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 Fin de vie : l'ADMD demande à être entendue par la mission d'évaluation |
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PARIS - AFP/07 mai 2008 17h03 - L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a demandé mercredi à être auditionnée par la mission d'évaluation de la loi Leonetti sur le droit des malades et la fin de vie.
La loi de 2005, dite Loi Leonetti, a instauré un droit au "laisser mourir" mais pas à l'euthanasie active. A la suite de l'affaire Chantal Sébire qui demandait qu'on l'aide à mourir, le député Jean Leonetti a été chargé d'une mission d'évaluation de la loi.
Le président de l'ADMD Jean-Luc Romero a envoyé une lettre au Premier ministre "afin de lui faire part de son inquiétude quant au manque de pluralisme de la mission (...), dont 3 membres sur les 4 ont déjà fait part de leur opposition à toute législation légalisant l'aide active à mourir", a indiqué l'association dans un communiqué.
"Par ailleurs, à ce jour, les seules personnes auditionnées sont des défenseurs de la législation actuelle", a ajouté l'ADMD.
"A n'entendre que les partisans du statu-quo, la France conservera un dispositif législatif largement imparfait qui a engendré des drames comme celui de Chantal Sébire", a-t-elle poursuivi, réclamant d'être entendue par la mission d'évaluation.
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Lettre de Jean-Luc Romero à François Fillon sur la mission d'évaluation de la Loi Léonetti |
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Paris, le 7 mai 2008
Monsieur le Premier Ministre,
Vous avez récemment confié au docteur Jean Léonetti, député des Alpes-Maritimes, une mission d’évaluation de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie. En effet, depuis plus de 20 ans, les Français se déclarent majoritairement favorables à une loi permettant, sous certaines conditions, une aide active à mourir. Le cas récent de Chantal Sébire a révélé l’imperfection de notre dispositif législatif actuel.
Je crains fort, monsieur le Premier ministre, que les membres de cette mission se contentent, comme déjà en 2005, de n’auditionner que les seuls partisans du maintien de la loi actuelle. En effet, interrogé, le docteur Léonetti ne semble pas disposé à recevoir les représentants de l’ADMD, forte pourtant de près de 45 500 adhérents actifs.
Pensez-vous, monsieur le Premier ministre, que les Français se contenteront cette fois-ci de conclusions dont les travaux préparatoires auront été menés sans aucun pluralisme ? Ne croyez-vous pas que cette méthode jetterait un total discrédit sur le rapport qui sera rendu par cette mission ?
Aussi, monsieur le Premier ministre, j’en appelle à votre sagesse pour que, quel que soit le résultat de cette évaluation, il ne soit pas entaché d’un grave et indépassable vice de forme.
Je vous prie d’agréer, monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.
Jean-Luc Romero
Président de l'ADMD
Télécharger la lettre en format pdf : Lettre Fillon 07-05-08.pdf
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 Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, réagit à la tribune de Jean-Paul Delevoye |
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Monsieur le Médiateur de la République,
C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance de votre récent Point de Vue publié dans le journal Le Monde. A travers vos mots, j’ai reconnu l’humanisme et le pragmatisme qui vous caractérisent. Je suis heureux que vous vous soyez exprimé sur ce sujet qui intéresse chacun d’entre nous.
Permettez-moi seulement d’appeler votre attention sur la charge qui pèserait finalement sur les juges s’ils devaient être amenés à trancher en faveur d’une exception d’euthanasie. L’appréciation d’un digne parcours de fin de vie, selon chacun d’entre nous, serait de nouveau soumise à une tierce personne, en l’occurrence un juriste, ce qui ne rapproche toujours pas les Français de la loi de liberté qu’ils réclament.
Par ailleurs cette voie impliquerait, avant l’éventuelle déclaration d’irresponsabilité du commettant, des poursuites judiciaires, des analyses psychologiques … autant de faits de procédure qui ont été ressentis par Marie Humbert, en son temps, comme une déclaration de culpabilité déguisée.
Naturellement, monsieur le Médiateur de la République, je serai très heureux de pouvoir évoquer ce sujet avec vous de vive voix.
Je suis à votre entière disposition et vous prie de croire, monsieur le Médiateur de la République, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Jean-Luc Romero
Président de l'ADMD
Télécharger la Lettre en format pdf : Lettre Romero-Delevoye.pdf
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 Lettre de Jean-Luc Romero à Jean Léonetti au sujet de la mission d'évaluation de la Loi Léonetti |
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Paris, le 28 avril 2008
Monsieur le Député,
Vous avez été chargé par le Premier ministre d’une mission d’évaluation de la loi n°2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.
Vous savez naturellement combien les Françaises et les Français attendent une évolution de la loi actuelle afin de répondre à l’ensemble des parcours de fin de vie en tenant compte du choix individuel, dans un esprit républicain et laïque.
Le rapport que vous remettrez à l’issue de vos travaux sera apprécié non seulement au regard de ses conclusions, mais également de la pluralité des personnes auditionnées.
A cet égard, monsieur le Député, pourriez-vous me communiquer le calendrier de vos travaux et la liste des personnes reçues et à recevoir ?
Je vous prie de croire, monsieur le Député, à l’expression de mes sentiments les plus cordiaux.
Jean-Luc Romero
Directeur de la World Federation of Right to Die Societies
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 La chanteuse Stone, déléguée du 2ème ardt de Paris et Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, seront sur le plateau de Michel Drucker, dimanche 20 avril à partir de 14h dans l'émission "Vivement Dimanche" sur France 2 |
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 Mercredi 16 avril à 19h au Théâtre 12 dans le 12ème ardt de Paris : Réunion publique avec Laurent Fabius et Jean-Luc Romero |
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Mercredi 16 avril à 19h au Théatre 12
6-8 avenue Maurice Ravel, Paris 12ème
Faut-il un droit à mourir ?
Avec Laurent FABIUS
Ancien Premier Ministre, Député PS
Auteur d'une proposition de loi relative "au droit de finir sa vie dans la dignité"
et Jean-Luc ROMERO
Président de l'ADMD, Association pour le droit de mourir dans la dignité
Bus 29 Pte Montempoivre - M° Pte de Vincennes Vélib Bv Courteline
Télécharger l'invitation en pdf : Débat 16-04-08.pdf
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 L'Appel de Michaël Dubois
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Maïa, Chantal, Clara et les autres
Faudra t-il se sacrifier en place publique, en tenant à la main son dossier médical pour être entendu et nous permettre le choix de mourir sereinement et dans la dignité ?
