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Communiqués de presse
 
Communiqué du 17 Mars 2008
 
La justice française inflige à Chantal Sébire une peine de souffrance à vie ! En France, la vie appartient à celui qui se tient à côté du lit !
 

En déniant à Chantal Sébire le droit de disposer de sa propre vie, la justice française la condamne à poursuivre son calvaire et lui offre une triste alternative légale : souffrir jusqu'à ce que la douleur insupportable la tue, se suicider de manière violente par arme à feu, arme blanche, défenestration ou pendaison, ou accepter la proposition du Premier ministre, c'est à dire la sédation palliative terminale qui n'est rien d'autre qu'une euthanasie active puisque le patient meurt sous l'effet de médicaments administrés par les médecins, mais dans un très long délai de 10 à 15 jours. A noter que cette dernière solution, pourtant légalisée par la loi actuelle, contredit l’un des attendus de la décision puisqu’elle implique pour les médecins " le droit de délibérément donner la mort. "

Jamais, dans une affaire de justice, la pression du Gouvernement n'a été aussi forte sur un magistrat du siège. Le président de la République, le Premier ministre, la Garde des Sceaux, sans connaître le dossier médical de Chantal Sébire, ont dénoncé à l'avance toute forme humaine de délivrance, préférant, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le caractère laïque de notre République, condamner Chantal à poursuivre son calvaire. Sans oublier la ministre du logement qui a ajouté l'insulte en guise d'argumentaire. Et avec la bénédiction de l'Archevêque de Lyon qui parle de compassion en obligeant Chantal à souffrir encore durant de longues journées.

Grâce aux pouvoirs publics et aux lobbys religieux, les espoirs de Chantal de finir ses jours chez elle, paisiblement, entourée de l'affection de ses trois enfants, disparaît à jamais.

Malgré les propos encourageants de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle du printemps dernier, la démonstration nous est faite qu'en France, la vie appartient bien à celui qui se tient à côté du lit. Pour le Gouvernement français, il ne doit donc pas y avoir de limite à la souffrance.

Par la décision du président du TGI de Dijon, la France, contrairement aux pays du Benelux, impose à ses citoyens une peine de souffrance à vie. Avec bonne conscience.

L'ADMD, par la voix de son président Jean-Luc Romero, déplore une décision qui impose à Chantal Sébire de prolonger son insupportable calvaire.

Télécharger le communiqué en format pdf : CP-17-03-08.pdf

Télécharger l'ordonnance en format pdf : Ordonnance Chantal Sébire.pdf

 
Communiqué du 17 mars 2008 (version anglaise)
 
French Justice inflicts a lifelong sentence of torture upon Chantal Sébire !
In France life belongs to whoever sits at the bedside!
 

By denying Chantal Sébire the right to dispose of her own life,French justice condemns her to go on suffering forever and offers her a sad legal alternative:suffer until the unbearable pain kills her,commit suicide in a violent way with a firearm or another weapon,jump from a window,hang herself or accept the Prime Minister’s proposal:terminal sedation which is actually active euthanasia since the patient dies as a consequence of medication administered by doctors,but in a long lapse of time:between 10 and 15 days. This last solution ,made legal by the present law contradicts the very essence of the decision since it does imply that the doctors have the”right to deliberately give death”

Never,in any previous case ,has the Government put such pressure on a court magistrate.The President,the Prime Minister, the Minister of Justice,with practically no insight in Chantal Sébire’ s medical files and before the trial had even begun, spoke up against any humane way of aid in dying and chose to let Chantal go on suffering for reasons that have nothing to do with the secular character of our Republic.In addition to this, the Housing Minister added insults in the place of rational arguments.And not to be forgotten: the blessings from the Archbishop from Lyon who speaks of compassion while he forces Chantal to go on suffering for countless days or weeks.

Thanks to the public institutions and to the religious lobbies ,Chantal cannot hope anymore to die peacefully at home,surrounded by her children.

