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 Etats généraux bioéthique : "caricature de débat démocratique" selon l'ADMD |
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PARIS, 19 juin 2009 (AFP) - L'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) s'étonne que les Etats généraux de la bioéthique, "caricature de débat démocratique", n'aient pas mis à leur ordre du jour la question de la fin de vie, sur laquelle l'ADMD demande "un grand débat".
Ces Etats généraux ont pris la forme, en juin, de trois grandes réunions régionales (Marseille, Brest, Strasbourg) sur des sujets ayant trait à la bioéthique tels que la recherche sur l'embryon, la procréation médicalement assistée, le don d'organes... La synthèse des travaux sera réalisée mardi, lors d'un colloque à Paris.
"Comment peut-on sérieusement et honnêtement envisager d'évoquer les questions liées à la naissance sans évoquer leur corollaire de la fin de vie ?", demande l'ADMD, que préside le conseiller régional Jean-Luc Romero, dans un communiqué.
Selon un sondage BVA réalisé en avril, une très forte majorité de Français (87,5%) souhaitaient que ces Etats généraux portent entre autres sur la fin de la vie et l'éventuel droit à l'euthanasie.
"Le gouvernement, en confiant l'organisation de ces travaux à Jean Leonetti (député UMP auteur d'un rapport refusant la légalisation de l'euthanasie, ndlr), esquive une nouvelle fois le débat et refuse de réfléchir à la question de la fin de vie", note l'ADMD.
M. Romero a écrit aux membres de la mission de révision des lois bioéthiques, constituée à l'Assemblée nationale, pour leur demander que ces Etats généraux, "incomplets", ne leur servent pas de base de travail.
L'ADMD demande que soit organisé "un grand débat sur la fin de vie et sur la légalisation de l'euthanasie".
Le sondage BVA soulignait aussi que 86,3% des personnes interrogées étaient favorables à ce que l'euthanasie soit autorisée lorsqu'une personne atteinte d'une maladie incurable et en phase terminale la réclamait.
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 Euthanasie : proposition de loi instaurant "le droit de vivre sa mort" |
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PARIS, 12 juin 2009 (AFP) - Les députés PRG (radicaux de gauche) viennent de déposer une proposition de loi "instaurant le droit de vivre sa mort", en hommage à la première proposition de loi "visant à permettre l'euthanasie en France" présentée en 1978 par le sénateur radical de gauche Henri Caillavet.
Principale nouveauté par rapport aux autres textes sur l'euthanasie, cette proposition de loi introduit la possibilité pour "toute personne majeure" de "rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d'état d'exprimer sa volonté", selon le texte transmis vendredi à l'AFP.
"Ces directives anticipées indiquent les souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie. Elles sont révocables à tout moment et doivent faire l'objet d'une confirmation annuelle, sous peine d'invalidité", peut-on lire dans ce texte.
Serait également instauré un "comité national d'éthique médicale", chargé de "gérer les directives anticipées transmises directement par les intéressés ou par les médecins traitants".
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LONDRES, 2 juin 2009 (AFP) - Les "Law Lords", la plus haute instance judiciaire britannique, a commencé mardi à examiner l'appel d'une Britannique atteinte de sclérose en plaque qui envisage de mettre fin à ses jours en Suisse et qui demande une clarification de la loi sur l'euthanasie.
Debbie Purdy, âgée de 45 ans, voudrait savoir si son mari, le violoniste cubain Omar Puente, risque d'être poursuivi en justice s'il l'aide à se rendre en Suisse où le suicide assisté est légal et à y être euthanasiée.
Si en Suisse, le suicide assisté est toléré, il est illégal en Grande-Bretagne d'aider autrui au suicide ou de donner des conseils ou les moyens de le faire. Mme Purdy demande en conséquence des assurances que son mari ne sera pas poursuivi.
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 Sortie d'un livre de Patrick Sébastien où il accompagne sa mère vers la mort |
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Pendant un mois et demi il sera tous les jours à ses côtés et tiendra son journal. Celui d’une mort programmée mais également l’histoire de cinquante-cinq ans de complicité passionnelle entre un fils au destin hors du commun et une mère au caractère exceptionnellement fort, celle de deux traces de pas jumelles sur un chemin de vie qui au final, ne laisseront qu’une empreinte : celle de l’amour absolu.
Écrit à l’instant et à l’instinct, ce livre authentique et émouvant est également un témoignage de société, brutal et sans concession, où relate dans un suspens tragique, des secrets inavoués, des dizaines de souvenirs drôles et touchant, légers ou pesants, mais toujours hors normes ; des morceaux de vie semblant extraits d’un roman populaire et pourtant bien réels, un va-et-vient continue entre le futile et l’infiniment grave, où l’on frôle parfois l’ombre du mystique, de l’irréel, de l’inexplicable.
Les deniers mots de Patrick Sébastien pour sa mère seront : Tu m’appelles en arrivant ? Cette phrase, Patrick Sébastien l’a entendue depuis sa majorité, chaque jour où il prenait la route. Aujourd’hui, Patrick Sébastien sent que sa mère décédée n’a jamais été aussi proche et qu’elle l’a bien appelée en arrivant dans l’au-delà. Patrick Sébastien signe là un message d’espoir et une autobiographie qui fait du bien.
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 Le Sénat Italien vote une loi restreignant le droit de mourir |
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ROME, 26 mars 2009 (AFP) - Le Sénat italien a adopté jeudi en première lecture une loi interdisant aux patients en fin de vie de demander l'arrêt de leur alimentation, un mois et demi après la mort d'Eluana, l'Italienne dans le coma pendant 17 ans dont la famille avait obtenu en justice le droit de mourir.
Le Sénat a adopté par 150 voix pour, 123 contre et 3 abstentions, les trois premiers articles de cette loi qui interdit aux malades de demander dans un "testament biologique" que leurs médecins arrêtent leur alimentation et leur hydratation artificielles lorsqu'ils seront en fin de vie.
Des peines allant de cinq à quinze ans de prison sont prévues pour les médecins qui violeraient cette disposition.
La loi doit maintenant être examinée par la Chambre des députés où la droite dispose de la majorité absolue, comme au Sénat.
"Ce texte est anticonstitutionnel et inutile", a estimé jeudi Umberto Veronesi, célèbre cancérologue et sénateur du Parti démocrate (Pd, centre gauche).
Si les députés approuvent le texte en l'état, "nous serons contraints de lancer une procédure de référendum" pour obtenir son annulation, a-t-il averti.
Le père d'Eluana Englaro a qualifié la loi de "barbare" dans un entretien avec La Stampa. Il a estimé que "l'Etat se substituait à Dieu".
Chacun "devrait avoir le droit d'exprimer ses propres choix dans un +testament+. Personne ne peut décider à ma place, pas même l'Etat", souligne-t-il.
Au terme d'un combat judiciaire de plus de 10 ans, Beppino Englaro avait obtenu le droit d'arrêter l'alimentation artificielle de sa fille, une décision confirmée par la Cour de cassation en novembre.
La mort d'Eluana le 9 février a été vivement condamnée par le Vatican et l'Eglise catholique italienne qui ont fait campagne contre sa mort avec le soutien de la droite et du chef du gouvernement, Silvio Berlusconi.
Le décès était survenu alors que le Sénat était réuni pour adopter en urgence un projet de loi qui aurait contraint ses médecins à recommencer à la nourrir.
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 Le dossier de Chantal Sébire définitivement clos |
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FRANCE, 23 mars 2009 (AFP) - Le parquet de Dijon a classé sans suite l'enquête pour "provocation au suicide" ouverte après le décès de Chantal Sébire, une mère de famille de 52 ans atteinte d'une tumeur incurable et qui demandait l'euthanasie, a annoncé lundi à l'AFP le procureur de la République. Lire la suite l'article
"J'ai définitivement clos aujourd'hui (lundi) le dossier de Chantal Sébire et classé sans suite pour auteur inconnu, l'enquête ouverte en juin (2008) du chef de provocation au suicide" a déclaré Jean-Pierre Alacchi, procureur de Dijon.
Selon lui "les nombreuses investigations n'ont en effet rien apporté, aucune personne - membres de la famille, auxiliaire de vie, médecin de famille et avocat de Mme Sébire - et aucun laboratoire n'a pu être mis en cause".
D'autre part "la disparition" dans les locaux de l'hôpital de Dijon - "de quinze des vingt scellés du dossier, constatée en avril 2008, et dont le caractère intentionnel n'a pu être démontré", a nui au bon déroulement de l'enquête, a poursuivi le procureur de Dijon.
Chantal Sébire souffrait d'une tumeur douloureuse qui lui déformait cruellement le visage, et avait sollicité en vain de la justice le droit de recourir à l'euthanasie.
Son calvaire, largement médiatisé, avait suscité une forte émotion dans l'opinion publique et suscité un débat intense en France qui avait conduit le gouvernement à charger le député UMP Jean Leonetti d'une mission afin d'évaluer la loi de 2005 sur la fin de vie.
Dans sa conclusion, la mission avait refusé de "reconnaître un droit à la mort" et proposé des aménagements visant à améliorer la fin de vie, tels que des congés payés d'accompagnement ou une meilleure formation des médecins aux soins palliatifs.
Chantal Sébire avait été retrouvée morte à son domicile de Plombières (Côte-d'Or) le 19 mars 2008, après avoir absorbé une "dose mortelle" de barbiturique, accréditant la thèse d'un suicide.
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 Le Luxembourg devient le 3ème pays européen a légaliser l'euthanasie |
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LUXEMBOURG, 17 mars 2009 (AFP) - Le Luxembourg est devenu mardi le troisième pays de l'Union européenne à légaliser l'euthanasie, après les Pays-Bas et la Belgique, avec l'entrée en vigueur d'une loi à l'origine d'une réduction des pouvoirs du souverain luxembourgeois.
"N'est pas sanctionné pénalement et ne peut donner lieu à une action civile en dommage et intérêts le fait par un médecin de répondre à une demande d'euthanasie ou d'assistance au suicide", stipule la loi promulguée lundi par le chef de l'Etat, le grand duc Henri, et publiée mardi au journal officiel luxembourgeois
Adoptée en seconde lecture par les députés luxembourgeois le 18 décembre, le texte avait suscité l'opposition du grand duc, qui avait menacé de ne pas le signer en raison de ses profondes convictions catholiques.
Pour contourner les réticences du monarque et éviter une crise institutionnelle majeure, le parlement luxembourgeois a dû modifier la Constitution et réduire les pouvoirs du souverain.
Le souverain n'a plus comme par le passé à "sanctionner" les lois pour les valider, mais il se contente de les "promulguer", sans que cela ait valeur d'assentiment. Cette réforme a fait évoluer le Luxembourg vers une monarchie purement protocolaire, ce à quoi le grand duc lui-même aspirait.