Moi même atteint, à 60 ans, d’un cancer métastasé aux os, j’ai la chance d’avoir rencontré une équipe médicale palliative qui a pris en charge ma douleur.
Avec efficacité, compassion, sympathie.
Tous les intervenants ne suivent d’autres directives que celles d’un «humanisme vivant» dans lequel ne transparaît aucun dogme religieux et aucune loi mercantile.
Au-delà de protocoles médicaux efficaces pour éradiquer la douleur, rien n’est prescrit, sinon le respect et le bien-être du malade.
Quoiqu’il advienne de ma survie, je n’aurai jamais assez de mots pour remercier la maison médicale Jeanne Garnier.
Mais, malgré la reconnaissance et le confort physique que je ressens aujourd’hui au sein de cet établissement, arrivera un moment où la dégradation du corps et du cérébral deviendra insupportable. Dans ce cas je souhaiterais sortir du palliatif pour mettre fin à mes jours. Si possible en toute sérénité, à l’heure de mon choix et entouré de l’amour des miens.
Je sais ce qui m’attend à plus ou moins brève échéance. Inutile de le répéter, Clara Blanc l’exprime clairement dans ses arguments et ses doutes «A un moment, je pense que je serai alitée, complètement dépendante, je me chierai dessus, il faudra me donner la becquée, je ne pourrai pas lire, ni regarder la télé, tellement assommée par les antalgiques que je ne pourrai pas soutenir une conversation. Quel est le sens de tout ça ?», s’interroge-t-elle. «Ce n’est pas moi, d’être un légume.» Clara Blanc dit qu’elle ne sait quand, ni comment elle voudrait mourir. Pas maintenant, assurément. Mais elle ne sait pas «jusqu’où elle pourrait aller, ce qu’elle pourrait encaisser». ( source : Journal Libération 2/04/2008).
Si, cliniquement, sa situation est irréversible, qui peut s’opposer à son désir de suicide légitime et programmé ? Si cette femme avait une arme et qu’elle s’en serve pour le même motif et le même résultat, qui serait interpellé par sa disparition exceptés ses proches et ses amis ? La loi ? Le Ministre de la Santé ? Certes non.
Le fait divers ne ferait pas trois lignes dans les journaux locaux.
L’affaire qui nous préoccupe - le suicide assisté - est essentiellement humaine. C’est humainement qu’il faut la conduire. Un dossier médical sérieux, un malade convaincu dans sa démarche et l’aide d’un comité ou d’une association sans éthique ni croyance telle l’ADMD suffirait à gérer ce type de demande.
Combien sommes nous de malades en pleine conscience et prêts à réagir comme Clara ou Chantal ? Une poignée de citoyens qui préférons choisir une assistance médicale pour mourir sereinement plutôt que nous dégrader lentement, dans l’indignité et dans l’angoisse de la souffrance. D’autant que cette conviction ne devient pas référence tant elle est spécifique, exclusive, voire intime si nous n’étions pas contraints à la revendiquer comme un droit imprescriptible : celui d’être « propriétaire » de notre vie.
Les éthiques sacralisées et les prescripteurs de conscience qui s’opposent au suicide assisté ne sont pas dignes de prendre part à ce débat. Voilà plus de deux mille ans qu’ils infligent au monde une régression spirituelle. Hier par le sang, aujourd’hui par ce conservatisme omnipotent, insidieux et hypocrite avalisé, entre autres, par le politique en la personne de Christine Boutin, éminence grise du Vatican. (1)
Je ne pense pas que sa présence soit nécessaire au sein d’un débat laïc. Lequel met en cause des émotions, des sentiments, des respects dont la morale catholique a toujours tenté de nous déposséder.
Si vous lisez ce texte, Clara, sachez que je souscris à votre démarche et que je suis prêt à contribuer, par tous moyens légaux et hors toutes manipulations, à revendiquer le même droit que vous ou Chantal. Je suis convaincu que d’autres malades partagent notre opinion. Je suis à votre disposition pour en parler et faire front commun pour être entendu des pouvoirs publics.
Michaël Dubois
(1)À la Curie romaine, Christine Boutin est consulteur du Conseil pontifical pour la famille, une fonction correspondant à celle d'expert consultatif (4 consultations depuis 1995) du cardinal Alfonso Lopez-Trujillo, président de ce conseil. (source Wikipedia).
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 Me Antonowicz : de l'agonie d'Hervé Pierra au combat de Chantal Sébire (FICHE DE LECTURE |
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PARIS, 3 avr 2008 (AFP) - L'avocat de Chantal Sébire, Me Gilles Antonowicz, relate dans un livre sur le "tabou honteux de l'euthanasie" la lutte des parents d'un jeune homme de 29 ans pour faire appliquer la loi Leonetti, et sa lente agonie au terme de plus de huit années d'un état végétatif.
La publication de "Moi Hervé Pierra ayant mis six jours à mourir" était initialement prévue en mai. Elle a été avancée à ce jeudi, à la demande de l'éditeur, après le décès de Chantal Sébire, indique Me Antonowicz dans un long post-scriptum consacré à "la mort interdite" de cette femme de 52 ans atteinte d'une tumeur incurable.
Me Antonowicz, vice-président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), a été son avocat pendant 13 jours, portant sa demande de suicide assisté devant la justice.
"Chantal Sébire était une femme libre, indépendante, consciente, lucide, déterminée qui, en exposant sa souffrance a voulu lui donner un sens", écrit-il, réfutant toute instrumentalisation ou tout opportunisme commercial.
Le livre est d'abord consacré à la "douloureuse histoire" d'Hervé Pierra, contemporaine de celle de Vincent Humbert. Hervé Pierra, qui souffre de schizophrénie, se pend le 30 mai 1998, mais est réanimé. Il a 20 ans et entre dans un état végétatif chronique.
Il est hospitalisé au centre hospitalier de Saumur. Au fil des années, père, mère, soeurs, grand-parents prennent la dimension de leur impuissance.
Son corps "s'était recroquevillé comme celui d'une araignée morte", écrit Me Antonowicz, citant la soeur d'Hervé.
Le 22 avril 2005 est promulguée la loi Leonetti sur "le droit des malades et la fin de vie". Les parents d'Hervé n'ont alors de cesse de réclamer son application pour leur fils. Un long combat sur fond de doute, de culpabilisation et d'abattement.
Le 6 novembre 2006, le Dr C. "explique à haute voix à Hervé que la sonde permettant de l'alimenter va être retirée". "En cet instant-là, il est de nouveau considéré comme un sujet, une personne capable de compréhension, malgré son inconscience apparente".