In spite of the encouraging words spoken by Nicolas Sarkozy whilst campaigning for the presidency last spring,we now have the demonstration that in France life belongs to whoever sits by the bed.For the French Government there is no limit to suffering.

This decision taken by the Dijon Court is like a lifelong sentence of suffering imposed on European citizens living in France,unlike their fellow citizens who live in the Benelux countries. A sentence given with a clear conscience !!

Jean- Luc Romero,president of ADMD France and all the board members deplore this decision condemning Chantal Sébire to further suffering.

The sentence can be found on the blog: admdblog.fr

 
Communiqué du 12 Mars 2008
 
Une requête a été déposée devant le président du TGI de Dijon afin qu’un médecin puisse accompagner Chantal Sébire vers une mort digne et apaisée, ainsi qu’elle le réclame
 

Avec le soutien du conseil d’administration de l’ADMD, Chantal Sébire a déposé en début d’après midi, ce mercredi 12 mars 2008, une requête auprès du président du Tribunal de Grande Instance de Dijon afin de l’aider à achever dignement sa vie qui ne s’apparente plus pour elle-même qu’à de la survie tant ses douleurs physiques et morales sont insupportables et l’échéance fatale est proche.

Par cette requête, déposée par Chantal Sébire elle-même, accompagnée par Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, Gilles Antonowicz, son avocat et responsable de la commission juridique de l’ADMD, et sa fille, il est demandé au président du TGI de Dijon d’autoriser l’un de ses médecins à se faire délivrer et à lui remettre les substances nécessaires à une fin de vie digne et sereine. Comme elle le réclame publiquement, en accord avec ses enfants et son médecin traitant, elle pourra mettre elle-même, en pleine conscience, un terme à un calvaire de 8 années, chez elle, entourée de l’amour des siens.

En effet, comme le rappelle la requête, ni le suicide ni, par voie de conséquence, l’aide et l’assistance au suicide ne font l’objet, dans notre droit positif, d’une prohibition pénale. Seules constituent des infractions la provocation au suicide d’autrui de même que la publicité ou la propagande en faveur de produits préconisés comme moyen de se donner la mort (art 223-13 & s. du code pénal). En conséquence, le fait pour un médecin de fournir aide et assistance à quelqu’un qui réclame le droit de mourir n’est nullement prohibé. Néanmoins, compte tenu des dispositions du code de la santé publique réglementant la production, la fabrication, le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition et l’emploi des substances vénéneuses, il est préférable d’obtenir de la justice l’autorisation d’obtenir la préparation nécessaire et de l’acheminer jusqu’au patient qui la demande.

Une copie de cette requête peut être téléchargée sur le blog de l’ADMD www.admdblog.fr

Télécharger le communiqué sur Chantal en format pdf : CP- ADMD - 12-03-08pdf.pdf

 
Communiqué du 26 février 2008
 
Chantal demande le droit de mourir paisiblement entourée de l'amour des siens, mais la loi française ne lui permet que de souffrir
 

La télévision nous a livré, hier soir (lundi 25 février, France 3, 19/20), le douloureux témoignage d'une femme habitant près de Dijon, très gravement atteinte par une maladie incurable et dégénérative rare, pour laquelle la médecine se déclare parfaitement impuissante. Alors que la loi française lui reconnaît le droit de se suicider (dépénalisation de l’acte suicidaire en 1810), elle en appelle à l'humanisme des médecins et des responsables politiques français afin que, d'une manière ou d'une autre, chez elle, sans souffrance ni violence, elle puisse partir en paix, entourée de ceux qu'elle aime et qui la soutiennent dans sa démarche ainsi que de ses objets familiers.

Mais parce qu'une poignée d’individus aveuglés par leur propre philosophie de la vie imposent à la société française tout entière leur conception de la fin de vie, cette femme est condamnée soit à souffrir atrocement chez elle, jusqu'à ce qu’une mort lente et dégradante l’arrache à la vie, soit à être séparée des siens pour être placée dans un établissement-mouroir dans lequel elle ne souhaite pas séjourner.