Dans l'Union européenne, seuls les Pays-Bas et la Belgique avaient légalisé l'euthanasie, sous certaines conditions, en 2002.
En Suisse, un médecin peut fournir à un malade condamné et désirant mourir une dose mortelle d'un médicament qu'il prendra lui-même.
Dans l'Union européenne, certains pays comme l'Italie et la France interdisent l'euthanasie, mais autorisent une forme d'aide à la mort.
Toute forme d'euthanasie ou de mort assistée est en revanche interdite dans des pays comme la Grèce, la Roumanie, l'Irlande ou la Pologne.
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 Debbie Purdy : Rejet de l'appel |
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LONDRES, le 19 février 2009 (AFP) Une Britannique atteinte de sclérose en plaque, qui envisage une euthanasie en Suisse, a essuyé aujourd'hui un rejet par la Cour d'appel de sa demande de clarification de la loi britannique sur le suicide assisté.
Debbie Purdy, âgée de 45 ans, voudrait savoir si son mari, le violoniste cubain Omar Puente, risque d'être poursuivi en justice s'il l'aide à se rendre dans un pays où le suicide assisté est légal et à y être euthanasiée.
Mais les trois juges de la Cour d'appel britannique ont estimé que Mme Purdy ne pouvait recevoir de telles assurances.
"Malgré notre sympathie pour la terrible situation dans laquelle se trouvent Mme Purdy et M. Puente, cet appel doit être rejeté", ont déclaré les juges, confirmant une décision précédente de la Haute cour.
Les juges ont estimé que seul le Parlement britannique pouvait changer ou apporter des précisions à la législation.
Mme Purdy a dit à plusieurs reprises qu'elle avait l'intention de se rendre en Suisse et de prendre une dose mortelle de barbituriques prescrits par les docteurs de l'association suisse Dignitas pour mettre fin à ses jours si ses conditions de vie devenaient insupportables
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 Dés députés UMP proposent de légaliser l'euthanasie |
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PARIS, 19 février 2009 (Le Figaro) - Mécontents des conclusions du récent rapport Léonetti, des parlementaires de la majorité souhaitent que l'euthanasie soit autorisée et encadrée par la loi.
«Mettre un terme à l'hypocrisie qui existe en France et permettre à ce qui a lieu dans l'ombre d'être réglementé et contrôlé.» C'est ce que souhaite une dizaine de députés UMP en déposant une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie, et qu'a pu se procurer mercredi lefigaro.fr.
Pour ces parlementaires de la majorité, le rapport Léonetti demandé par Nicolas Sarkozy suite au suicide de Chantal Sébire et publié en novembre dernier ne va pas assez loin. Ses conclusions préconisaient notamment un meilleur recours à la sédation terminale, c'est-à-dire à l'administration de sédatif pour endormir le patient, ainsi que le développement des soins palliatifs.
«Le problème des soins palliatifs est qu'ils peuvent durer des semaines voire des mois, soit autant de temps de souffrance pour le malade», explique le premier signataire de la proposition de la loi, le député André Wojciechowski, contacté par lefigaro.fr. Et les cosignataires de souligner que «d'autres pays, proches de nous, ont ouvert la voie» à l'euthanasie, citant les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Danemark ou encore la Grande-Bretagne.
«On ne peut pas indéfiniment fermer les yeux face à une tendance qui se propage si rapidement, répètent les cosignataires. Les mœurs évoluent et aujourd'hui, l'euthanasie (…) représente la seule issue possible des malades incurables qui souhaitent cette solution.» Le député André Wojciechowski espère donc relancer au Parlement le débat sur l'euthanasie. «Pourquoi celui qui souffre, celui qui a mal, et qui ne veut plus être un légume, ne peut-il pas demander à un médecin le droit de mourir dignement ?», s'interroge-t-il.
En pratique, les députés proposent donc que chaque demande d'euthanasie soit soumise à un conseil pluridisciplinaire, composé de praticiens concernés (oncologues, psychiatres, médecin traitant), des proches éventuellement (une à deux personnes dans le premier cercle familial) et du patient. Si la demande est refusée, le patient est orienté vers des soins palliatifs. Si elle est acceptée, «l'euthanasie est réalisée sans poursuites pour les personnes concernées par l'exécution de la décision», autrement dit pour le personnel médical.
Neuf Français sur dix favorables à l'euthanasie
Une proposition saluée par l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD). «Ça me semble aller dans le bons sens, et cela montre que la question dépasse de plus en plus le clivage droite-gauche», se réjouit le président de l'ADMD Jean-Luc Romero, contacté par lefigaro.fr.
En mars 2008, un sondage Ifop pour Paris-Match révélait que 91% des Français se disaient «favorables à la possibilité pour les personnes atteintes de maladies incurables de demander l'euthanasie». Lors de la dernière campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s'était prononcé en faveur des soins palliatifs, mais était allé fermement à l'encontre de l'euthanasie (vidéo ci-dessous). «Nous n'avons pas le droit d'interrompre volontairement la vie», affirmait-il.
En novembre dernier, le sénateur (UMP) Alain Fouché avait déposé une proposition de loi similaire, afin d'autoriser l'euthanise active. Une proposition que la commission des affaires sociales du Sénat avait préféré laisser de côté, et ne pas inscrire à l'ordre du jour.
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 Fin de vie : l'allocation à l'accompagnement est un "cache-misère" (ADMD) |
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PARIS, 17 février 2009 (AFP) - L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a estimé que l'allocation quotidienne pour permettre à une personne d'accompagner à domicile un proche mourant, votée à l'unanimité mardi par l'Assemblée, était un "cache-misère" qui aura peu de bénéficiaires.
L'Assemblée a adopté mardi une proposition de loi cosignée par la droite et la gauche, créant une allocation quotidienne de 49 euros, pendant trois semaines maximum, pour permettre à une personne d'accompagner à domicile un proche en fin de vie.
L'ADMD, qui avait elle-même proposé une telle mesure, a regretté les conditions posées pour bénéficier du dispositif voté: "il faut que le patient accompagné puisse bénéficier d'un parcours palliatif et que l'équipe médicale accepte le retour au domicile", a-t-elle notamment souligné.
"Avec 20.000 allocations, cela concernera moins de 4% des accompagnants de mourants", a estimé l'ADMD, qui a demandé "une allocation pour tous les accompagnants de tous les patients en fin de vie, sans condition d'accès aux soins palliatifs et financée intégralement par la solidarité nationale".
"Cette mesure n'est qu'un cache-misère et ne peut faire oublier combien en France, nous mourons mal", a ajouté l'association
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 L'ADMD salue la délivrance d'Eluana Englaro |
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PARIS, 10 février 2009 (AFP) - L'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), que préside Jean-Luc Romero, a salué mardi "la délivrance d’Eluana Englaro et de son père", après la mort lundi de la jeune femme en coma végétatif depuis 17 ans, dans une clinique d'Udine (Italie).
"Après des années d’acharnement thérapeutique pour elle et d’acharnement juridique pour lui, (ils) ont obtenu enfin pour elle la liberté de mourir en paix", a souligné le conseiller régional (DVD) d'Ile-de-France dans un communiqué.
L’ADMD "accuse le comportement scandaleux du gouvernement ultra conservateur de Silvio Berlusconi", qui, souligne le texte, "a voulu imposer ses conceptions personnelles au détriment de l’intérêt général et de la volonté d’une famille".
Elle "regrette les manifestations de haine de ceux qui prétendent parler pour les autres", et déplore par ailleurs "les nouveaux dérapages du Pape et du Vatican qui interviennent de manière outrancière dans les affaires des Etats et parlent d’assassinat lorsqu’il s’agit de respecter le destin d’une malheureuse enfant".
"En France, ces comportements inadmissibles n’auraient pas existé", note l'ADMD, puisque la loi de 2005 permet la sédation palliative terminale - qui cependant "comporte encore une période d’agonie de 5 ou 10 jours, souvent insupportable pour le mourant et ses proches".
"A la lumière de ce tragique événement italien, l’ADMD réaffirme le droit des femmes et des hommes de notre pays à disposer de leur propre vie et à rester maîtres de leur propre fin de vie".
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Italie : Solution en vue pour une femme qui a obtenu le droit de mourir |
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ROME, 21 janvier 2009 (AFP) - La région du Piémont (nord de l'Italie) s'est dit prête mercredi à accompagner les derniers jours d'une femme dans un état végétatif et qui a obtenu le droit de mourir en justice, malgré les mises en garde du gouvernement, dans une interview à la Repubblica. "L'histoire tragique d'Eluana est devenue, d'un point de vue juridique et humain, insupportable dans un pays civilisé", a déclaré la présidente de la région Mercedes Bresso, membre du Parti démocrate (centre gauche).
La responsable régionale a invoqué notamment à l'appui de sa décision "la longue bataille juridique à l'issue de laquelle les droits d'un père ont été piétinés". Le père d'Eluana Englaro, dans le coma depuis 17 ans à la suite d'un accident de voiture, a obtenu le droit de cesser l'alimentation et l'hydratation de sa fille devant la justice italienne avec une décision définitive de la Cour de cassation rendue le 13 novembre.
Mais depuis cette date, la région de Milan (nord) où la jeune femme est hospitalisée a refusé de permettre que les établissements sous son contrôle mettent en oeuvre cette décision. Plusieurs autres régions contactées par la famille d'Eluana, qui avaient dans un premier temps accepté d'accueillir la malade pour qu'il soit mis fin à ses jours, se sont finalement récusées, en particulier après une mise en garde du ministre de la Santé Maurizio Sacconi. Le ministre a adressé à la mi-décembre une directive aux hôpitaux publics et subventionnés interdisant l'arrêt de l'alimentation artificielle de la jeune femme. Dans le cas contraire, il a agité la menace de "conséquences inimaginables".
La présidente de la région a aussi justifié sa décision par une "éthique laïque" alors que l'église catholique italienne a multiplié les déclarations contre le "débranchement" d'Eluana. "Nous sommes peut être à la fin d'une barbarie inutile", a réagi le père d'Eluana, Beppino Englaro, dans le quotidien La Stampa, remerciant la présidente du Piémont qui a compris "notre drame".
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Dans le cadre du réexamen de la loi de bioéthique du 6 août 2004, le Conseil d'Etat a souhaité entendre la position de l'ADMD au sujet de la fin de vie. Aussi, Jean-Luc Romero sera-t-il auditionné le mardi 13 janvier 2009.
Notons que les états généraux de la bioéthique qui se dérouleront durant l'année 2009 seront l'occasion d'imposer le sujet de la fin de vie dans les débats. Les délégués de l'ADMD seront alors en première ligne.
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 Nadine Morano, secrétaire d'état à la famille reçoit Jean-Luc Romero |
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Nadine Morano recevra Jean-Luc Romero, jeudi 8 janvier 2009, afin d'évoquer l'action de l'ADMD.