Mais son agonie, en l'absence de toute sédation, va durer six jours. "Ce devait être le temps du deuil, de la séparation (...). Ce fut le temps du désastre, du cauchemar et de la douleur".
Me Antonowicz est également l'auteur en 2007 de "Fin de vie. Vivre ou mourir, tout savoir sur vos droits".
("Moi Hervé Pierra ayant mis six jours à mourir", par Gilles Antonowicz, Bernard Pascuito éditeur, 292 pages, 17,95 euros).
vm/mpf/db
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 Livre "Moi, Hervé Pierra ayant mis six jours à mourir" de Gilles Antonowicz |
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"Moi, Hervé Pierra ayant mis six jours à mourir" de Gilles Antonowicz, vice-président de l'ADMD et préfacé par Danièle Pierra. 192p, 17,95€
Sortie en librairie le mercredi 2 avril 2008 -
Editions Bernard Pascuito Editeur
Infos : http://www.bernardpascuito.com/moi,hervepierra.html
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 Jean-Luc Romero invité du Chat du Nouvel Obs, mercredi 2 avril de 15h à 16H30 |
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 Philippe Sollers sur l'euthanasie dans le Journal du Dimanche 30 mars 2008 |
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On se battait jadis pour le droit à l’avortement et à la procréation maîtrisée. Désormais logiquement, c’est pour le droit à mourir dans la dignité. Le calvaire de Chantal Sébire a révélé la formidable hypocrisie locale. Quand on n’en peut plus de souffrir et de vivre, pourquoi s’acharner ? Il y a un seul mot pour désigner cette surdité de la loi, celui de sadisme. Inconscient, bien sûr. En toute bonne conscience, bien sûr.
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Fin de la vie : groupe de travail des députés PS animé par Manuel Valls
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PARIS, 19 mars 2008 (AFP) - Le groupe PS à l'Assemblée nationale a annoncé mercredi la constitution d'un groupe de travail sur la fin de la vie, en vue de déposer "dans les mois à venir" un texte de loi améliorant la législation dans ce domaine.
"Le drame vécu par Chantal Sébire rappelle combien notre législation est impuissante à répondre à ces demandes poignantes de malades incurables de terminer leur vie dans la dignité", a souligné le groupe PS dans un communiqué.
La décision de mettre en place ce groupe de travail a été entérinée lors de la réunion du groupe mardi.
Elle intervient quelques jours après que la justice a refusé à Mme Sébire, 52 ans, mère de trois enfants et atteinte d'une tumeur incurable, de bénéficier d'une euthanasie active.
Pour le groupe PS, "la réalité vécue par ces malades incurables et les cas de conscience qu'ils provoquent pour le personnel soignant obligent le législateur à réfléchir sans tabou au droit pour un malade incurable de choisir sa mort".
"C'est à leur souffrance que les députés PS veulent répondre en constituant un groupe de travail autour de Manuel Valls - avec Gaëtan Gorce, Marisol Touraine, Jean-Marie Le Guen, Alain Vidalies - dans le but de proposer et de déposer dans les mois à venir un texte de loi améliorant notre législation", a ajouté le groupe.
Côté majorité, le député UMP Jean Leonetti a annoncé mercredi avoir été chargé par le Premier ministre d'une mission d'évaluation de la loi de 2005 relative au droit des malades et à l'accompagnement en fin de vie, dont il fut le rapporteur. Cette loi tend à instaurer un droit au "laisser mourir", sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.
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Jean Leonetti chargé par Matignon d'une mission sur la loi sur la fin de vie
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ANTIBES (Alpes-Maritimes), 19 mars 2008 (AFP) - Le député maire d'Antibes Jean Leonetti (UMP) a annoncé mercredi avoir été chargé par le Premier ministre d'une mission d'évalutation de la loi de 2005 relative au droit des malades et à l'accompagnement en fin de vie, dont il fut le rapporteur.
Dans un communiqué, M. Leonetti précise que François Fillon lui a confié la mission "d'évaluer la mise en oeuvre concrète de la loi et de faire des propositions, pour remédier à la méconnaissance ou la mauvaise application des textes et éventuellement à l'insuffisance de la législation".
"Cette mission s'effectuera avec le concours du ministère de la Santé et un débat pourrait s'ouvrir sur ce sujet à l'occasion du vote des lois de bioéthiques", ajoute le député des Alpes-Maritimes, par ailleurs cardiologue.
La loi sur la fin de vie du 22 avril 2005 tend à instaurer un droit au "laisser mourir", sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.
L'annonce de cette mission intervient quelques jours après que la justice a refusé à Chantal Sébire, une patiente de 52 ans, mère de trois enfants et atteinte d'une tumeur incurable, de bénéficier d'une euthanasie active.
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Kouchner plaide pour que Chantal Sébire ait accès à l'euthanasie |
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PARIS, 19 mars 2008 (AFP) - Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a plaidé mercredi pour que Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur incurable, ait droit, comme elle le demande, à mourir par euthanasie.
"Je trouve très difficile de ne pas lui offrir une porte de sortie qui serait une porte d'amour avec les siens", a déclaré M. Kouchner sur RMC et BFM-TV.
Médecin de formation, ancien responsable de Médecins sans Frontières et Médecins du Monde, le ministre a ajouté qu'il fallait "lui permettre de ne pas avoir besoin de se suicider dans une espèce de clandestinité dont tout le monde souffrirait, surtout ses proches".
M. Kouchner, qui fut aussi ministre de la Santé, a ajouté qu'il s'était "battu pour qu'on ait le droit de mourir dans la dignité".
"J'ai beaucoup d'admiration et d'amour pour Chantal Sébire", a-t-il déclaré, en souhaitant que l'on fasse "une exception à la loi" qui l'empêche d'accéder à l'euthanasie. "Ce serait humain, nécessaire", a-t-il affirmé.
Lundi, la justice a rejeté la demande d'euthanasie active de Chantal Sébire, une mère de famille de 52 ans atteinte d'une tumeur incurable, qui réclame le droit de "mourir dans la dignité, entourée des siens".
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 L'ADMD dénonce "une peine de souffrance à vie" |
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DIJON, 17 mars 2008 (AFP) - L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a déploré lundi la décision du tribunal de grande instance (TGI) de Dijon qui, selon elle, "impose à Chantal Sébire une peine de souffrance à vie".
Le TGI de Dijon a rejeté la demande d'euthanasie active de Chantal Sébire, une patiente de 52 ans atteinte d'une tumeur incurable, suivant ainsi les réquisitions du procureur de la République.
L'ADMD "déplore une décision qui impose à Chantal Sébire une peine de souffrance à vie", a indiqué dans un communiqué l'association présidée par Jean-Luc Roméro.