Alors que la Belgique, les Pays-Bas et, depuis la semaine dernière, le Luxembourg, pays démocratiques et respectueux des différences, ont légalisé l'euthanasie, alors que la Suisse autorise le suicide assisté, alors que les sondages constants indiquent que près de 80 % des Français réclament une loi de liberté qui permette à chacun de choisir les conditions de sa propre fin de vie, alors qu'une grande campagne de sensibilisation des parlementaires a été initiée par l'ADMD, l'ADMD réclame l'ouverture d'un grand débat, pluraliste et sans tabou, pour finalement accorder à chacun le droit de mourir dignement, ainsi qu'il le souhaite.

Dans le cas présent, cette femme ne réclame rien d'autre que de ne plus souffrir et de ne plus faire souffrir ceux qu'elle aime.

Une délégation de l’ADMD, conduite par Jean-Luc Romero, se rendra à ses côtés dans les tout prochains jours.

Télécharger le communiqué sur Chantal en format pdf : CP - Chantal - 26 02 08.pdf

 
Communiqué du 20 février 2008
 
Le Luxembourg est le troisième pays européen à légaliser l'euthanasie
 

Dans la nuit du 19 au 20 février, les députés luxembourgeois ont voté la loi Err/Huss de dépénalisation de l’euthanasie, faisant du Grand Duché le dernier des trois pays du Benelux à légaliser l’euthanasie et le troisième de l’Union européenne.

Naturellement, l’ADMD se réjouit de ce vote et souligne le côté paradoxal de la situation actuelle. Le progrès, l’ouverture d’esprit, l’humanisme, en matière sociale, sont rarement du côté des républiques. L’exemple nous vient des têtes couronnées. Seulement parce que ces démocraties sont bien plus à l’écoute des citoyens que ne l’est un pays comme la France, avec une élite sur de son fait et ultra-conservatrice.

"Ce n'est pas dans la légalité que les abus ont lieu, mais bel et bien dans l'illégalité. La question de l'euthanasie n'échappe pas à cette règle. " C'est en ces termes que Jean Huss, député Vert et co-rapporteur du projet de loi, a défendu le point de vue de son groupe.

Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, adresse ses félicitations au peuple luxembourgeois qui évolue dans le sens de la liberté et à ses représentants qui ont su prendre en compte ses aspirations légitimes. Il rappelle qu’en France, le grand débat sur la fin de vie n’a toujours pas eu lieu alors que près de 80% des Français le réclament. Actuellement, une grande campagne de mobilisation des parlementaires a été initiée au moyen de cartes postales et de pétitions qui ont été signées sur près de 200 marchés la semaine dernière.

Télécharger le communiqué en format pdf : CP-20-02-08-Luxembourg.pdf

Télécharger la dépêche AFP en format pdf : Dépêche AFP Luxembourg.pdf

Télécharger la dépêche AFP sur l'ADMD en format pdf : Dépêche AFP-ADMD Luxembourg.pdf

 
Communiqué du 11 février 2008
 
100.000 cartes et 150 marchés pour notre dernière Liberté !
 

Alors que les élus sont plus que jamais présents sur le terrain pour convaincre les électeurs de voter pour eux, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité que préside Jean-Luc Romero profite de l’occasion pour organiser du 11 au 17 février 2008, dans toute la France, une opération de sensibilisation intitulée « 100 marchés pour notre dernière liberté ».

Sur le terrain  - en fait sur plus de 150 marchés -, au plus près de celles et ceux qui s’interrogent sur les conditions de leur propre fin de vie, les responsables de l’ADMD expliqueront l’état actuel de la loi française, qui permet de laisser mourir de faim et de soif mais ne permet pas d’abréger les souffrances en hâtant la mort de celles et ceux qui en font la demande expresse selon une procédure cumulant la désignation de la personne de confiance et la rédaction de directives anticipées.

A cette occasion, les militants de l’ADMD proposeront de signer une carte postale à l’attention de leur député et de leur sénateur afin de leur demander qu’ils initient un grand débat sur la fin de vie.