Notons que la secrétaire d'Etat à la famille s'est déclarée personnellement en opposition avec les conclusions de la mission d'évaluation conduite par Jean Leonetti.
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 Italie : Eluana Englaro obtient le droit de mourir |
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En Italie, le débat sur la fin de vie fait rage, notamment à propos d’une jeune femme aujourd’hui âgée de 37 ans. Eluana est plongée dans le coma depuis 17 ans. Une décision de justice vient d’autoriser de la transférer dans une clinique pour accompagner la jeune femme vers la mort, et ainsi stopper son alimentation. Mais le gouvernement a rappelé que cette action est hors la loi.
Depuis des années, l’Italie est divisée sur le cas d'Eluana. Après un accident de voiture, cette jeune femme a été plongée dans le coma. Et ce, maintenant depuis dix-sept ans. Après plusieurs recours en justice, la famille d'Eluana vient d’obtenir le mois dernier l'autorisation de débrancher la sonde qui la maintient en vie.
Malgré cette décision, le débat continue entre l'Eglise, le gouvernement et les médecins. Le gouvernement, par le biais du ministre de la Santé, a annoncé il y a quelques jours que d’arrêter d’alimenter une personne en état végétatif est hors la loi. Seulement, dans le cas d’Eluana, une décision de justice a été prise. Et il est impossible d’aller à son encontre. Le Vatican s’est également exprimé sur le sujet et a jugé que cette décision s’apparentait à de l’euthanasie. Enfin, plusieurs cliniques ont également refusé d’accueillir Eluana dans leur établissement.
Les parents de la jeune femme aujourd’hui âgée de 37 ans ont enfin trouvé une structure qui accepte d'accompagner la jeune femme vers la mort... Et le père de la jeune femme a demandé, pour sa part, à tous de respecter la douleur de la famille et de cesser le débat.
Europe 1 - 21/12/2008
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LUXEMBOURG (AFP) - 18 décembre 2008 18h11
Les députés luxembourgeois se sont à nouveau prononcés jeudi en faveur de la légalisation de l'euthanasie, en adoptant un texte auquel s'oppose le souverain national, soutenu par le pape Benoît XVI, et qui a soulevé les passions dans le pays.
A l'issue d'un débat de plus de cinq heures, les élus ont adopté le projet de loi, avec une majorité de 31 voix pour, 26 contre et trois abstentions.
Le texte, lorsqu'il entrera en vigueur, doit faire du Grand-Duché le troisième pays de l'Union européenne à légaliser l'euthanasie après les Pays-Bas et la Belgique. Mais sa validation pourrait prendre du temps car la situation juridique est compliquée.
Le vote intervenu jeudi est un vote en première lecture seulement, le texte voté en première lecture en février ayant été substantiellement amendé entre-temps à la demande du Conseil d'Etat, qui fait office de seconde chambre parlementaire au Luxembourg.
La Chambre des députés a elle-même estimé jeudi pouvoir se dispenser d'une deuxième lecture, étant donnée la lecture intervenue en février, mais le Conseil d'Etat doit encore avaliser cette dispense.
Si le Conseil d'Etat ordonne une deuxième lecture, elle ne pourrait pas intervenir avant mars.
Une fois achevé le parcours parlementaire, il restera aussi au souverain national, le grand-duc Henri, à promulguer la loi, ce qui pourrait prendre du temps car en parallèle, un processus a été engagé pour réduire ses pouvoirs.
Le monarque, très catholique, a créé un début de crise institutionnelle dans le pays en annonçant début décembre par avance qu'il ne signerait pas cette loi pour des raisons de conscience. |
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 L'acteur Carl Ridders s'est fait euthanasier |
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RTBF.info - 08.12.08 - 13:49 L'acteur et metteur en scène Carl Ridders, qui souffrait depuis plusieurs années d'une maladie neuromusculaire incurable, est décédé dimanche par euthanasie à son domicile anversois, à l'âge de 50 ans, a indiqué lundi la VRT.
Carl Ridders, de nationalité néerlandaise, a mené la majeure partie de sa carrière en Flandre, où il était une figure connue de Ketnet, la chaîne pour enfants de la radio-télévision de service public VRT. Il avait également effectué plusieurs apparitions dans des séries télévisées diffusées sur la chaîne commerciale VTM.
Au cinéma, il a endossé le rôle de Claude dans le film d'Hugo Claus "Le Sacrement". L'acteur se faisait aussi comédien et metteur en scène pour des pièces de Jean Genet. C'est lui également qui a scénarisé et scénographié une adaptation du Roi des aulnes, monologue de Michel Tournier.
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Le député PS Manuel Valls a annoncé la présentation, mercredi, au groupe PS de l'Assemblée, d'une proposition de loi "visant à encadrer l'aide active à mourir", au lendemain de la remise du rapport de Jean Leonetti (UMP) sur la fin de vie excluant la légalisation de l'euthanasie.
Evoquant, dans un communiqué, les "réelles avancées" de la mission Leonetti, M. Valls considère qu'elles "restent néanmoins insuffisantes pour toutes les personnes en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable".
"Tout en limitant l'application de l'euthanasie aux personnes en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable", la proposition de l'élu socialiste "l'autorise même si les souffrances peuvent être apaisées". Le député de l'Essonne indique s'être appuyé sur "les propositions de l'Association droit de mourir dans la dignité (ADMD)".
"Considérant que le législateur ne peut se défaire de ses compétences et laisser la jurisprudence dire le droit au cas par cas, il convient donc qu'il assume sa responsabilité en encadrant strictement l'aide active à mourir", ajoute M. Valls.
Cette proposition de loi a très peu de chances d'aboutir: elle doit encore être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée soit par le gouvernement, ce qui est très peu probable pour un texte de l'oppposition, soit par le groupe PS dans une de ses "niches" (séances réservées à un groupe parlementaire). Dans ce dernier cas, son adoption nécessite l'adhésion d'une grande partie de la majorité.
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Henriette Martinez, députée des Hautes-Alpes, fait part de sa déception sur le rapport Leonetti |
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PARIS, 2 décembre 2008 (AFP) - La députée UMP Henriette Martinez a fait part de sa "déception" au sujet du rapport présenté mardi par son collègue Jean Leonetti, le qualifiant même de "statu quo".
Dans un communiqué, Mme Martinez se dit "déçue par le rapport d'évaluation" qui "n'apporte rien et ne répond pas aux deux principaux problèmes posés par l'application de la loi".
"Premièrement, la décision d'arrêt des soins reste au final du ressort des médecins malgré la volonté clairement exprimée du malade en fin de vie", et "deuxièmement, l'arrêt des soins et le principe du laisser mourir relèvent de l'hypocrisie et conduisent à des souffrances inutiles", ajoute la députée.
"Ainsi, la loi Leonetti reste une loi qui protège les médecins mais ce n'est pas une loi pour aider les malades en fin de vie à mourir dans la dignité et le respect de leur dernière liberté", ajoute Mme Martinez, déplorant que "90% des Français qui souhaitent légaliser l'euthanasie (...) ne soient pas entendus".
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 Alain Fouché, sénateur de la Vienne, dénonce les insuffisances du rapport Leonetti |
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La mission conduite par Jean LEONETTI sur la fin de vie rend aujourd’hui ses conclusions, véritable fin de non-recevoir aux attentes exprimées par les malades et leurs familles. Considérant que « sa » loi de 2005 est parfaite, M. LEONETTI réaffirme le droit au « laisser mourir » les malades dans les pires souffrances.
Seule innovation, il propose la création d’un observatoire des pratiques médicales de la fin de vie – ce qui revient à dire « vous continuerez de souffrir mais on vous observera ! » - et l’instauration d’un congé d’accompagnement au profit des proches, concession bien minime aux demandes de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.
Conclusion : ce rapport est un « non-rapport » puisqu’il ne préconise rien de majeur alors même qu’il faut aller plus loin et légaliser, enfin, l’aide active à mourir dans le respect des consciences et des libertés, et assortie de toutes les garanties nécessaires, en particulier médicales, comme l’affirme la proposition de loi n° 65 que j’ai déposée et que 17 sénateurs ont, à ce jour, cosignée.
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Fin de vie : le rapport Leonetti refuse la légalisation de l'euthanasie
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PARIS, 2 décembre 2008 (AFP) - Le rapport que va présenter mardi Jean Leonetti, au nom de la mission chargée d'évaluer la loi de 2005 sur la fin de vie, refuse la légalisation de l'euthanasie et propose des aménagements tels qu'un observatoire des pratiques, un congé d'accompagnement et des médecins référents.
La mission, mise en place en mars suite à l'affaire Chantal Sébire, du nom de cette femme défigurée par une tumeur qui avait demandé qu'on l'aide à mourir et qui s'était suicidée, a entendu 74 personnes au cours de 59 auditions et s'est rendue dans quatre pays européens, dont trois où l'euthanasie est légalisée.
Elle indique qu'elle "se refuse à reconnaître un droit à la mort", veut faire mieux connaître la loi du 22 avril 2005 selon elle "mal appliquée", et préconise "de mieux prendre en compte les intérêts et les droits des malades en fin de vie".
A cet égard, elle suggère la création d'un "observatoire des pratiques médicales de la fin de vie" chargé de "faire connaître la législation" et d'étudier "la réalité des situations médicales".
L'offre de soins palliatifs devait être développée, avec des unités dans chaque région d'ici janvier 2010 et dans chaque département d'ici 2013. Les médecins devraient être mieux formés aux soins palliatifs, avec la création de chaires spécialisées dans les facultés de médecine.
Des "médecins référents en soins palliatifs" pourraient intervenir "dans les cas litigieux ou les plus complexes".
Un "congé d'accompagnement", d'une durée de 15 jours, pourrait être mis à l'étude "à titre expérimental", sous la forme de "congés payés".
Le rapport refuse l'idée d'une légalisation de l'euthanasie. "C'est avec une extrême prudence qu'il convient de recevoir une demande de mort quand on peut suspecter que ce que dit le patient ne l'est pas de façon volontaire et éclairée", souligne-t-il.
Il note à propos de la "procédure pénale d'exception" demandée par des députés et certaines associations que "la justice est d'ores et déjà en mesure d'utiliser les ressources de la procédure pénale pour absoudre ou juger avec mansuétude en fonction de chaque situation".
Il fait valoir que le droit en vigueur n'incrimine pas l'aide au suicide, pour autant qu'il s'agisse d'un "acte de complicité" : donc "le fait de fournir à quelqu'un qui a la volonté de se suicider les moyens de le faire n'est pas incriminé par la loi".
Mais, rappelle le rapport, "le fait de donner la mort à un tiers sur sa demande constitue un homicide volontaire".
Outre le député UMP des Alpes-Maritimes, la mission comprenait les députés Gaëtan Gorce (PS), ancien président de la commission sur la fin de vie, Michel Vaxès (PCF) et Olivier Jardé (Nouveau Centre).
