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| Marie Humbert poursuit sa croisade pour le vote d'une loi |
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A l'initiative d'Alain Barrouillet, secrétaire général de l'ADMD et délégué des Hautes-Pyrénées, une conférence ayant pour thème « Fin de vie, les insuffisances d'une loi », a réuni quelque 160 personnes au Palais des Congrès de Lourdes, le vendredi 19 mai 2006.
Catherine Leguay, en sa qualité d'auteur du livre « Respecter la vie, disposer de sa mort », a souligné le peu d'objectivité qui a prévalu dans les auditions de la mission parlementaire présidée par Jean Leonetti qui a abouti, avec la loi du 22 avril 2005, à l'instauration du droit très particulier qu'est « le laisser mourir sans faire mourir ».
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Droit qui n'aurait pas permis à son fils, comme l'a rappelé Marie Humbert, d'être aidé à mourir comme il le réclamait haut et fort. Si ce n'est en cessant d'être alimenté et hydraté artificiellement, mort lente qu'elle n'aurait jamais pu accepter pour lui.
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de gauche à droite Chantal Lacotte, Marie Humbert, Alain Barrouillet et
Catherine Leguay.
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Hypocrisie que cette loi, a fait valoir Alain Barrouillet, qui prétend placer la volonté du patient au cour des choix le concernant tout en laissant au seul corps médical la décision finale. Un pouvoir du médecin, a souligné le docteur Chantal Lacotte, co-déléguée des Hautes-Pyrénées, qui persiste à s'inscrire dans la mentalité et l'éducation d'une profession n'évoluant que fort lentement dans ce domaine.
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| Pau, le 20 mai 2006 |
Le samedi 20 mai, Alain Barrouillet, Marie Humbert et Catherine Leguay se sont rendus à Pau afin d'animer la réunion des adhérents organisée par Michèle Delaine, déléguée du département voisin des Pyrénées-Atlantiques, dans une salle comble du centre social La Pépinière.
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Soyaux, le 6 février 2006
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« Nous avons toutes trois agi par amour ! »
Des témoignages émouvants venant de la salle. Des plaidoyers pour le droit de mourir dans la dignité. Marie Humbert, le Dr. Laurence Tramois accompagnées de l'infirmière Chantal Chanel, de Catherine Leguay, responsable administrative de l'ADMD, ont témoigné ce lundi 6 février devant près de 600 personnes se pressant dans la salle Matisse de Soyaux mise à la disposition de Jean-Michel Nivet , délégué ADMD de Charente (présentant les 4 intervenantes sur la photo ci-dessous).
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Ainsi que le rapporte le quotidien La Charente Libre : « Leur combat pour une euthanasie choisie, à la demande expresse du malade, parce qu'il faut respecter sa volonté, est un combat acharné. Un long combat soutenu par une grande partie de l'opinion publique, par les médecins aussi. Ce lundi 6 février, c'est Yves Fillioux qui est venu apporter le soutien de « son » syndicat MG-France à la généraliste de Saint-Astier. (.)
Il faut que les parlementaires se rendent compte, a rappelé Marie Humbert, qu'on a toutes trois agi par amour de son prochain, après avoir longuement réfléchi. (.)
La souffrance face à la mort devient aussi la souffrance de toute une vie », a souligné la journaliste Sylviane Carin.
«Même si j'ai outrepassé le cadre de la déontologie, ma conduite a été éthique », a déclaré Laurence Tramois. Une conduite éthique dont, à ses côtés, se revendique également l'infirmière Chantal Chanel. « J'ai agi en mon âme et conscience a poursuivi Laurence. Je suis catholique. J'étais contre l'euthanasie. Mais, confrontée à une telle situation, on se pose des questions et on ne peut trahir sa malade. Dans le cas d'un malade en phase terminale, qui demande à partir, le médecin qui répond à l'appel de son patient ne doit plus être poursuivi. La loi doit être changée. Je n'aurais pas pu me regarder en face si je n'avais rien fait . »
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L'émotion dans la salle a été à son comble lorsque, en réponse à la question qui lui était posée, Laurence Tramois, sous le coup d'un renvoi devant la cour d'assises, a affirmé que dans les mêmes conditions, si c'était à refaire : « Je le referai ! »
Quelques jours auparavant, le vendredi 3 février, le délégué ADMD de Charente, Jean-Michel Nivet, avait convié les parlementaires socialistes du département à s'exprimer devant les journalistes sur la question de l'euthanasie. Il n'a pas manqué de rappeler qu' « aujourd'hui, on laisse partir des gens qui ne le souhaitent pas et on retient des gens qui voudraient partir. La dernières des libertés doit, comme l'écrit François de Closets, être le dernier droit de l'homme. » |
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Les 4 intervenantes de gauche à droite: Catherine Leguay, Marie Humbert,
Laurence Tramois et Chantal Chanel
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En conclusion de son article, Sylviane Carin fait valoir que : « Le débat proposé à Soyaux par l'ADMD s'inscrit dans cette ligne : l'urgence de prévoir une fin de vie libre et digne plutôt que de s'extasier devant la statistique de l'allongement de la durée de vie. » |
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Aix en Provence le 31 janvier 2006
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Marie Humbert poursuit sa croisade pour le vote d'une loi qui, légitimement, porterait le nom de son fils Vincent. Elle était, ce mardi 31 janvier 2006, aux côtés des représentants de l'ADMD qui inaugurait à Aix-en-Provence, la mise en place de l'antenne départementale du Pays d'Aix, sous la responsabilité de Jean Cathalaa.
« Un procès me serait très pénible, j'en suis consciente. Mais ce procès serait utile à la cause que je défends. Il interpellerait la classe politique sur l'euthanasie. Le problème de mon fils Vincent a commencé à provoquer une réflexion. (.) Un procès ne serait pas le procès de Marie Humbert, mais celui de l'euthanasie. J'ai fait un choix il y a trois ans, dit-elle . Il faut que j'aille jusqu'au bout de ce choix. »
Marie Humbert, que la décision du procureur de Périgueux a indigné, s'associe pleinement à la pétition lancée par l'ADMD en faveur d'un non-lieu pour Laurence et Chantal et du vote d'une nouvelle loi. Tant que cette dernière n'aura pas vu le jour, elle est bien décidée à sillonner la France jusqu'à obtenir gain de cause : « En démocratie, la volonté d'un patient de s'en aller tranquillement et de voir abréger ses souffrances doit être respectée (.) Il s'agit d'un problème des droits de l'Homme».
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Marie Humbert aux côtés du docteur Guy Giraud, de Jean Cathala, responsable de l'antenne d'Aix, d'Alain Barrouillet, Secrétaire général de l'ADMD et de Dominique Gambarelli, délégué ADMD des Bouches-du-Rhône.
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