Agé de 22 ans, tétraplégique, aveugle, muet, Vincent Humbert réclamait publiquement le droit de mourir.
L'émotion unanime soulevée par sa mort est à l'origine d'une mission parlementaire qui a déposé une proposition de loi relative à l'accompagnement et à la fin de vie.
Or ce texte, soutenu par le gouvernement, ne permettrait pas de répondre à la demande de Vincent Humbert.
Certes, la déclaration de volontés anticipées d'un malade ainsi que son mandataire se voient reconnaître un rôle consultatif. Certes, le droit du malade à refuser tout traitement est confirmé. Mais le texte proposé protège davantage les médecins dans leurs décisions qu'il ne donne aux patients des droits sur leur fin de vie. |