Enfin, une pétition sera proposée afin que les Françaises et les Français, comme bien d’autres Européens, obtiennent le respect de leur dernière liberté qui consiste à décider seul et selon sa conscience des conditions de sa propre fin de vie.

La liste des villes dans lesquelles vous pourrez retrouver les militants de l’ADMD est sur le site www.admd.net, sur le blog www.admdblog.fr ou au 01.48.00.04.16)

 
Communiqué du 23 Janvier 2008
 
100.000 cartes pour notre dernière liberté 
 

A l’occasion d’une grande réunion publique qui se tiendra à Paris, ce soir, dans les salons de l’hôtel Best Western de la Gare de l’Est (Cour d’honneur – Paris 10ème), Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, aux côtés d’un député de la majorité (Henriette Martinez) et d’un député de l’opposition (Noël Mamère), présentera la campagne de sensibilisation des députés et des sénateurs français, intitulée " 100.000 cartes pour notre dernière liberté ".

Au moyen d’une carte postale pré-adressée, les 43.600 adhérents de l’ADMD vont appeler l’attention de leurs parlementaires sur la nécessité de faire évoluer la loi française pour que chacun obtienne la liberté de choisir les conditions de sa propre fin de vie.

Si chaque adhérent de l’ADMD envoie une carte à son député et une carte à son sénateur, ce sont près de 90.000 cartes (en pièce jointe) qui franchiront les portes du Palais Bourbon et du Palais du Luxembourg.

Les sympathisants de l’ADMD seront également sollicités, et ce sont près de 100.000 missives qui interpelleront les parlementaires français, les forçant à prendre position sur ce douloureux sujet de la fin de vie.

Télécharger la carte postale en format pdf

Télécharger le communiqué en format pdf

 
Communiqué du 2 Décembre 2007
 
TF1 diffuse un téléfilm sur le cas Vincent Humbert à une heure de grande écoute : l'ADMD lance une grande campagne de sensibilisation des pouvoirs publics et des Français sur les drames générés trop souvent par la fin de vie et exige l'ouverture d'un grand débat national pluraliste
 

Le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, se réjouit de la décision prise par TF1 de diffuser, le 3 décembre prochain, à une heure de très grande écoute, le téléfilm réalisé sur Vincent Humbert et sur sa mère Marie. Cette terrible histoire a en effet permis à chacun de prendre conscience des enjeux de la fin de vie et des milliers de drames personnels qui se jouent chaque jour du fait du caractère encore inapproprié de la loi actuelle.

En effet, alors que la loi dite loi Leonetti ne permet que de laisser mourir ceux qui sont atteints par une affection grave, incurable et incompatible avec leur propre acceptation de la dignité, entraînant une agonie qui peut durer une semaine, l’ADMD, qui a toujours été aux côtés de Marie Humbert lors des moments les plus pénibles, demande une législation pour établir un droit à la mort médicalement assistée.

Cette diffusion, qui va une nouvelle fois ébranler des millions de Français et donc nos parlementaires, sera le point de départ d’une grande campagne nationale de sensibilisation sur la fin de vie initiée par l’ADMD, à travers l’envoi de dizaines de milliers de cartes postales demandant aux députés de légiférer en faveur d’une loi qui permette à chaque Français de choisir les conditions de sa propre fin de vie.

Marie Humbert, Chantal Chanel, Laurence Tramois, Morten Jensen … ont ouvert les yeux des Français sur la fin de vie et les tragédies absurdes qu’elle engendre trop souvent. L’ADMD exige des pouvoirs publics l’ouverture d’un vaste débat pluraliste.

Rappelons que l’ADMD organise à Paris, le jeudi 24 janvier 2008, une vaste réunion publique et que le congrès mondial des associations pour le droit de mourir dans la dignité se réunira à Paris, à l’initiative de l’ADMD, en novembre 2008, et sera l’occasion de lancer la première journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité.