Gaëtan Gorce, qui défend le principe d'une "exception" pour des cas comme celui de Chantal Sébire, a indiqué dès avant la publication du rapport qu'il jugeait ses propositions "insuffisantes", même si elle constituent "une amélioration du droit existant".
A cet égard, Jean Leonetti a tenu à rappeler que les députés "qu'il a voulu associer à cette mission" l'ont accompagnée "à titre personnel" et que le contenu du rapport "n'engage que le rapporteur".
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La Cour de cassation italienne a accédé jeudi à la demande d'un père qui souhaitait débrancher les appareils qui maintiennent en vie sa fille tombée dans le coma il y a 16 ans. Le cas d'Eluana Englarole, qui avait été victime d'un accident de la route en 1992 et est aujourd'hui âgée de 37 ans, passionne et divise l'Italie depuis le mois de juillet.
En première instance, un tribunal de Milan avait estimé que l'état de la jeune femme était irréversible et pris note qu'elle avait fait savoir avant son accident qu'en pareil cas elle préférerait mourir plutôt que d'être maintenue en vie. Conformément aux réquisitions du parquet, la Cour de cassation a jugé irrecevable l'appel interjeté contre ce jugement autorisant Beppino Englarole à laisser mourir sa fille.
Les partisans de l'euthanasie ont salué la décision "historique" de la Cour, qui couronne un combat judiciaire de dix ans de la part de Beppino Englarole. Le Vatican et la classe politique catholique estimaient que faire droit à la demande du père de la jeune femme reviendrait à justifier l'euthanasie, qui est illégal en Italie.
Source : Le JDD.fr
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 Hannah Jones :
Angleterre à fendre le coeur |
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Elle a 13 ans et bouleverse l'Angleterre. Hannah Jones vit dans les environs d'Hereford, dans l'ouest du pays, et est condamnée par une grave maladie. Seule une greffe du coeur pourrait la sauver, mais elle vient de la refuser.
Les parents veulent respecter le choix de leur fille qui souhaite mourir chez elle, entourée des siens, plutôt que de subir une transplantation cardiaque, qui constitue pourtant son unique chance de survivre. Mais Hannah en a assez des hôpitaux, des médecins, des médicaments et veut profiter de ses derniers instants. Et la jeune fille a mûrement réfléchi. "Il y a beaucoup trop de risques, et même si je les prends, il pourrait y avoir une issue négative et je pourrais être plus mal en point après l'opération que maintenant. J'ai trop de mauvaises expériences dans les hôpitaux, je ne veux pas y retourner pour un long séjour, ça n'a pas de sens pour moi", a-t-elle expliqué à la chaîne de télévision Sky News.
Les autorités britanniques ont d'abord voulu contraindre la famille à emmener leur fille à l'hôpital pour qu'elle se fasse opérer. Mais, après avoir parlé avec Hannah, les responsables de la protection de l'enfance ont finalement abandonné tout recours.
Hannah a 5 ans quand on lui diagnostique une leucémie. Elle enchaîne alors les chimiothérapies, un traitement contre le cancer très lourd qui endommage son coeur. Il ne fonctionne désormais plus qu'à 10% de ses capacités.
Maintenant qu'elle est libre, Hannah a un rêve : retourner à Disneyland. Le problème est qu'aucune assurance n'a accepté de la prendre en charge. Les parents de la jeune fille espèrent qu'un organisme finira par faire un geste. Selon les médecins, il ne lui reste plus que six mois à vivre.
Source : M6.fr
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PARIS (AFP) — Quelques centaines de personnes, venues de France et de l'étranger, ont participé à un "rassemblement militant" pour le lancement de la première "Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité", dimanche sur le parvis du Trocadéro à Paris, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Nous avons choisi cette date du 2 novembre parce que c'est le jour des morts et que la mort n'appartient à personne, et pas spécialement à l'Eglise", a lancé Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) et conseiller régional d'Ile-de-France.
L'Alliance pour les droits de la vie (ADV) avait dénoncé jeudi comme une "profanation" la décision de l'ADMD d'organiser dimanche, jour des morts, cette journée pour la légalisation de l'euthanasie.
Ce rassemblement est venu conclure le 17e congrès mondial de la "Fédération mondiale des sociétés pour le droit de mourir" qui regroupe 44 associations de 24 pays et qui s'est tenu à Paris jeudi et vendredi.
Les manifestants qui demandent que leur soit accordée "leur ultime liberté", arboraient une écharpe bleue et blanche au logo de l'ADMD.
Parmi eux, le sénateur UMP Alain Fouché, ex-président du conseil général de la Vienne, a annoncé qu'il allait déposer devant le Sénat une proposition de loi sur l'aide à mourir. "L'opinon publique souhaite que les textes changent", a-t-il assuré. Plusieurs personnalités sont venues apporter leur soutien à la démarche des associations.
"Chacun a le droit de juger du moment où il ne se supporte plus sur la terre", a déclaré l'écrivain Benoîte Groult.
"Le moment de la mort est peut-être le moment de la vie le plus important car il sublime notre existence", a commenté Noëlle Châtelet, comédienne et écrivain, soeur de l'ancien premier ministre Lionel Jospin, et qui a raconté dans son livre "La Dernière Leçon" en 2004, l'apprentissage difficile de la mort auprès de sa mère.
Le dessinateur humaniste Piem a souligné pour sa part que "parler de la mort, c'est parler de la vie" et que "la douleur est inutile pour l'achèvement de la vie". La chanteuse Stone (Stone et Charden) a exprimé sa solidarité aux participants.
Quelque 34 manifestations - réunions publiques, distribution de tracts etc - devaient également se dérouler dimanche dans de nombreuses villes de province pour marquer cette journée mondiale selon l'ADMD qui revendique près de 46.000 membres.
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 Journée pour la légalisation de l'euthanasie le 2 novembre, Jour des morts |
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PARIS - 17/10/2008 - MÉDECINE-EUTHANASIE - 15h56
PARIS - "Vers la reconnaissance de notre ultime liberté": l'association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) organise le 2 novembre la "première journée mondiale" pour la légalisation de l'euthanasie, à l'issue du congrès mondial de sa fédération.
"La date est symbolique, on parlera de la mort d'une autre manière, avec la liberté de maîtriser nos derniers moments", a souligné vendredi devant la presse Jean-Luc Romero, le président de l'association, conseiller régional d'Ile-de-France.
Cette journée, avec rassemblement sur le parvis des Droits de l'homme et manifestations en province, clôturera le 17ème congrès mondial (30 octobre-2 novembre) de la "Fédération mondiale des sociétés pour le droit de mourir", qui regroupe 48 associations de 24 pays.
Une réunion publique se tiendra le 31 octobre à l'Hôtel de ville à l'occasion de ce congrès.
Le congrès et la Journée arrivent "dans un moment de grande colère au sein de l'ADMD", a souligné M. Romero.
Il a estimé que les travaux de la commission Leonetti, réunie pour faire le point sur la loi de 2005 sur le sujet, ne devraient déboucher que "sur du vent". La commission devrait suggérer la création d'un "observatoire de fin de vie" et une définition du statut d'accompagnant.
"Ce sont de petites avancées" dont nous sommes "contents", a-t-il dit, mais cela "ne répond pas au défi". Selon lui 80% des Français sont pour une légalisation de l'euthanasie.
Il a noté que parmi les nombreux seniors qui se suicident - les plus de 60 ans représentent plus du tiers des décès - 40% le faisaient "par pendaison". Rien à voir avec "une mort apaisée", a-t-il dit.
M. Romero s'est élevé aussi contre le "harcèlement" dont étaient victimes les proches de personnes qui avaient demandé qu'on les aide à mourir. "L'affaire Sébire va être classée, il est temps", a-t-il souligné. Chantal Sébire s'est suicidée il y a six mois, après avoir sollicité en vain de la justice le droit de recourir à l'euthanasie.
Il a noté que les parents de Rémy Salvat - un handicapé qui s'est suicidé - avait mis près de trois semaines à récupérer le corps de leur fils pour l'incinérer, et que les poursuites avaient fait de la mère de Vincent Humbert "une vraie martyre".
L'ADMD, créée en 1980, compte aujourd'hui près de 46.000 membres. Selon M. Romero, la fédération mondiale représente pas loin d'un million de personnes.
Les événements organisés par l'ADMD sont regroupés sur un site : www.ultimeliberteparis2008.fr.
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 Le gouvernement espagnol entame une réfléxion sur l'euthanasie |
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MADRID - 07/06/2008 - MÉDECINE-EUTHANASIE - Monde (FRS) - AFP
Le gouvernement socialiste espagnol va se pencher sur une possible légalisation du suicide assisté, qui pourrait avoir lieu d'ici 2012, a déclaré le ministre de la Santé Bernat Soria dans un entretien à El Pais de dimanche.
Le ministère de la Santé et celui de la justice vont "entamer une réflexion confidentielle avec une équipe d'experts sur le suicide assisté", a déclaré M. Soria.
En Espagne, l'euthanasie n'est pas autorisée, mais la loi reconnaît aux malades le droit de refuser d'être soignés. Un éventuelle légalisation du suicide assisté pourrait s'appliquer aux personnes malades qui ne sont pas nécessairement en fin de vie.
Ce comité "offrira des éléments suffisants pour qu'une décision politique soit prise" pour réformer le code pénal espagnol qui incrimine le fait d'aider au suicide, selon M. Soria, qui "n'exclue pas" que cette décision intervienne au cours de cette législature, qui s'achève en 2012.
Ce projet s'inscrit dans un plan de réforme poursuivi par le gouvernement de la loi sur la "mort digne".
Le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero entend modifier la norme actuelle pour que "le droit du patient soit un droit réel", a déclaré M. Soria, estimant que cette mort devait arriver sans douleur et que, si les textes actuels le permettent en théorie, l'application est différente.
"Si vous prenez les lois telles qu'elles sont aujourd'hui, il est probable qu'il n'est pas besoin d'en faire une autre pour garantir que les gens meurent sans douleur. Or, nous savons que les gens meurent dans la douleur, ce n'est pas possible", a déclaré le ministre.
La réforme va prévoir notamment une meilleure information du malade, a déclaré M. Soria, qui espère que la réflexion sur le suicide assisté ne ralentira pas cette réforme.
Le gouvernement Zapatero envisage aussi actuellement, outre la réforme de la loi sur la fin de vie, de modifier celle sur l'avortement, un projet qui a provoqué la "tristesse" du Vatican.
L'euthanasie est légalisée à l'heure actuelle dans un nombre restreint de pays européens, dont les Pays-Bas et la Belgique.
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 France Culture, émisison sur l'euthanasie à réecouter |
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Jeudi 24 juillet avait lieu l'émisison Contre-expertise, consacrée à l'euthanasie.