Selon elle, "jamais dans une affaire de justice, la pression du gouvernement n'a été aussi forte sur un magistrat du siège (et) grâce aux pouvoirs publics et aux lobbys religieux, les espoirs de Chantal de finir ses jours chez elle, paisiblement, entourée de l'affection de ses trois enfants, disparaissent à jamais".
"Le président de la République, le Premier ministre, la Garde des Sceaux, sans connaître le dossier médical de Chantal Sébire, ont dénoncé à l'avance toute forme humaine de délivrance, préférant condamner Chantal à poursuivre son calvaire", a ajouté l'association.
Télécharger la dépêche AFP en format pdf : Dépêche AFP - 17-03-08.pdf
Télécharger l'ordonnance en format pdf : Ordonnance Chantal Sébire.pdf
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Affaire Sébire : les politiques prudents face à un débat très sensible |
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PARIS, 13 mars 2008 (AFP) - Trois ans après la loi sur la fin de vie, la demande d'euthanasie de Chantal Sébire, défigurée par une maladie incurable, relance un débat éthique face auquel les responsables politiques se montrent d'une grande prudence.
Rappel du dilemme: mère de famille de 52 ans vivant près de Dijon, Mme Sébire a demandé mercredi à la justice le droit, à titre exceptionnel, d'être euthanasiée par un de ses médecins. La justice doit trancher lundi.
Cette requête "est une première pour le monde judiciaire, mais nous ne demandons que l'application de la loi du 22 avril 2005 sur les droits des malades, dite Loi Léonetti", assure son avocat, Me Gilles Antonowicz.
Or cette loi tend à instaurer un droit au "laisser mourir", sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.
Son auteur, le député UMP Jean Léonetti, estime donc que "la demande formulée n'entre pas dans le cadre de la loi. C'est une demande de suicide assisté, pas une demande d'accompagnement de fin de vie".
L'action de Mme Sébire "confine à une impasse, car en réalité elle rompt le dialogue entre le corps médical et le malade", poursuit-il.
"S'il y avait un dialogue apaisé avec les médecins, on devrait trouver une solution apaisée", estime M. Léonetti, par ailleurs prêt "à réfléchir sur des problèmes majeurs de société, sans présager de la décision législative, de manière apaisée, et non pas à partir de cas individuels".
A demi-mot, l'élu des Alpes-Maritimes pointe du doigt le lobbying de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui estime que "la loi doit s'adapter aux cas particuliers".
Au sommet de l'Etat, la prudence est de mise. Le conseiller santé du président Nicolas Sarkozy, auquel Mme Sébire a écrit, lui a proposé "qu'un nouvel avis soit donné sur son cas par un collège de professionnels de la santé du plus haut niveau pour que l'on s'assure ensemble que toutes les ressources de la médecine sont épuisées".
Le Premier ministre François Fillon a fait cet humble aveu: "la difficulté pour moi dans cette affaire, c'est qu'on est là aux limites de ce que la société peut dire, de ce que la loi peut faire".
La garde des Sceaux Rachida Dati s'est montrée plus péremptoire: "Je considère que la médecine n'est pas là pour administrer des substances létales".
Au Parlement, le député PS de la Nièvre, Gaëtan Gorce, qui a préparé la loi Léonetti avec Nadine Morano (UMP), souhaite aujourd'hui "évaluer les conditions de son application, et voir ce qu'elle résout ou pas".
Pour les cas extrêmes, M. Gorce suggère une "exception d'euthanasie pour les personnes victimes de maladies incurables, qui souffrent". Cette décision pourrait être prise "par une commission de médecins et de juristes".
"Je ne vais pas aussi loin que le droit à mourir, qui est une notion qui me gêne", ajoute M. Gorce.
A titre personnel, l'ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius se montre "plutôt partisan d'aller dans le sens de la législation belge ou néerlandaise" qui légalise l'euthanasie, "en évitant évidemment tous les abus".
Forte de ses convictions religieuses, la ministre du Logement Christine Boutin a pris la position inverse: "Il faut dire à cette femme qui a le visage abîmé qu'elle peut être aimée et que sa dignité dépasse cela".
"On est en train d'instrumentaliser la détresse légitime de cette femme pour pouvoir essayer de légaliser l'euthanasie. Vous croyez vraiment que donner la mort c'est un geste d'amour? C'est un non-respect de la dignité de cette personne", s'est-elle indignée.
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Législations et pratiques de l'euthanasie en Europe (ENCADRE) |
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PARIS, 13 mars 2008 (AFP) - En Europe, seuls les Pays-Bas et la Belgique ont formellement légalisé l'euthanasie, sous de strictes conditions. Le Luxembourg a adopté le 20 février dernier en première lecture une loi qui va dans le même sens, et qui devrait passer en deuxième lecture avant l'été.
- PAYS QUI ONT LEGALISE L'EUTHANASIE
Les Pays-Bas ont été, le 1er avril 2002, le premier pays au monde à légaliser l'euthanasie: la loi exempte le médecin de poursuites judiciaires s'il respecte certains "critères de minutie".
La Belgique a suivi le 23 septembre 2002.
- PAYS QUI RECONNAISSENT L'EUTHANASIE PASSIVE
En France, une loi sur la fin de vie du 22 avril 2005 tend à instaurer un droit au "laisser mourir", sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.
En Suisse, un médecin peut fournir à une personne, condamnée par la médecine et qui désire mettre fin à ses jours, une dose mortelle d'un médicament, qu'elle prendra elle-même.
En Norvège, l'euthanasie passive est autorisée sur demande d'un patient agonisant ou de ses proches si la personne ne peut communiquer.
Au Danemark, depuis fin 1992, les Danois peuvent faire un "testament médical" que les médecins doivent respecter.
En Allemagne, en Autriche et en Espagne, la jurisprudence admet l'euthanasie passive lorsque le patient en a clairement exprimé le désir.
En Suède, une assistance médicale au suicide est possible.
En Hongrie, la législation permet à des malades incurables de refuser leur traitement médical.
- PAYS OU L'EUTHANASIE EST INTERDITE MAIS EN DEBAT
En Grande-Bretagne, l'aide au suicide est passible de 14 ans de prison, mais le débat a été relancé par plusieurs décisions de justice controversées.
Au Portugal, le Conseil national de l'éthique pour les sciences de la vie a émis un avis favorable à l'arrêt des traitements pour les malades en état végétatif persistant qui en ont exprimé le souhait.