 
Communiqué du 29 Novembre 2007
 
A la suite du témoignage d’un kinésithérapeute de Berck, l’ADMD réaffirme le soutien à Marie Humbert qu’elle lui apporte depuis plus de 4 années
 

A quelques jours de la diffusion du film sur Vincent Humbert par TF1, le témoignage d’un kinésithérapeute qui a soigné quelques temps le fils de Marie Humbert vient insulter la mémoire du fils et la dignité de la mère.

Tous ceux qui ont approché Marie, tous ceux qui ont lu le livre de Vincent, écrit par un journaliste, tous ceux qui ont lu la lettre écrite alors à Jacques Chirac ne peuvent qu’être révoltés par l’opération de communication orchestrée, semble-t-il, par une association intégriste anti-euthanasie. L’ADMD rappelle par ailleurs que Vincent Humbert était, tout comme sa mère qui l’est encore, adhérent de l’ADMD.

Le débat sur la fin de vie est réclamé par près de 80 % des Françaises et des Français depuis près de 20 ans. Tôt ou tard, il faudra bien que ce débat soit initié. La haine, l’insulte, le soupçon, ne pourront pas contenir longtemps le besoin de liberté exprimé par ceux qui souffrent et ceux qui souhaitent entrer dans la mort les yeux ouverts.

L’ADMD réaffirme son soutien à Marie Humbert, comme elle le fait depuis plus de 4 années déjà et rappelle que la loi actuelle, dite loi Léonetti, ne permet toujours pas de mettre un terme aux souffrances physiques et morales de ceux qui se retrouvent aujourd’hui dans la même situation que Vincent.

 
Communiqué du 8 Novembre 2007
 
Suicide assisté sur un parking de Zurich
 

L’ADMD se déclare bouleversée par les conditions dans lesquelles deux Allemands ont été assistés dans leur euthanasie, sur un parking de Zurich.

Cette tragique histoire, qui éloigne d’une fin de vie digne, est le symbole de l’injustice qui existe dans le monde en matière de mort médicalement assistée et de la surdité des pouvoirs publics dans de nombreux pays.

En effet, il existe une demande très forte des femmes et des hommes de disposer de leur ultime liberté qui n’est reconnue que dans quelques pays, celle de « mourir les yeux ouverts » pour les personnes capables, en phase avancée ou terminale d’une affection reconnue grave et incurable ou placées dans un état de dépendance qu’elles estiment incompatible avec leur dignité. Les ressortissants des autres pays se trouvant dans l’obligation, pour soulager leur détresse, de recourir à des procédés pas toujours conformes à leur volonté et à celle de leurs proches, parfois très violents, ou de s’exiler.

L’ADMD se montre préoccupée par la situation actuelle et réclame de nouveau l’adoption de la proposition de loi sur l’aide active à mourir qu’elle a rédigée en mars 2006.

 
Communiqué du 8 Novembre 2007
 
Création de l'Association Québecoise pour le Droit de Mourir dans la Dignité (AQDMD)
 

Une association pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD) vient de naître au Québec

Montréal le 22 octobre 2007 - Une nouvelle association vient de naître au Québec dans le but de militer pour le droit de demander et recevoir une aide médicale, dans des conditions bien définies, pour mettre un terme à la souffrance et mourir dans la dignité.

L'AQDMD (Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité) a tenu son assemblée de fondation le 22 septembre dernier. Elle avait reçu ses lettres patentes en juillet.

Madame Helène Bolduc a été élue présidente d'un conseil d'administration de sept personnes.

L'AQDMD annonce la mise en ligne de son site internet www.aqdmd.qc.ca où se trouvent déjà plusieurs informations utiles. On y lira entre autres l'énoncé de sa mission et de ses objectifs, les textes fondateurs de l'association, un bref historique et des notes sur le projet de loi privé de la députée Francine Lalonde.

C'est à la suite du débat sur ce projet de loi pour le droit de mourir dignement que des personnes se sont réunies pour créer cette association. Cette action fut enclenchée lors du passage à Montréal de la présidente de l'ADMD belge, madame Jacqueline Herremans, en route vers Toronto pour participer au congrès mondial où elle allait devenir présidente internationale.

