union homosexuelle.
Un patient devra notifier à un notaire qu'il souffre d'une maladie en phase terminale, sans guérison possible et qu'il a décidé "de ne pas recourir à des méthodes ou des des instruments médicaux, chirurgicaux, thérapeutiques qui prolongent la vie" contre sa volonté, selon le texte.
Le projet de loi sur l'euthanasie - loi de volonté anticipée - sera soumis au vote des législateurs en septembre et ne concerne que la capitale mexicaine.
Majoritaire à la mairie de Mexico, le PRD a déjà fait adopter des lois sur l'avortement et l'union civile homosexuelle qui ont soulevé l'indignation de l'Eglise et du Parti d'action nationale (PAN, droite catholique) du président Felipe Calderon, et il envisage de légaliser la prostitution à Mexico.
"C'est le devoir de la société et de ses représentants de faciliter une mort digne et sans douleur", déclare un des promoteurs du texte de loi, le député Juan Carlos Beltran.
On ne peut pas "imposer la vie contre la volonté des personnes qui ont vu diminuer leur qualité de vie du fait d'une maladie en phase terminale, de douleurs intolérables et de traitements médicaux qui prolongent leur agonie", a-t-il ajouté, en soulignant qu'il s'agit d'"euthanasie passive", qu'un médecin ne pourra pas injecter une substance létale à un patient pour abréger ses souffrances.

 


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