En Italie, l'euthanasie est interdite mais le droit de refuser des soins est reconnu par la Constitution. Une commission travaille actuellement en vue de préparer une loi qui accorderait au patient le droit de choisir sa mort en cas de maladie incurable.
- PAYS OU L'EUTHANASIE EST INTERDITE SOUS TOUTES SES FORMES
En Pologne, l'euthanasie est passible de 3 mois à 5 ans de prison, mais "dans des cas exceptionnels", le tribunal peut appliquer une atténuation extraordinaire de la peine ou même renoncer à l'infliger.
Des pays comme la Grèce, la Bosnie, la Croatie, la Serbie ou la République tchèque considèrent l'euthanasie comme un homicide et la punissent en conséquence. |
Principales dispositions de la loi de 2005 sur la fin de vie |
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PARIS, 12 mars 2008 (AFP) - La loi sur la fin de vie du 22 avril 2005 tend à instaurer un droit au "laisser mourir", sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active, comme le demande Chantal Sébire, une mère de famille de 52 ans, défigurée par une maladie incurable.
"Il est demandé au président du tribunal de grande instance de Dijon d'autoriser l'un de ses médecins à se faire délivrer et à lui remettre les subsances nécessaires à une fin de vie digne et sereine", indique l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui réclame la possibilité légale pour les soignants de fournir "une aide active" à mourir.
La loi de 2005 prévoit que les médecins, dans le cadre d'une procédure collégiale et non individuelle, peuvent "décider de limiter ou d'arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n'ayant d'autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie".
Ils doivent tenir compte de l'avis du patient ou avoir consulté la personne de confiance qu'il a désignée, voire sa famille, ou les "directives anticipées" qu'il a pu formuler.
Dans la situation où un malade, qui n'est pas en fin de vie, refuse un traitement mettant son existence en danger, le médecin "peut faire appel à un autre membre du corps médical. Dans tous les cas, le malade doit réitérer sa décision après un délai raisonnable", selon la loi.
La loi permet l'administration par les médecins de traitements anti-douleur permettant de soulager la souffrance avec pour "effet secondaire d'abréger la vie" d'un malade en "phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable". Elle pose comme condition d'en informer le malade, la personne de confiance, la famille ou, à défaut, un proche.
"En toutes circonstances, le médecin doit s'efforcer de soulager les souffrances du malade par des moyens appropriés et l'assister moralement" et "s'abstenir de toute obstination déraisonnable" en matière de soins, selon l'un des décrets d'application.
Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour indiquer ses souhaits sur sa fin de vie, au cas où elle serait un jour hors d'état d'exprimer sa volonté. Ces directives sont révocables à tout moment.
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 Chantal Sébire demande à la justice de l'aider ! |
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Comme cela avait été proposé à Chantal Sébire lors de sa rencontre, le vendredi 7 mars dernier, avec Jean-Luc Romero, Claudine Lassen et Gilles Antonowicz, une requête a été déposée par Chantal Sébire accompagnée par sa fille, son avocat Gilles Antonowicz et le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, auprès du président du Tribunal de Grande Instance de Dijon, ce mercredi 12 mars, à 14 heures.
Cette requête, dont vous trouverez le fac-similé en cliquant sur le lien ci-dessous, vise à autoriser l’un des médecins de Chantal à lui mettre à disposition les produits nécessaires afin qu’elle puisse, en conscience et quand elle le souhaitera, trouver une mort digne, entourée des siens.
En effet, la requête expose que dans notre droit positif, ni le suicide ni, par voie de conséquence, l’aide et l’assistance au suicide ne font l’objet d’une prohibition pénale. Seules constituent des infractions la provocation au suicide d’autrui de même que la publicité ou la propagande en faveur de produits préconisés comme moyen de se donner la mort (art 223-13 & s. du code pénal). En conséquence, le fait pour un médecin de fournir aide et assistance à quelqu’un qui réclame le droit de mourir n’est nullement prohibé. Néanmoins, compte tenu des dispositions du code de la santé publique réglementant la production, la fabrication, le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition et l’emploi des substances vénéneuses, il est préférable d’obtenir de la justice l’autorisation d’obtenir la préparation nécessaire et de l’acheminer jusqu’au patient qui la demande.
Télécharger la requête de Chantal Sébire en format pdf : Requête Chantal Sebire.pdf
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 Dépêche AFP - Chantal Sébire - ADMD |
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La course pour "une mort digne" d'une quinquagénaire défigurée s'accélère
MÉDECINE-EUTHANASIE-SANTÉ - 06/03/2008 15h52 - AFP
DIJON, 6 mars 2008 (AFP) - Chantal Sébire, défigurée par une maladie orpheline, incurable et évolutive, a annoncé jeudi avoir confié son dossier à l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), dix jours après son appel au secours pour "qu'on l'accompagne dignement dans la mort".
"Je rencontre vendredi Jean-Luc Romero responsable d'ADMD, je lui ai envoyé mon dossier et il m'a immédiatement répondu", a déclaré à l'AFP Mme Sébire, jointe par téléphone.
Cette ancienne professeur des écoles de 52 ans, domiciliée à Plombières-les-Dijon (Côte-d'Or) et mère de trois enfants, a appris en 2002 qu'elle était atteinte d'une "Esthesioneuroblastome", une tumeur évolutive des sinus et de la cavité nasale.
Une maladie très rare - seuls 200 cas ont été recensés dans le monde depuis 20 ans -, incurable et dont l'évolution provoque une déformation spectaculaire et irréversible du visage et des souffrances "atroces", selon Mme Sébire.
"Aujourd'hui je suis arrivée au bout du rouleau", a ajouté la quinquagénaire qui se bat "de toutes ses forces depuis des années" contre cette tumeur et qui se déclare "prête" maintenant à partir en Suisse pour y "mourir dignement".
Mme Sébire a indiqué avoir envoyé "ces jours-ci", un courrier au président de la République, Nicolas Sarkozy, "une lettre accompagnée d'une cassette vidéo" de FR3 Bourgogne, à l'origine de son premier témoignage, pour qu'il complète la loi sur le droit des malades.
"Ca peut avancer vite mais pour moi ce sera trop tard", a conclu Mme Sébire.
La loi Leonetti du 22 avril 2005 sur les droits des malades va dans le sens du respect des malades en fin de vie, mais elle n'autorise pas l'euthanasie en France, contrairement à certains autres pays européens comme les Pays-Bas, la Belgique ou la Suisse.