Vous pouvez réécouter l'émission en cliquant ici.
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 Conférence-Débat d'Alternative Libérale sur le droit de mourir dans la dignité, avec Jean-Luc Romero, mercredi 9 juillet 2008 |
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Alternative Libérale organise une conférence débat sur l'euthanasie mercredi 9 juillet 2008 à 19h30 - 94 boulevard Flandrin - Paris 16ème - M° Dauphine. Jean-Luc Romero y sera l'invité à cette occasion. Alternative Libérale plaide pour le droit des malades à décider eux-mêmes, en toute conscience, de leur fin de vie. Entrée libre
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Romero (ADMD) favorable aussi bien aux soins palliatifs qu'à l'euthanasie |
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04/06/2008 19h51 - MÉDECINE-EUTHANASIE - Monde (FRS) - AFP
PARIS, 4 juin 2008 (AFP) - Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), a affirmé mercredi qu'il fallait aussi bien des soins palliatifs "auxquels chacun puisse accéder" que "la légalisation de l'aide active à mourir".
M. Romero était auditionné à l'Assemblée nationale par la Mission d'évaluation de la loi relative à la fin de vie présidée par Jean Léonetti, instigateur de la loi de 2005 sur le sujet.
"Nous sommes favorables à une législation qui marche sur ses deux pieds : des soins palliatifs auxquels chacun puisse accéder et la légalisation de l'aide active à mourir", a souligné M. Romero, martelant : "soins palliatifs et euthanasie sont complémentaires (...), l'un ne va pas sans l'autre".
Il s'est réjoui à cet égard de l'annonce attendue par le président de la République d'une augmentation des crédits pour le développement des soins palliatifs.
Pour le président de l'ADMD, "il faut fixer un cadre concernant la fin de vie tenant compte du respect de la liberté de la personne". "Aucun choix ne doit être imposé", a-t-il dit.
Dans la loi Leonetti, "un progrès incontestable", il a critiqué des "failles", évoquant notamment la sédation palliative terminale, qui "prive le patient de lucidité" et peut être "source de souffrance pour les proches". Il a regretté aussi l'absence de "fichier national des directives anticipées", c'est-à-dire des volontés qu'avaient exprimées les personnes.
M. Romero a plaidé aussi en faveur de la mise en place d'un observatoire des fins de vie permettant de "connaître clairement la situation".
Il a estimé, se basant sur les chiffres de la Belgique et des Pays-Bas où cette aide est légalisée, que quelque 2.500 à 10.000 personnes pourraient souhaiter user en France de l'aide à l'euthanasie.
L'ADMD, selon son président, compte 45.491 adhérents, répartis en 105 délégations départementales.
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 Mission Leonetti : Vidéos |
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 L'ADMD sera auditionnée le 4 juin prochain par la mission d'évaluation |
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Dans une lettre reçue au siège de l’ADMD le mardi 13 mai, Jean Leonetti informe notre président, Jean-Luc Romero, qu’il sera prochainement auditionné par la Mission d’évaluation de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie (mercredi 4 juin).
Merci à toutes celles et à tous ceux qui, par les lettres qu’ils lui ont fait parvenir, ont rappelé l’existence de l’ADMD à Jean Leonetti et lui ont prouvé, une fois encore, combien nous étions mobilisés en faveur de la loi de liberté qu’attendent des millions de Français.
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 Fin de vie : l'ADMD demande à être entendue par la mission d'évaluation |
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PARIS - AFP/07 mai 2008 17h03 - L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a demandé mercredi à être auditionnée par la mission d'évaluation de la loi Leonetti sur le droit des malades et la fin de vie.
La loi de 2005, dite Loi Leonetti, a instauré un droit au "laisser mourir" mais pas à l'euthanasie active. A la suite de l'affaire Chantal Sébire qui demandait qu'on l'aide à mourir, le député Jean Leonetti a été chargé d'une mission d'évaluation de la loi.
Le président de l'ADMD Jean-Luc Romero a envoyé une lettre au Premier ministre "afin de lui faire part de son inquiétude quant au manque de pluralisme de la mission (...), dont 3 membres sur les 4 ont déjà fait part de leur opposition à toute législation légalisant l'aide active à mourir", a indiqué l'association dans un communiqué.
"Par ailleurs, à ce jour, les seules personnes auditionnées sont des défenseurs de la législation actuelle", a ajouté l'ADMD.
"A n'entendre que les partisans du statu-quo, la France conservera un dispositif législatif largement imparfait qui a engendré des drames comme celui de Chantal Sébire", a-t-elle poursuivi, réclamant d'être entendue par la mission d'évaluation.
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Lettre de Jean-Luc Romero à François Fillon sur la mission d'évaluation de la Loi Léonetti |
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Paris, le 7 mai 2008
Monsieur le Premier Ministre,
Vous avez récemment confié au docteur Jean Léonetti, député des Alpes-Maritimes, une mission d’évaluation de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie. En effet, depuis plus de 20 ans, les Français se déclarent majoritairement favorables à une loi permettant, sous certaines conditions, une aide active à mourir. Le cas récent de Chantal Sébire a révélé l’imperfection de notre dispositif législatif actuel.
Je crains fort, monsieur le Premier ministre, que les membres de cette mission se contentent, comme déjà en 2005, de n’auditionner que les seuls partisans du maintien de la loi actuelle. En effet, interrogé, le docteur Léonetti ne semble pas disposé à recevoir les représentants de l’ADMD, forte pourtant de près de 45 500 adhérents actifs.
Pensez-vous, monsieur le Premier ministre, que les Français se contenteront cette fois-ci de conclusions dont les travaux préparatoires auront été menés sans aucun pluralisme ? Ne croyez-vous pas que cette méthode jetterait un total discrédit sur le rapport qui sera rendu par cette mission ?
Aussi, monsieur le Premier ministre, j’en appelle à votre sagesse pour que, quel que soit le résultat de cette évaluation, il ne soit pas entaché d’un grave et indépassable vice de forme.
Je vous prie d’agréer, monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.
Jean-Luc Romero
Président de l'ADMD
Télécharger la lettre en format pdf : Lettre Fillon 07-05-08.pdf
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 Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, réagit à la tribune de Jean-Paul Delevoye |
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Monsieur le Médiateur de la République,
C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance de votre récent Point de Vue publié dans le journal Le Monde. A travers vos mots, j’ai reconnu l’humanisme et le pragmatisme qui vous caractérisent. Je suis heureux que vous vous soyez exprimé sur ce sujet qui intéresse chacun d’entre nous.
Permettez-moi seulement d’appeler votre attention sur la charge qui pèserait finalement sur les juges s’ils devaient être amenés à trancher en faveur d’une exception d’euthanasie. L’appréciation d’un digne parcours de fin de vie, selon chacun d’entre nous, serait de nouveau soumise à une tierce personne, en l’occurrence un juriste, ce qui ne rapproche toujours pas les Français de la loi de liberté qu’ils réclament.
Par ailleurs cette voie impliquerait, avant l’éventuelle déclaration d’irresponsabilité du commettant, des poursuites judiciaires, des analyses psychologiques … autant de faits de procédure qui ont été ressentis par Marie Humbert, en son temps, comme une déclaration de culpabilité déguisée.
Naturellement, monsieur le Médiateur de la République, je serai très heureux de pouvoir évoquer ce sujet avec vous de vive voix.
Je suis à votre entière disposition et vous prie de croire, monsieur le Médiateur de la République, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Jean-Luc Romero
Président de l'ADMD
Télécharger la Lettre en format pdf : Lettre Romero-Delevoye.pdf
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 Lettre de Jean-Luc Romero à Jean Léonetti au sujet de la mission d'évaluation de la Loi Léonetti |
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Paris, le 28 avril 2008
Monsieur le Député,
Vous avez été chargé par le Premier ministre d’une mission d’évaluation de la loi n°2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie.
Vous savez naturellement combien les Françaises et les Français attendent une évolution de la loi actuelle afin de répondre à l’ensemble des parcours de fin de vie en tenant compte du choix individuel, dans un esprit républicain et laïque.
Le rapport que vous remettrez à l’issue de vos travaux sera apprécié non seulement au regard de ses conclusions, mais également de la pluralité des personnes auditionnées.
A cet égard, monsieur le Député, pourriez-vous me communiquer le calendrier de vos travaux et la liste des personnes reçues et à recevoir ?
Je vous prie de croire, monsieur le Député, à l’expression de mes sentiments les plus cordiaux.
Jean-Luc Romero
Directeur de la World Federation of Right to Die Societies
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 La chanteuse Stone, déléguée du 2ème ardt de Paris et Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, seront sur le plateau de Michel Drucker, dimanche 20 avril à partir de 14h dans l'émission "Vivement Dimanche" sur France 2 |
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 Mercredi 16 avril à 19h au Théâtre 12 dans le 12ème ardt de Paris : Réunion publique avec Laurent Fabius et Jean-Luc Romero |
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Mercredi 16 avril à 19h au Théatre 12
6-8 avenue Maurice Ravel, Paris 12ème
Faut-il un droit à mourir ?
Avec Laurent FABIUS
Ancien Premier Ministre, Député PS
Auteur d'une proposition de loi relative "au droit de finir sa vie dans la dignité"
et Jean-Luc ROMERO
Président de l'ADMD, Association pour le droit de mourir dans la dignité
Bus 29 Pte Montempoivre - M° Pte de Vincennes Vélib Bv Courteline
Télécharger l'invitation en pdf : Débat 16-04-08.pdf
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 L'Appel de Michaël Dubois
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Maïa, Chantal, Clara et les autres
Faudra t-il se sacrifier en place publique, en tenant à la main son dossier médical pour être entendu et nous permettre le choix de mourir sereinement et dans la dignité ?
Moi même atteint, à 60 ans, d’un cancer métastasé aux os, j’ai la chance d’avoir rencontré une équipe médicale palliative qui a pris en charge ma douleur.
Avec efficacité, compassion, sympathie.
Tous les intervenants ne suivent d’autres directives que celles d’un «humanisme vivant» dans lequel ne transparaît aucun dogme religieux et aucune loi mercantile.
Au-delà de protocoles médicaux efficaces pour éradiquer la douleur, rien n’est prescrit, sinon le respect et le bien-être du malade.
Quoiqu’il advienne de ma survie, je n’aurai jamais assez de mots pour remercier la maison médicale Jeanne Garnier.
Mais, malgré la reconnaissance et le confort physique que je ressens aujourd’hui au sein de cet établissement, arrivera un moment où la dégradation du corps et du cérébral deviendra insupportable. Dans ce cas je souhaiterais sortir du palliatif pour mettre fin à mes jours. Si possible en toute sérénité, à l’heure de mon choix et entouré de l’amour des miens.