L'arrivée de l'AQDMD fut saluée par plusieurs personnes du monde médical, mais aussi par l'ex-juge de la Cour Suprême Claire L'Heureux-Dubé et bien entendu par la députée Francine Lalonde: "Je salue cettte fondation comme un moment marquant dans la quête du droit fondamental de choisir d'être aidé(e) médicalement à mourir. Si j'ai travaillé à la création de cettte association, c'est que je sais que le regroupement le plus large doit se faire autour de cette idée pour qu'elle fasse son chemin jusqu'au Parlement", a déclaré la députée.

Guy LAMARCHE

guy.lamarche@aqdmd.qc.ca

Tél : (514) 943-9970

www.aqdmd.qc.ca

 
Communiqué du 17 octobre 2007
 
Jacques Pohier, ancien président de l'ADMD, est mort
 

Jacques Pohier, qui fut président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, est décédé le 15 octobre dernier, dans son sommeil.

A la tête de l’ADMD de 1992 à 1995 puis administrateur jusqu’en 2007, Jacques Pohier a beaucoup œuvré pour faire comprendre aux Françaises et aux Français – qui approuvent à près de 80 % - que la liberté de choisir les conditions de sa propre fin de vie était indispensable pour le confort de chacun.

Dans son livre, La mort opportune, publié en 1998, Jacques Pohier réfléchit à la nécessité d’aménager la mort pour que chacun, en conscience, dispose d’un large choix, de l’acharnement thérapeutique jusqu’à la mort médicalement assistée, et redevienne maître de sa fin de vie.

Gérard Payen, président d'honneur de l'ADMD, Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, l’ensemble des membres du bureau et du conseil d’administration, les militants et les sympathisants adressent à son épouse Dominique Pohier-Stein leurs sentiments de sympathie émue.

Télécharger le communiqué en format pdf

Lire la dépêche AFP en format pdf

Lire le faire-part publié dans Le Figaro en format pdf

Lire le faire-part publié dans Le Monde en format pdf

 
Communiqué du 17 octobre 2007
 
Euthanasie : la décision de la cour de cassation italienne ouvre la voie au refus de l’acharnement thérapeutique
 

L’ADMD se félicite de la décision rendue par la cour de cassation italienne par laquelle elle estime possible l’interruption de l’alimentation artificielle dans le cas d’Eluana Englaro.

Il ne doit ainsi plus être possible que les médecins, contre l’avis de la famille, maintiennent dans une vie artificielle une personne dont on sait très bien qu’elle ne retournera jamais à la conscience.

Les médecins, dont l’ADMD souligne la qualité des soins qu’ils procurent, doivent également comprendre que l’acharnement thérapeutique peut-être vécu comme un supplice pour le patient et pour ses proches et que l’hôpital, lorsque sa volonté n’est pas respectée, est vécue par celui-ci comme une prison.

L’Italie, comme la France, doit donner la primauté à une conception laïque du droit de ses citoyens.

 
Communiqué du 27 septembre 2007
 
Les études démontrent que la légalisation de la mort médicalement assistée ne conduit à aucun excès
 

Ouvrons en France le grand débat sur la fin de vie que réclament des millions de Français et dénonçons les fantasmes des antis

C’est avec une très grande satisfaction que l’ADMD a pris connaissance de l’étude publiée aujourd’hui même dans la revue Journal of Medical Ethics, réalisée aux Etats-Unis (Etat de l’Oregon) et aux Pays-Bas, démontrant que la légalisation de la mort médicalement assistée ne conduit à aucun dérapage.

Cela doit mettre un terme définitif aux critiques violentes et infondées des opposants à l’euthanasie qui expliquent que les militants d’une fin de vie dans la dignité ne seraient motivés que par la nécessité d’ « éliminer de notre société ceux qui seraient un fardeau pour leur famille », ce qui relève d’une diffamation.