Télécharger la requête de Chantal Sébire en format pdf : Requête Chantal Sébire.pdf
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 Question écrite de Mr André Vezinhet, député de l'Hérault à Mme Roselyne Bachelot, ministre de la santé sur l'ADMD et l'euthanasie |
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Question écrite du 7 janvier 2008
M. André Vézinhet attire l'attention de Mme la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports sur le souhait de nombreux citoyens, regroupés en partie au sein de l'Association pour le droit de Mourir dans la Dignité, de voir mettre à l'ordre du jour une loi de liberté qui permette à chacun de choisir sa fin de vie, dans le respect des règles de déontologie, pour définir une véritable alternative à l'acharnement thérapeuthique et améliorer la loi Léonetti. Il lui demande s'il est dans ses intentions d'initier ce grand débat sur la fin de vie, réclamé par une majorité de françaises et de français depuis plus de 20 ans et de donner ainsi, sur le modèle de ce qui se fait déjà aux Pays Bas ou en Belgique, une législation permettant à ceux qui le souhaitent de finir leur vie sans souffrance.
Télécharger la question écrite en format pdf : Andre Vezinhet.pdf
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 Intervention du Docteur Jérôme Sobel, président d'Exit Suisse Romande, à l'occasion de la journée des délégués de l'ADMD, vendredi 23 janvier 2008 |
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 Dépêche AFP : l'ADMD sur les marchés |
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L' ADMD sur les marchés - L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) organise, du 10 au 17 février, "une opération de sensibilisation intitulée" "100 marchés pour notre dernière liberté".
A cette occasion, les militants de l'association présents sur les marchés de plus de 100 villes dans toute la France, proposeront de signer une carte postale à l'attention des députés et sénateurs "afin de leur demander qu'ils initient un grand débat sur la fin de vie", indique l' ADMD dans un communiqué.
La liste des villes concernées est disponible sur le site de l'association www.admd.net
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 Opération "100.000 cartes pour notre dernière liberté" |
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A l’occasion d’une grande réunion publique qui se tiendra à Paris, ce soir, dans les salons de l’hôtel Best Western de la Gare de l’Est (Cour d’honneur – Paris 10ème), Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, aux côtés d’un député de la majorité (Henriette Martinez) et d’un député de l’opposition (Noël Mamère), présentera la campagne de sensibilisation des députés et des sénateurs français, intitulée " 100.000 cartes pour notre dernière liberté ".
Au moyen d’une carte postale pré-adressée, les 43.600 adhérents de l’ADMD vont appeler l’attention de leurs parlementaires sur la nécessité de faire évoluer la loi française pour que chacun obtienne la liberté de choisir les conditions de sa propre fin de vie.
Si chaque adhérent de l’ADMD envoie une carte à son député et une carte à son sénateur, ce sont près de 90.000 cartes (en pièce jointe) qui franchiront les portes du Palais Bourbon et du Palais du Luxembourg.
Les sympathisants de l’ADMD seront également sollicités, et ce sont près de 100.000 missives qui interpelleront les parlementaires français, les forçant à prendre position sur ce douloureux sujet de la fin de vie.
Télécharger la carte postale en format pdf
Télécharger le communiqué en format pdf
Télécharger le tableau des marchés en format word
La liste des députés par circonscriptions
La liste des sénateurs |
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 Réunion publique de l'ADMD à Paris, mercredi 23 janvier à 19h30 |
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Jean-Luc Romero, Président de l’ADMD
et les délégués de la région Ile-de-France
vous invitent à une réunion publique le
Mercredi 23 janvier 2008
à 19 heures 30 précises
Les Salons du Relais - Hôtel Best Western Paris Est Cour d‘honneur de la Gare de l’Est – Paris 10e
Métro lignes 4,5 ou 7 Gare de l'Est - RER B ou D Gare du Nord - RER E Magenta
Parking Saint-Martin P2 (payant)
S’EXILER POUR MOURIR ?
Obtenons, en France, la dernière de nos libertés !
Modérateur : Paul Wermus, journaliste
En présence de :
Noël Mamère, député de la Gironde
Henriette Martinez, députée des Hautes-Alpes
Many Bathode, amie de Maïa Simon
Louis Bériot, journaliste
François de Closets, journaliste
Paul Pierra, père d’Hervé Pierra
Les membres du Comité de parrainage
Les membres du Conseil d'administration
Télécharger l'invitation en format pdf : Réunion publique Paris 23-01-08.pdf
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 Article de Louis Bériot dans Paris Match |
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"Ma femme m'a interdit de mourir avec elle", article de Louis Bériot, journaliste et membre du comité de parrainage de l'ADMD, paru dans Paris Match du 20 Décembre dernier
Télécharger l'article complet en format pdf : Article Louis Bériot Paris Match.pdf
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 Interview vidéo de Louis Bériot et Irène Frain |
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Vous pouvez visionner les interview de Louis Bériot et Irène Frain, en allant sur notre Blog, ou en cliquant directement sur ces liens :
Interview Louis Bériot : http://www.wat.tv/playlist/734732/video/734730/louis-beriot.html
Interview Irène Frain : http://www.wat.tv/playlist/762719/video/762708/irene-frain.html
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 Interview de Jean-Luc Romero dans "Santé Magazine" |
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Jean-Luc Romero, président de l'ADMD a été interviewé dans le magazine "Santé Magazine" de Décembre, dont un chapitre de 4 pages est consacré à la question de l'euthanasie.
Santé Magazine : Quelles distinction faites-vous entre "euthanasie" et "suicide assisté"?
Jean-Luc Romero : L'euthanasie est le fait d'aider une personne à mourir à partir du moment où elle est en phase avancée d'une infection grave et incurable, ou placée dans un état de dépendance incompatible avec ce qu'elle juge être sa dignité. On y a recours selon deux modalités : par l'intervention directe d'un soignant qui y procède ou par suicide assisté, comme en Suisse, en prenant soi-même un produit prescrit par un médecin. Mais nous ne sommes évidemment pas là pour aider les gens à se suicider pour n'importe quelle raison. Comme pour un simple chagrin d'amour, comme le prétendent certains de nos détracteurs !
Santé Magazine : Pourquoi critiquez-vous la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie (loi Leonetti) ?
Jean-Luc Romero : Nous sommes totalement favorables aux soins palliatifs. Notre association est agréée pour sièger dans les comités d'usagers ou les conseils d'administration des hôpitaux. Nous sommes légalistes. Dans les hôpitaux, nous ne défendons pas l'euthanasie mais l'application de la loi Leonetti. Cette loi est pour nous un progrès même si nous la jugeons totalement insuffisante. Pour certaines personnes, les soins palliatifs ne suffisent pas. Il existe des souffrances physiques ou morales que l'on ne soulage jamais. La Loi leonetti, c'est le laisser mourir. Certaines personnes mettent dix jours à mourir. N'est ce pas plus inhumain ? De plus, quand une personne est inconsciente, je ne vois pas ce que les soins palliatifs lui apportent.