Je sais ce qui m’attend à plus ou moins brève échéance. Inutile de le répéter, Clara Blanc l’exprime clairement dans ses arguments et ses doutes «A un moment, je pense que je serai alitée, complètement dépendante, je me chierai dessus, il faudra me donner la becquée, je ne pourrai pas lire, ni regarder la télé, tellement assommée par les antalgiques que je ne pourrai pas soutenir une conversation. Quel est le sens de tout ça ?», s’interroge-t-elle. «Ce n’est pas moi, d’être un légume.» Clara Blanc dit qu’elle ne sait quand, ni comment elle voudrait mourir. Pas maintenant, assurément. Mais elle ne sait pas «jusqu’où elle pourrait aller, ce qu’elle pourrait encaisser». ( source : Journal Libération 2/04/2008).
Si, cliniquement, sa situation est irréversible, qui peut s’opposer à son désir de suicide légitime et programmé ? Si cette femme avait une arme et qu’elle s’en serve pour le même motif et le même résultat, qui serait interpellé par sa disparition exceptés ses proches et ses amis ? La loi ? Le Ministre de la Santé ? Certes non.
Le fait divers ne ferait pas trois lignes dans les journaux locaux.
L’affaire qui nous préoccupe - le suicide assisté - est essentiellement humaine. C’est humainement qu’il faut la conduire. Un dossier médical sérieux, un malade convaincu dans sa démarche et l’aide d’un comité ou d’une association sans éthique ni croyance telle l’ADMD suffirait à gérer ce type de demande.
Combien sommes nous de malades en pleine conscience et prêts à réagir comme Clara ou Chantal ? Une poignée de citoyens qui préférons choisir une assistance médicale pour mourir sereinement plutôt que nous dégrader lentement, dans l’indignité et dans l’angoisse de la souffrance. D’autant que cette conviction ne devient pas référence tant elle est spécifique, exclusive, voire intime si nous n’étions pas contraints à la revendiquer comme un droit imprescriptible : celui d’être « propriétaire » de notre vie.
Les éthiques sacralisées et les prescripteurs de conscience qui s’opposent au suicide assisté ne sont pas dignes de prendre part à ce débat. Voilà plus de deux mille ans qu’ils infligent au monde une régression spirituelle. Hier par le sang, aujourd’hui par ce conservatisme omnipotent, insidieux et hypocrite avalisé, entre autres, par le politique en la personne de Christine Boutin, éminence grise du Vatican. (1)
Je ne pense pas que sa présence soit nécessaire au sein d’un débat laïc. Lequel met en cause des émotions, des sentiments, des respects dont la morale catholique a toujours tenté de nous déposséder.
Si vous lisez ce texte, Clara, sachez que je souscris à votre démarche et que je suis prêt à contribuer, par tous moyens légaux et hors toutes manipulations, à revendiquer le même droit que vous ou Chantal. Je suis convaincu que d’autres malades partagent notre opinion. Je suis à votre disposition pour en parler et faire front commun pour être entendu des pouvoirs publics.
Michaël Dubois
(1)À la Curie romaine, Christine Boutin est consulteur du Conseil pontifical pour la famille, une fonction correspondant à celle d'expert consultatif (4 consultations depuis 1995) du cardinal Alfonso Lopez-Trujillo, président de ce conseil. (source Wikipedia).
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 Jean-Luc Romero invité du Chat du Nouvel Obs, mercredi 2 avril de 15h à 16H30 |
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 Philippe Sollers sur l'euthanasie dans le Journal du Dimanche 30 mars 2008 |
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On se battait jadis pour le droit à l’avortement et à la procréation maîtrisée. Désormais logiquement, c’est pour le droit à mourir dans la dignité. Le calvaire de Chantal Sébire a révélé la formidable hypocrisie locale. Quand on n’en peut plus de souffrir et de vivre, pourquoi s’acharner ? Il y a un seul mot pour désigner cette surdité de la loi, celui de sadisme. Inconscient, bien sûr. En toute bonne conscience, bien sûr.
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Fin de la vie : groupe de travail des députés PS animé par Manuel Valls
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PARIS, 19 mars 2008 (AFP) - Le groupe PS à l'Assemblée nationale a annoncé mercredi la constitution d'un groupe de travail sur la fin de la vie, en vue de déposer "dans les mois à venir" un texte de loi améliorant la législation dans ce domaine.
"Le drame vécu par Chantal Sébire rappelle combien notre législation est impuissante à répondre à ces demandes poignantes de malades incurables de terminer leur vie dans la dignité", a souligné le groupe PS dans un communiqué.
La décision de mettre en place ce groupe de travail a été entérinée lors de la réunion du groupe mardi.
Elle intervient quelques jours après que la justice a refusé à Mme Sébire, 52 ans, mère de trois enfants et atteinte d'une tumeur incurable, de bénéficier d'une euthanasie active.
Pour le groupe PS, "la réalité vécue par ces malades incurables et les cas de conscience qu'ils provoquent pour le personnel soignant obligent le législateur à réfléchir sans tabou au droit pour un malade incurable de choisir sa mort".
"C'est à leur souffrance que les députés PS veulent répondre en constituant un groupe de travail autour de Manuel Valls - avec Gaëtan Gorce, Marisol Touraine, Jean-Marie Le Guen, Alain Vidalies - dans le but de proposer et de déposer dans les mois à venir un texte de loi améliorant notre législation", a ajouté le groupe.
Côté majorité, le député UMP Jean Leonetti a annoncé mercredi avoir été chargé par le Premier ministre d'une mission d'évaluation de la loi de 2005 relative au droit des malades et à l'accompagnement en fin de vie, dont il fut le rapporteur. Cette loi tend à instaurer un droit au "laisser mourir", sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.
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Jean Leonetti chargé par Matignon d'une mission sur la loi sur la fin de vie
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ANTIBES (Alpes-Maritimes), 19 mars 2008 (AFP) - Le député maire d'Antibes Jean Leonetti (UMP) a annoncé mercredi avoir été chargé par le Premier ministre d'une mission d'évalutation de la loi de 2005 relative au droit des malades et à l'accompagnement en fin de vie, dont il fut le rapporteur.
Dans un communiqué, M. Leonetti précise que François Fillon lui a confié la mission "d'évaluer la mise en oeuvre concrète de la loi et de faire des propositions, pour remédier à la méconnaissance ou la mauvaise application des textes et éventuellement à l'insuffisance de la législation".
"Cette mission s'effectuera avec le concours du ministère de la Santé et un débat pourrait s'ouvrir sur ce sujet à l'occasion du vote des lois de bioéthiques", ajoute le député des Alpes-Maritimes, par ailleurs cardiologue.
La loi sur la fin de vie du 22 avril 2005 tend à instaurer un droit au "laisser mourir", sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.
L'annonce de cette mission intervient quelques jours après que la justice a refusé à Chantal Sébire, une patiente de 52 ans, mère de trois enfants et atteinte d'une tumeur incurable, de bénéficier d'une euthanasie active.
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Kouchner plaide pour que Chantal Sébire ait accès à l'euthanasie |
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PARIS, 19 mars 2008 (AFP) - Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a plaidé mercredi pour que Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur incurable, ait droit, comme elle le demande, à mourir par euthanasie.
"Je trouve très difficile de ne pas lui offrir une porte de sortie qui serait une porte d'amour avec les siens", a déclaré M. Kouchner sur RMC et BFM-TV.
Médecin de formation, ancien responsable de Médecins sans Frontières et Médecins du Monde, le ministre a ajouté qu'il fallait "lui permettre de ne pas avoir besoin de se suicider dans une espèce de clandestinité dont tout le monde souffrirait, surtout ses proches".
M. Kouchner, qui fut aussi ministre de la Santé, a ajouté qu'il s'était "battu pour qu'on ait le droit de mourir dans la dignité".
"J'ai beaucoup d'admiration et d'amour pour Chantal Sébire", a-t-il déclaré, en souhaitant que l'on fasse "une exception à la loi" qui l'empêche d'accéder à l'euthanasie. "Ce serait humain, nécessaire", a-t-il affirmé.
Lundi, la justice a rejeté la demande d'euthanasie active de Chantal Sébire, une mère de famille de 52 ans atteinte d'une tumeur incurable, qui réclame le droit de "mourir dans la dignité, entourée des siens".
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 L'ADMD dénonce "une peine de souffrance à vie" |
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DIJON, 17 mars 2008 (AFP) - L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a déploré lundi la décision du tribunal de grande instance (TGI) de Dijon qui, selon elle, "impose à Chantal Sébire une peine de souffrance à vie".
Le TGI de Dijon a rejeté la demande d'euthanasie active de Chantal Sébire, une patiente de 52 ans atteinte d'une tumeur incurable, suivant ainsi les réquisitions du procureur de la République.
L'ADMD "déplore une décision qui impose à Chantal Sébire une peine de souffrance à vie", a indiqué dans un communiqué l'association présidée par Jean-Luc Roméro.
Selon elle, "jamais dans une affaire de justice, la pression du gouvernement n'a été aussi forte sur un magistrat du siège (et) grâce aux pouvoirs publics et aux lobbys religieux, les espoirs de Chantal de finir ses jours chez elle, paisiblement, entourée de l'affection de ses trois enfants, disparaissent à jamais".
"Le président de la République, le Premier ministre, la Garde des Sceaux, sans connaître le dossier médical de Chantal Sébire, ont dénoncé à l'avance toute forme humaine de délivrance, préférant condamner Chantal à poursuivre son calvaire", a ajouté l'association.
Télécharger la dépêche AFP en format pdf : Dépêche AFP - 17-03-08.pdf
Télécharger l'ordonnance en format pdf : Ordonnance Chantal Sébire.pdf
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Affaire Sébire : les politiques prudents face à un débat très sensible |
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PARIS, 13 mars 2008 (AFP) - Trois ans après la loi sur la fin de vie, la demande d'euthanasie de Chantal Sébire, défigurée par une maladie incurable, relance un débat éthique face auquel les responsables politiques se montrent d'une grande prudence.
Rappel du dilemme: mère de famille de 52 ans vivant près de Dijon, Mme Sébire a demandé mercredi à la justice le droit, à titre exceptionnel, d'être euthanasiée par un de ses médecins. La justice doit trancher lundi.
Cette requête "est une première pour le monde judiciaire, mais nous ne demandons que l'application de la loi du 22 avril 2005 sur les droits des malades, dite Loi Léonetti", assure son avocat, Me Gilles Antonowicz.
Or cette loi tend à instaurer un droit au "laisser mourir", sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.
Son auteur, le député UMP Jean Léonetti, estime donc que "la demande formulée n'entre pas dans le cadre de la loi. C'est une demande de suicide assisté, pas une demande d'accompagnement de fin de vie".
L'action de Mme Sébire "confine à une impasse, car en réalité elle rompt le dialogue entre le corps médical et le malade", poursuit-il.