Cette étude montre également que la légalisation de la mort médicalement assistée ne crée pas non plus de ruée vers la pratique de l’euthanasie qui ne constitue alors qu’une liberté accordée à chacun selon ses propres principes de vie. Au contraire, les patients en fin de vie assument mieux leurs souffrances car ils savent qu’ils auront la liberté de contrôler leur mort.

Fort de cette nouvelle étude qui corrobore ce que nous savons de la pratique des lois belge et néerlandaise, l’ADMD est plus que jamais déterminée à exiger du Gouvernement qu’un vaste débat s’ouvre en France pour que cesse cette obligation de souffrance que cultive une certaine morale judéo-chrétienne, comme le rappelait Maïa Simon, parfaitement inutile et source de drames épouvantables, et que la liberté de choisir les conditions de sa fin de vie soit accordée à chacun.

 
Communiqué du 25 septembre 2007
 
Décès du philosophe André Gorz et de son épouse - Combien de suicides faudra-t-il encore pour que les apprentis Leonetti reconnaissent enfin qu’il y a un problème de fin de vie en France ?
 

Alors que la France a été bouleversée par le témoignage, jeudi dernier, de la comédienne Maïa Simon, alors que le philosophe André Gorz a décidé, avec son épouse, de mettre un terme à leurs souffrances, alors que chaque famille est frappée par un exemple d’une fin de vie douloureuse, les Français s'interrogent légitimement sur les possibilités de fin de vie que leur offre la loi actuellement.

Soit la souffrance avec un acharnement thérapeutique déraisonnable encore pratiqué malgré la loi de 2005, soit les soins palliatifs dont on sait qu'ils ne concernent malheureusement que 10 % des demandeurs et qu’ils sont inefficaces dans les cas de coma ou de certaines souffrances extrêmes, soit l'euthanasie passive telle qu'elle résulte de la loi Leonetti avec l'assurance de mourir d'épuisement, de faim et de soif dans le délai abominablement long de quelques jours.

Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, demande une nouvelle fois au Gouvernement, d'ouvrir, sans tabou, de manière pluraliste, en regardant ce qui se fait à l'étranger, sans crainte des lobbys, le grand débat sur la fin de vie que réclame de manière constante depuis plus de 20 ans la très large majorité des Français.

L'ADMD, qui réunit 42.700 adhérents, milite pour une loi de liberté qui autoriserait les personnes en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable ou placées dans un état de dépendance incompatible avec leur dignité à bénéficier d’une aide active à mourir et permettrait évidemment à ceux qui souhaitent profiter de la vie jusqu’à leur dernier souffle, fut-il artificiel et douloureux, de le faire.

Télécharger le communiqué de presse (pdf)

Communiqué du 19 septembre 2007
 
Maïa Simon est morte, l'exil était sa seule solution ! La France doit respecter les libertés individuelles

Le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, les membres du bureau de l’association ainsi que l’ensemble des adhérents saluent la mémoire de l’une des leurs, la comédienne Maïa Simon, décédée ce mercredi 19 septembre, loin de chez elle.

Celle qui tourna sous la direction d’André Téchiné, de Claude Lelouch, d’Yves Robert, celle qui nous amusa dans la comédie « Nous irons tous au paradis », celle qui fut une actrice de théâtre consacrée par une nomination aux Molières a choisi, pour abréger ses souffrances et vivre sa fin de vie selon sa propre acceptation de la dignité, de s’exiler dans un pays de liberté.

Avant son départ, entourée de quelques amis, elle a livré un témoignage bouleversant et fort qui sera diffusé sur RTL ce jeudi 20 à 6 heures, 7 heures, 8 heures 15, 8 heures 35, et 12 heures 30 (diffusion intégrale du témoignage sur le site www.rtl.fr). Elle y exprime sa sérénité son choix fait et compris de ses proches, sa colère de devoir fuir pour être libre, son angoisse d’être seule en terre étrangère pour franchir les dernières portes de son parcours terrestre.

L’ADMD estime qu’il est temps de légiférer pour que des situations qui existeront toujours soient traitées en France, avec les garanties de la France et de ses institutions, dans le cadre familier et familial des candidats au départ.