Santé Magazine : Quelles sont les revendications ?
Jean-Luc Romero : Nous présentons une proposition de loi pour légaliser l'aide active à mourir, dans certaines conditions. Aujourd'hui nous sommes dans l'hypocrisie. On euthanasie des gens qui ne le demandent pas et on n'entend pas ceux qui le demandent. Nous restons dans un flou juridique qui ne peut que permettre les abus. A l'ADMD, un certain nombre d'adhérents ont des pathologies de longue durée mortelles. Moi le premier. Ils sont confrontés à la souffrance et ont une réflexion sur leur propre mort. Nous aimons la vie, c'est pourquoi nous souhaitons qu'elle se termine dans les conditions que nous aurons choisies.
Santé Magazine : La France doit-elle s'inspirer des pays qui ont autorisé l'euthanasie ?
Jean-Luc Romero : L'exemple hollandais est le plus ancien. Ils ont certes légiféré en 2001. Mais grâce à la jurisprudence et par décrets gouvernementaux, ils avaient en quelque sorte "légalisé" l'euthanasie depuis longtemps. Aux Pays-Bas, entre 2000 et 2500 euthanasies sont pratiquées chaque année. On n'a pas constaté d'augmentation particulière ces dernières années. Au contraire ! Aux Pays-Bas, comme en Belgique, des commissions examinent les conditions dans lesquelles sont pratiquées les euthanasies. En Suisse, le système est différent. Seul le suicide assisté est autorisé. Si vous êtes dans le coma, la loi suisse ne peut rien pour vous. C'est pourquoi les lois les plus abouties sont les lois belges et hollandaises.
Télécharger l'article en format pdf : Interview JLR - Santé Magazine.pdf |
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 Message de Jean-Luc Romero, président de l'ADMD |
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Comme le précédent bureau l'avait annoncé dans l'édition de mai 2007 de notre Bulletin, des surfacturations ont été découvertes dans notre comptabilité, effectuées par deux anciens salariés au détriment de l'ADMD. Cela, à l'insu des membres du bureau et du conseil d'administration.
Après un audit qui nous a permis d'évaluer le montant du préjudice subi (près de 100.000 euros) et dont les conclusions ont été détaillées lors du dernier conseil d'administration, j'ai été autorisé, à ma demande, à déposer une plainte auprès du procureur de la République du tribunal de grande instance de Paris.
Au moment même où notre avocat dépose la plainte et comme je m'y étais engagé lors de mon élection en juin dernier, je souhaite établir la plus grande transparence dans notre fonctionnement. Aussi ai-je souhaité que vous soyez les premiers informés de ces démarches.
J'ai été élu pour défendre les intérêts moraux et financiers de nos adhérents. Je mettrai tout en oeuvre pour m'acquitter de cette mission le plus efficacement possible.
Amicalement,
Jean-Luc Romero |
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 L'ADMD dépasse les 43.000 adhérents |
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Pour la première fois de sa longue histoire, notre association dépasse les 43.000 adhérents. Cette annonce date du 24 octobre et nous étions même ce jour-là à 43.029 membres actifs.
Un nouveau cap qui prouve que notre association séduit de plus en plus au point d’être devenue l’une des plus grandes associations françaises. La preuve aussi que notre demande de légalisation de l’euthanasie est de plus en plus soutenue.
Une adhésion massive qui nous oblige à ne pas relâcher la pression sur les pouvoirs publics. A être toujours plus créatifs dans notre mobilisation.
Merci à toutes et à tous pour votre énergie et votre soutien
Jean-Luc Romero, président de l'ADMD
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 Réponse de Patrick de Carolis, Président de France Télévisons suite à l'émission "C Dans L'air" et au courrier de Jean-Luc Romero à Yves Calvi |
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Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, avait adressée le 26 septembre dernier, un courrier à Yves Calvi au sujet de l'émission "C dans l'Air" avec copie au président de France Télévisions, Patrick de Carolis.
Patrick de Carolis vient d'adresser un courrier au président de l'ADMD, assurant qu’il a saisi le président de France 5. En effet, durant l’émission "C Dans l'air ", de graves accusations avaient été portées contre l’ADMD et Jean-Luc Romero a demandé à Yves Calvi de rétablir la vérité. En vain pour l’instant !
Espérons que l’intervention du président de France Télévisions incitera Yves Calvi à au moins répondre à la lettre que lui a été adressée
Télécharger la Lettre de Patrick de Carolis à Jean-Luc Romero
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 Jacques Pohier, ancien président de l'ADMD, est mort |
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Jacques Pohier, qui fut président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, est décédé le 15 octobre dernier, dans son sommeil.
A la tête de l’ADMD de 1992 à 1995 puis administrateur jusqu’en 2007, Jacques Pohier a beaucoup œuvré pour faire comprendre aux Françaises et aux Français – qui approuvent à près de 80 % - que la liberté de choisir les conditions de sa propre fin de vie était indispensable pour le confort de chacun.
Dans son livre, La mort opportune, publié en 1998, Jacques Pohier réfléchit à la nécessité d’aménager la mort pour que chacun, en conscience, dispose d’un large choix, de l’acharnement thérapeutique jusqu’à la mort médicalement assistée, et redevienne maître de sa fin de vie.
Gérard Payen, président d'honneur de l'ADMD, Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, l’ensemble des membres du bureau et du conseil d’administration, les militants et les sympathisants adressent à son épouse Dominique Pohier-Stein leurs sentiments de sympathie émue.
Télécharger le communiqué en format pdf
Lire la dépêche AFP en format pdf
Lire le faire-part publié dans Le Figaro en format pdf
Lire le faire-part publié dans Le Monde en format pdf |
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Lettre au Professeur Louis Puybasset au sujet de l'émission "C Dans L'air" diffusée mardi 25 septembre 2007 |
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Paris, le 04 Octobre 2007
Monsieur le Professeur,
Vous vous en doutez naturellement, j’ai été quelque peu surpris, comme l’ensemble des adhérents de l’ADMD, de vous entendre, à l’occasion de l’émission diffusée par France 5, donner des détails relatifs au fonctionnement de notre association.
Vous êtes membre d’un comité d’éthique. Il ne peut donc s’agir que d’une erreur commise de bonne foi, sans volonté de nous nuire. Je vous en donne acte.