"S'il y avait un dialogue apaisé avec les médecins, on devrait trouver une solution apaisée", estime M. Léonetti, par ailleurs prêt "à réfléchir sur des problèmes majeurs de société, sans présager de la décision législative, de manière apaisée, et non pas à partir de cas individuels".
A demi-mot, l'élu des Alpes-Maritimes pointe du doigt le lobbying de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui estime que "la loi doit s'adapter aux cas particuliers".
Au sommet de l'Etat, la prudence est de mise. Le conseiller santé du président Nicolas Sarkozy, auquel Mme Sébire a écrit, lui a proposé "qu'un nouvel avis soit donné sur son cas par un collège de professionnels de la santé du plus haut niveau pour que l'on s'assure ensemble que toutes les ressources de la médecine sont épuisées".
Le Premier ministre François Fillon a fait cet humble aveu: "la difficulté pour moi dans cette affaire, c'est qu'on est là aux limites de ce que la société peut dire, de ce que la loi peut faire".
La garde des Sceaux Rachida Dati s'est montrée plus péremptoire: "Je considère que la médecine n'est pas là pour administrer des substances létales".
Au Parlement, le député PS de la Nièvre, Gaëtan Gorce, qui a préparé la loi Léonetti avec Nadine Morano (UMP), souhaite aujourd'hui "évaluer les conditions de son application, et voir ce qu'elle résout ou pas".
Pour les cas extrêmes, M. Gorce suggère une "exception d'euthanasie pour les personnes victimes de maladies incurables, qui souffrent". Cette décision pourrait être prise "par une commission de médecins et de juristes".
"Je ne vais pas aussi loin que le droit à mourir, qui est une notion qui me gêne", ajoute M. Gorce.
A titre personnel, l'ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius se montre "plutôt partisan d'aller dans le sens de la législation belge ou néerlandaise" qui légalise l'euthanasie, "en évitant évidemment tous les abus".
Forte de ses convictions religieuses, la ministre du Logement Christine Boutin a pris la position inverse: "Il faut dire à cette femme qui a le visage abîmé qu'elle peut être aimée et que sa dignité dépasse cela".
"On est en train d'instrumentaliser la détresse légitime de cette femme pour pouvoir essayer de légaliser l'euthanasie. Vous croyez vraiment que donner la mort c'est un geste d'amour? C'est un non-respect de la dignité de cette personne", s'est-elle indignée.
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Législations et pratiques de l'euthanasie en Europe (ENCADRE) |
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PARIS, 13 mars 2008 (AFP) - En Europe, seuls les Pays-Bas et la Belgique ont formellement légalisé l'euthanasie, sous de strictes conditions. Le Luxembourg a adopté le 20 février dernier en première lecture une loi qui va dans le même sens, et qui devrait passer en deuxième lecture avant l'été.
- PAYS QUI ONT LEGALISE L'EUTHANASIE
Les Pays-Bas ont été, le 1er avril 2002, le premier pays au monde à légaliser l'euthanasie: la loi exempte le médecin de poursuites judiciaires s'il respecte certains "critères de minutie".
La Belgique a suivi le 23 septembre 2002.
- PAYS QUI RECONNAISSENT L'EUTHANASIE PASSIVE
En France, une loi sur la fin de vie du 22 avril 2005 tend à instaurer un droit au "laisser mourir", sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active.
En Suisse, un médecin peut fournir à une personne, condamnée par la médecine et qui désire mettre fin à ses jours, une dose mortelle d'un médicament, qu'elle prendra elle-même.
En Norvège, l'euthanasie passive est autorisée sur demande d'un patient agonisant ou de ses proches si la personne ne peut communiquer.
Au Danemark, depuis fin 1992, les Danois peuvent faire un "testament médical" que les médecins doivent respecter.
En Allemagne, en Autriche et en Espagne, la jurisprudence admet l'euthanasie passive lorsque le patient en a clairement exprimé le désir.
En Suède, une assistance médicale au suicide est possible.
En Hongrie, la législation permet à des malades incurables de refuser leur traitement médical.
- PAYS OU L'EUTHANASIE EST INTERDITE MAIS EN DEBAT
En Grande-Bretagne, l'aide au suicide est passible de 14 ans de prison, mais le débat a été relancé par plusieurs décisions de justice controversées.
Au Portugal, le Conseil national de l'éthique pour les sciences de la vie a émis un avis favorable à l'arrêt des traitements pour les malades en état végétatif persistant qui en ont exprimé le souhait.
En Italie, l'euthanasie est interdite mais le droit de refuser des soins est reconnu par la Constitution. Une commission travaille actuellement en vue de préparer une loi qui accorderait au patient le droit de choisir sa mort en cas de maladie incurable.
- PAYS OU L'EUTHANASIE EST INTERDITE SOUS TOUTES SES FORMES
En Pologne, l'euthanasie est passible de 3 mois à 5 ans de prison, mais "dans des cas exceptionnels", le tribunal peut appliquer une atténuation extraordinaire de la peine ou même renoncer à l'infliger.
Des pays comme la Grèce, la Bosnie, la Croatie, la Serbie ou la République tchèque considèrent l'euthanasie comme un homicide et la punissent en conséquence. |
Principales dispositions de la loi de 2005 sur la fin de vie |
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PARIS, 12 mars 2008 (AFP) - La loi sur la fin de vie du 22 avril 2005 tend à instaurer un droit au "laisser mourir", sans permettre aux médecins de pratiquer une euthanasie active, comme le demande Chantal Sébire, une mère de famille de 52 ans, défigurée par une maladie incurable.
"Il est demandé au président du tribunal de grande instance de Dijon d'autoriser l'un de ses médecins à se faire délivrer et à lui remettre les subsances nécessaires à une fin de vie digne et sereine", indique l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui réclame la possibilité légale pour les soignants de fournir "une aide active" à mourir.
La loi de 2005 prévoit que les médecins, dans le cadre d'une procédure collégiale et non individuelle, peuvent "décider de limiter ou d'arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n'ayant d'autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie".
Ils doivent tenir compte de l'avis du patient ou avoir consulté la personne de confiance qu'il a désignée, voire sa famille, ou les "directives anticipées" qu'il a pu formuler.
Dans la situation où un malade, qui n'est pas en fin de vie, refuse un traitement mettant son existence en danger, le médecin "peut faire appel à un autre membre du corps médical. Dans tous les cas, le malade doit réitérer sa décision après un délai raisonnable", selon la loi.
La loi permet l'administration par les médecins de traitements anti-douleur permettant de soulager la souffrance avec pour "effet secondaire d'abréger la vie" d'un malade en "phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable". Elle pose comme condition d'en informer le malade, la personne de confiance, la famille ou, à défaut, un proche.
"En toutes circonstances, le médecin doit s'efforcer de soulager les souffrances du malade par des moyens appropriés et l'assister moralement" et "s'abstenir de toute obstination déraisonnable" en matière de soins, selon l'un des décrets d'application.
Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour indiquer ses souhaits sur sa fin de vie, au cas où elle serait un jour hors d'état d'exprimer sa volonté. Ces directives sont révocables à tout moment.
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 Chantal Sébire demande à la justice de l'aider ! |
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Comme cela avait été proposé à Chantal Sébire lors de sa rencontre, le vendredi 7 mars dernier, avec Jean-Luc Romero, Claudine Lassen et Gilles Antonowicz, une requête a été déposée par Chantal Sébire accompagnée par sa fille, son avocat Gilles Antonowicz et le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, auprès du président du Tribunal de Grande Instance de Dijon, ce mercredi 12 mars, à 14 heures.
Cette requête, dont vous trouverez le fac-similé en cliquant sur le lien ci-dessous, vise à autoriser l’un des médecins de Chantal à lui mettre à disposition les produits nécessaires afin qu’elle puisse, en conscience et quand elle le souhaitera, trouver une mort digne, entourée des siens.
En effet, la requête expose que dans notre droit positif, ni le suicide ni, par voie de conséquence, l’aide et l’assistance au suicide ne font l’objet d’une prohibition pénale. Seules constituent des infractions la provocation au suicide d’autrui de même que la publicité ou la propagande en faveur de produits préconisés comme moyen de se donner la mort (art 223-13 & s. du code pénal). En conséquence, le fait pour un médecin de fournir aide et assistance à quelqu’un qui réclame le droit de mourir n’est nullement prohibé. Néanmoins, compte tenu des dispositions du code de la santé publique réglementant la production, la fabrication, le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition et l’emploi des substances vénéneuses, il est préférable d’obtenir de la justice l’autorisation d’obtenir la préparation nécessaire et de l’acheminer jusqu’au patient qui la demande.
Télécharger la requête de Chantal Sébire en format pdf : Requête Chantal Sebire.pdf
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 Dépêche AFP - Chantal Sébire - ADMD |
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La course pour "une mort digne" d'une quinquagénaire défigurée s'accélère
MÉDECINE-EUTHANASIE-SANTÉ - 06/03/2008 15h52 - AFP
DIJON, 6 mars 2008 (AFP) - Chantal Sébire, défigurée par une maladie orpheline, incurable et évolutive, a annoncé jeudi avoir confié son dossier à l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), dix jours après son appel au secours pour "qu'on l'accompagne dignement dans la mort".
"Je rencontre vendredi Jean-Luc Romero responsable d'ADMD, je lui ai envoyé mon dossier et il m'a immédiatement répondu", a déclaré à l'AFP Mme Sébire, jointe par téléphone.
Cette ancienne professeur des écoles de 52 ans, domiciliée à Plombières-les-Dijon (Côte-d'Or) et mère de trois enfants, a appris en 2002 qu'elle était atteinte d'une "Esthesioneuroblastome", une tumeur évolutive des sinus et de la cavité nasale.
Une maladie très rare - seuls 200 cas ont été recensés dans le monde depuis 20 ans -, incurable et dont l'évolution provoque une déformation spectaculaire et irréversible du visage et des souffrances "atroces", selon Mme Sébire.
"Aujourd'hui je suis arrivée au bout du rouleau", a ajouté la quinquagénaire qui se bat "de toutes ses forces depuis des années" contre cette tumeur et qui se déclare "prête" maintenant à partir en Suisse pour y "mourir dignement".
Mme Sébire a indiqué avoir envoyé "ces jours-ci", un courrier au président de la République, Nicolas Sarkozy, "une lettre accompagnée d'une cassette vidéo" de FR3 Bourgogne, à l'origine de son premier témoignage, pour qu'il complète la loi sur le droit des malades.
"Ca peut avancer vite mais pour moi ce sera trop tard", a conclu Mme Sébire.
La loi Leonetti du 22 avril 2005 sur les droits des malades va dans le sens du respect des malades en fin de vie, mais elle n'autorise pas l'euthanasie en France, contrairement à certains autres pays européens comme les Pays-Bas, la Belgique ou la Suisse.