Nous devons légiférer pour une liberté qui n’entrave en rien celle de ceux qui, attachés à la vie coûte que coûte, choisissent autrement.

Télécharger le témoignage (pdf)

Télécharger le témoignage en anglais (pdf)

Ecouter le témoignage audio de Maïa Simon

Communiqué du 24 juillet 2007
 
Affaire d'euthanasie en Italie : une legislation européenne doit mettre fin aux souffrances des malades en fin de vie qui le souhaitent et au désespoir de leurs proches

Alors que l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) se réjouissait de l’acquittement hier par la justice italienne du docteur Mario Riccio qui avait accepté de débrancher l’appareil respiratoire de Piergiorgio Welby qui était en phase terminale d’une sclérose latérale amyotrophique et réclamait le droit de ne plus souffrir, une nouvelle affaire vient relancer en Italie le droit à l’euthanasie puisque Giovanni Nuvoli, qui souffrait de la même maladie que Piergiorgio Welby, a préféré mettre fin à ses jours par une grève de la faim et de la soif menée à son terme, aucune autorité italienne, malgré sa volonté mainte fois exprimée, n’ayant accepté sa demande d’euthanasie.

Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, rappelle que la conférence européenne des associations pour le droit de mourir dans la dignité se tiendra à Strasbourg, à l’invitation de la France, du 12 au 14 octobre 2007, afin de trouver les moyens de donner à l’Europe, sur le modèle de ce qui se fait déjà aux Pays-Bas ou en Belgique, une législation qui permette à chacun, s’il le souhaite et selon des conditions précises, de finir sa vie sans souffrance.

En France, l’ADMD défend une proposition de loi, soumise aux parlementaires, pour que la législation aille au-delà de la seule loi Leonetti en autorisant l’aide active à mourir.

Renseignements 01 48 00 04 16

 

Communiqué du 13 juillet 2007
 
Affaire de Beaujeu : les carences et l’hypocrisie de notre législation en matière de fin de vie
Il n’y a plus une semaine sans que la justice ne se saisisse d’une affaire de décès dont on peut ’interroger sur sa nature. Aujourd’hui, c’est dans le Rhône qu’une femme est mise en examen pour avoir mis fin aux jours de sa mère, atteinte de sclérose en plaque.

Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, réaffirme sa confiance dans la justice dont la clairvoyance, ces dernières années, a distingué les actes compassionnels d’euthanasie. Dans une affaire dont l’instruction débute, il est sage de laisser les magistrats travailler sereinement.

Néanmoins, ces faits répétitifs mettent une nouvelle fois en lumière l’évidente nécessité de légiférer sur la question de l’euthanasie active pour ne plus laisser le doute au coeur des jurés, pour ne plus laisser la famille et les proches seuls devant la souffrance de l’un des leurs et pour que la fin de vie respecte l’éthique, la morale et la volonté des patients.

Il est urgent à présent que le nouveau président de la République ouvre le débat sur la fin de vie qu’il avait promis dans une lettre à la présidence de l’ADMD en avril dernier.
 
Renseignements : Philippe Lohéac au 01 48 00 04 16


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Paris, le 3 juillet 2007

L’affaire d’euthanasie au CHU de Besançon montre une nouvelle fois l’urgence de légiférer au-delà de la loi Leonetti.
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Paris, le 2 juillet 2007
Jean-Luc Romero, nouveau président de l’ADMD, s’exprimera au Parlement européen le jeudi 5 juillet à l’invitation du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe.
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Paris, le 25 juin 2007
A l’occasion de son 1er conseil d’administration, le nouveau président de l’ADMD, Jean-Luc ROMERO, a présenté la nouvelle équipe et annoncé le congrès européen des ADMD qui se déroulera à Strasbourg en octobre 2007.
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Paris, le 4 juin 2007
Jean-Luc ROMERO élu président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD)
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Paris, 16 mars 2007
Une nouvelle loi est indispensable
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