Permettez-moi de revenir sur trois points. Le premier concerne votre affirmation concernant la démission récente de près de 3.000 adhérents. Il n’en est rien. Nous enregistrons au contraire depuis ces dernières semaines un afflux important de demandes de renouvellement et de nouvelles adhésions. Notre secrétaire général, Henri Chamaret, est à votre disposition pour vous communiquer en détail ces chiffres et pour vous les commenter.
Le second concerne un prétendu " schisme " au sein de l’ADMD. De la même façon, il s’agit d’une mauvaise interprétation des faits. Marie Humbert, avec laquelle je suis, sur le plan associatif et personnel, en relation constante, milite dans sa propre association. Mais nous nous retrouvons sur la nécessité d’offrir à chacun cette dernière liberté.
Le troisième concerne la situation à notre égard d’Henri Caillavet et de Benoîte Groult. Si le premier a effectivement démissionné au début du mois de juin pour des raisons qui lui appartiennent, au moment où nous souhaitions lui confier une mission d’étude, la seconde est toujours membre de notre comité de parrainage et ne semble pas disposée à nous quitter.
Enfin, soyez assuré que les militants de l’ADMD ne sont pas les ennemis des soins palliatifs qui forment une option de la fin de vie mais qui ne sont pas, vous le savez comme moi, la solution aux tragédies, aux souffrances, aux désespérances.
Je vous prie de croire, monsieur le Professeur, à l’expression de mes sentiments cordiaux.
Jean-Luc Romero
Président de l'ADMD
Directeur de la World Federation of Right to Die Societies
Télécharger la lettre en format pdf : Lettre Puybasset.pdf
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Dépêche AFP - 12/10/2007 17h41 |
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| Rendez-vous avec une mort douce, l'euthanasie a besoin d'un cadre légal |
| MÉDECINE-SUICIDE-ÉTHIQUE-EUTHANASIE - 12/10/2007 17h41 - AFP |
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STRASBOURG, 12 oct 2007 (AFP) - En Belgique, comme en Suisse ou aux Pays-Bas, on fixe une date, on invite les parents et amis et peut-être aussi une infirmière ou un médecin proches, pour un rendez-vous programmé avec une mort douce, dans un strict cadre légal.
Délivré de l'angoisse de mourir seul, comme dans 20% des décès à l'hôpital, le malade se prépare, les proches aussi, et l'instant de la mort choisie est serein, affirment les associations militant pour l'euthanasie, en marge d'une réunion vendredi et samedi des associations européennes à Strasbourg.
"C'est une expérience vécue comme fabuleuse", explique Jacqueline Herremans, présidente de la fédération mondiale de l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) et présidente de l'association belge.
Afin de ne pas endeuiller les instants heureux de l'avenir, les dates choisies pour l'événement évitent l'anniversaire d'un proche, les fêtes ou les examens, par exemple. On laisse aussi le temps à un enfant de revenir de l'étranger.
Souffrances physiques que rien ne peut plus apaiser (5 à 10% des souffrances sont dans ce cas), maladies dégénératives graves, incurables et irréversibles sont les motifs les plus fréquents du recours à l'euthanasie en Belgique depuis sa légalisation en 2002.
Il s'agit le plus souvent de cancers après traitements palliatifs de longue durée (83% des cas) avec douleurs, épuisement, plaies, obstructions digestives, hémorragies répétées. Mais aussi de souffrances psychiques comme la dépendance, la perte de dignité, le désespoir.
En Belgique, 30 à 40 euthanasies sont déclarées mensuellement, soit O,5% des décès. Mais pour dix demandes (en général après un diagnostic fatal), deux seulement sont effectuées. 40% des suicides assistés ont lieu au domicile du patient.
L'encadrement légal de l'euthanasie, tel qu'il se pratique en Belgique par exemple, est une nécessité absolue, car les médecins, les infirmières ou l'entourage des patients agissent "de toute façon" pour mettre un terme à leurs souffrances, que ce soit au Portugal, en France ou en Allemagne, selon la présidente de la fédération mondiale (37 pays représentés).
"Il ne faut pas se voiler la face, 40% des décisions médicales ont un impact sur la vie des patients", insiste cette juriste.
Résultat: les décisions ne sont pas toujours adaptées aux patients, car souvent prises en cachette, "par peur des dénonciations". "Tous les procès pour euthanasie en France ont eu lieu sur dénonciation", a rappelé Me Herremans.
En outre, selon Jean-Luc Romero, président d'ADMD-France, la légalisation de l'euthanasie permettrait d'éviter la mort horrible des seniors, dont 40% de ceux qui se suicident décident de recourir à la pendaison.
La loi autorisant le suicide assisté a permis en Suisse de donner "sécurité et tranquillité" au patient, mais aussi à sa famille et au médecin, selon la présidente suisse d'ADMD, Elke Baezner.
tj/pad/DS
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Dépêche AFP - 12/10/2007 16h14 |
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| Euthanasie: les associations européennes pour le droit à une mort douce |
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MÉDECINE-SUICIDE-ÉTHIQUE-EUTHANASIE - 12/10/2007 16h14 - AFP |
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STRASBOURG, 12 oct 2007 (AFP) - Des militants français, belges et suisses de l'euthanasie ont revendiqué vendredi le droit pour tous les Européens de choisir une mort douce en cas d'extrêmes souffrances ou d'affection irréversible et incurable, lors d'une réunion à Strasbourg.
"Les gens, les opinions publiques attendent une loi, ils sont prêts et les politiques sont en retard", a regretté lors d'un point presse Jean-Luc Roméro, président de l'Association française pour le droit de mourir dans la dignité ADMD et directeur de la fédération mondiale.
Tout comme pour l'avortement, la légalisation de la mort médicalement assistée n'a pas conduit aux dérapages que l'on craignait dans les pays qui l'ont adoptée, a insisté M. Roméro en citant une étude américaine de septembre.
Les militants de l'euthanasie n'admettent pas qu'on interdise l'euthanasie en prétextant de l'efficacité des soins palliatifs et des médications actuelles contre la douleur.
"Dans 5 à 10% des cas, certaines souffrances ne peuvent être soulagées par aucun médicament", a affirmé la responsable suisse de Right to Die Europe, Elke Baezner.
Le malade doit avoir le choix entre une mort plus ou moins naturelle et des soins palliatifs, un suicide assisté (avec le choix du lieu, du moment, de l'accompagnement et de la procédure), l'interdiction de l'acharnement thérapeutique et même l'euthanasie active, selon la responsable suisse dont le pays a légalisé le suicide assisté pour ses ressortissants.
tj/pad/ds
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Interview de Jean-Luc Romero dans L'Est Républicain, Vendredi 12 Octobre 2007 |
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