Télécharger la requête de Chantal Sébire en format pdf : Requête Chantal Sébire.pdf
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 Question écrite de Mr André Vezinhet, député de l'Hérault à Mme Roselyne Bachelot, ministre de la santé sur l'ADMD et l'euthanasie |
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Question écrite du 7 janvier 2008
M. André Vézinhet attire l'attention de Mme la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports sur le souhait de nombreux citoyens, regroupés en partie au sein de l'Association pour le droit de Mourir dans la Dignité, de voir mettre à l'ordre du jour une loi de liberté qui permette à chacun de choisir sa fin de vie, dans le respect des règles de déontologie, pour définir une véritable alternative à l'acharnement thérapeuthique et améliorer la loi Léonetti. Il lui demande s'il est dans ses intentions d'initier ce grand débat sur la fin de vie, réclamé par une majorité de françaises et de français depuis plus de 20 ans et de donner ainsi, sur le modèle de ce qui se fait déjà aux Pays Bas ou en Belgique, une législation permettant à ceux qui le souhaitent de finir leur vie sans souffrance.
Télécharger la question écrite en format pdf : Andre Vezinhet.pdf
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 Intervention du Docteur Jérôme Sobel, président d'Exit Suisse Romande, à l'occasion de la journée des délégués de l'ADMD, vendredi 23 janvier 2008 |
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 Dépêche AFP : l'ADMD sur les marchés |
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L' ADMD sur les marchés - L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) organise, du 10 au 17 février, "une opération de sensibilisation intitulée" "100 marchés pour notre dernière liberté".
A cette occasion, les militants de l'association présents sur les marchés de plus de 100 villes dans toute la France, proposeront de signer une carte postale à l'attention des députés et sénateurs "afin de leur demander qu'ils initient un grand débat sur la fin de vie", indique l' ADMD dans un communiqué.
La liste des villes concernées est disponible sur le site de l'association www.admd.net
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 Opération "100.000 cartes pour notre dernière liberté" |
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A l’occasion d’une grande réunion publique qui se tiendra à Paris, ce soir, dans les salons de l’hôtel Best Western de la Gare de l’Est (Cour d’honneur – Paris 10ème), Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, aux côtés d’un député de la majorité (Henriette Martinez) et d’un député de l’opposition (Noël Mamère), présentera la campagne de sensibilisation des députés et des sénateurs français, intitulée " 100.000 cartes pour notre dernière liberté ".
Au moyen d’une carte postale pré-adressée, les 43.600 adhérents de l’ADMD vont appeler l’attention de leurs parlementaires sur la nécessité de faire évoluer la loi française pour que chacun obtienne la liberté de choisir les conditions de sa propre fin de vie.
Si chaque adhérent de l’ADMD envoie une carte à son député et une carte à son sénateur, ce sont près de 90.000 cartes (en pièce jointe) qui franchiront les portes du Palais Bourbon et du Palais du Luxembourg.
Les sympathisants de l’ADMD seront également sollicités, et ce sont près de 100.000 missives qui interpelleront les parlementaires français, les forçant à prendre position sur ce douloureux sujet de la fin de vie.
Télécharger la carte postale en format pdf
Télécharger le communiqué en format pdf
Télécharger le tableau des marchés en format word
La liste des députés par circonscriptions
La liste des sénateurs |
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 Réunion publique de l'ADMD à Paris, mercredi 23 janvier à 19h30 |
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Jean-Luc Romero, Président de l’ADMD
et les délégués de la région Ile-de-France
vous invitent à une réunion publique le
Mercredi 23 janvier 2008
à 19 heures 30 précises
Les Salons du Relais - Hôtel Best Western Paris Est Cour d‘honneur de la Gare de l’Est – Paris 10e
Métro lignes 4,5 ou 7 Gare de l'Est - RER B ou D Gare du Nord - RER E Magenta
Parking Saint-Martin P2 (payant)
S’EXILER POUR MOURIR ?
Obtenons, en France, la dernière de nos libertés !
Modérateur : Paul Wermus, journaliste
En présence de :
Noël Mamère, député de la Gironde
Henriette Martinez, députée des Hautes-Alpes
Many Bathode, amie de Maïa Simon
Louis Bériot, journaliste
François de Closets, journaliste
Paul Pierra, père d’Hervé Pierra
Les membres du Comité de parrainage
Les membres du Conseil d'administration
Télécharger l'invitation en format pdf : Réunion publique Paris 23-01-08.pdf
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 Article de Louis Bériot dans Paris Match |
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"Ma femme m'a interdit de mourir avec elle", article de Louis Bériot, journaliste et membre du comité de parrainage de l'ADMD, paru dans Paris Match du 20 Décembre dernier
Télécharger l'article complet en format pdf : Article Louis Bériot Paris Match.pdf
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 Interview vidéo de Louis Bériot et Irène Frain |
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Vous pouvez visionner les interview de Louis Bériot et Irène Frain, en allant sur notre Blog, ou en cliquant directement sur ces liens :
Interview Louis Bériot : http://www.wat.tv/playlist/734732/video/734730/louis-beriot.html
Interview Irène Frain : http://www.wat.tv/playlist/762719/video/762708/irene-frain.html
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 Interview de Jean-Luc Romero dans "Santé Magazine" |
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Jean-Luc Romero, président de l'ADMD a été interviewé dans le magazine "Santé Magazine" de Décembre, dont un chapitre de 4 pages est consacré à la question de l'euthanasie.
Santé Magazine : Quelles distinction faites-vous entre "euthanasie" et "suicide assisté"?
Jean-Luc Romero : L'euthanasie est le fait d'aider une personne à mourir à partir du moment où elle est en phase avancée d'une infection grave et incurable, ou placée dans un état de dépendance incompatible avec ce qu'elle juge être sa dignité. On y a recours selon deux modalités : par l'intervention directe d'un soignant qui y procède ou par suicide assisté, comme en Suisse, en prenant soi-même un produit prescrit par un médecin. Mais nous ne sommes évidemment pas là pour aider les gens à se suicider pour n'importe quelle raison. Comme pour un simple chagrin d'amour, comme le prétendent certains de nos détracteurs !
Santé Magazine : Pourquoi critiquez-vous la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie (loi Leonetti) ?
Jean-Luc Romero : Nous sommes totalement favorables aux soins palliatifs. Notre association est agréée pour sièger dans les comités d'usagers ou les conseils d'administration des hôpitaux. Nous sommes légalistes. Dans les hôpitaux, nous ne défendons pas l'euthanasie mais l'application de la loi Leonetti. Cette loi est pour nous un progrès même si nous la jugeons totalement insuffisante. Pour certaines personnes, les soins palliatifs ne suffisent pas. Il existe des souffrances physiques ou morales que l'on ne soulage jamais. La Loi leonetti, c'est le laisser mourir. Certaines personnes mettent dix jours à mourir. N'est ce pas plus inhumain ? De plus, quand une personne est inconsciente, je ne vois pas ce que les soins palliatifs lui apportent.
Santé Magazine : Quelles sont les revendications ?
Jean-Luc Romero : Nous présentons une proposition de loi pour légaliser l'aide active à mourir, dans certaines conditions. Aujourd'hui nous sommes dans l'hypocrisie. On euthanasie des gens qui ne le demandent pas et on n'entend pas ceux qui le demandent. Nous restons dans un flou juridique qui ne peut que permettre les abus. A l'ADMD, un certain nombre d'adhérents ont des pathologies de longue durée mortelles. Moi le premier. Ils sont confrontés à la souffrance et ont une réflexion sur leur propre mort. Nous aimons la vie, c'est pourquoi nous souhaitons qu'elle se termine dans les conditions que nous aurons choisies.
Santé Magazine : La France doit-elle s'inspirer des pays qui ont autorisé l'euthanasie ?
Jean-Luc Romero : L'exemple hollandais est le plus ancien. Ils ont certes légiféré en 2001. Mais grâce à la jurisprudence et par décrets gouvernementaux, ils avaient en quelque sorte "légalisé" l'euthanasie depuis longtemps. Aux Pays-Bas, entre 2000 et 2500 euthanasies sont pratiquées chaque année. On n'a pas constaté d'augmentation particulière ces dernières années. Au contraire ! Aux Pays-Bas, comme en Belgique, des commissions examinent les conditions dans lesquelles sont pratiquées les euthanasies. En Suisse, le système est différent. Seul le suicide assisté est autorisé. Si vous êtes dans le coma, la loi suisse ne peut rien pour vous. C'est pourquoi les lois les plus abouties sont les lois belges et hollandaises.
Télécharger l'article en format pdf : Interview JLR - Santé Magazine.pdf |
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 Message de Jean-Luc Romero, président de l'ADMD |
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Comme le précédent bureau l'avait annoncé dans l'édition de mai 2007 de notre Bulletin, des surfacturations ont été découvertes dans notre comptabilité, effectuées par deux anciens salariés au détriment de l'ADMD. Cela, à l'insu des membres du bureau et du conseil d'administration.
Après un audit qui nous a permis d'évaluer le montant du préjudice subi (près de 100.000 euros) et dont les conclusions ont été détaillées lors du dernier conseil d'administration, j'ai été autorisé, à ma demande, à déposer une plainte auprès du procureur de la République du tribunal de grande instance de Paris.
Au moment même où notre avocat dépose la plainte et comme je m'y étais engagé lors de mon élection en juin dernier, je souhaite établir la plus grande transparence dans notre fonctionnement. Aussi ai-je souhaité que vous soyez les premiers informés de ces démarches.
J'ai été élu pour défendre les intérêts moraux et financiers de nos adhérents. Je mettrai tout en oeuvre pour m'acquitter de cette mission le plus efficacement possible.
Amicalement,
Jean-Luc Romero |
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 L'ADMD dépasse les 43.000 adhérents |
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Pour la première fois de sa longue histoire, notre association dépasse les 43.000 adhérents. Cette annonce date du 24 octobre et nous étions même ce jour-là à 43.029 membres actifs.
Un nouveau cap qui prouve que notre association séduit de plus en plus au point d’être devenue l’une des plus grandes associations françaises. La preuve aussi que notre demande de légalisation de l’euthanasie est de plus en plus soutenue.
Une adhésion massive qui nous oblige à ne pas relâcher la pression sur les pouvoirs publics. A être toujours plus créatifs dans notre mobilisation.
Merci à toutes et à tous pour votre énergie et votre soutien
Jean-Luc Romero, président de l'ADMD
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 Réponse de Patrick de Carolis, Président de France Télévisons suite à l'émission "C Dans L'air" et au courrier de Jean-Luc Romero à Yves Calvi |
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Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, avait adressée le 26 septembre dernier, un courrier à Yves Calvi au sujet de l'émission "C dans l'Air" avec copie au président de France Télévisions, Patrick de Carolis.
Patrick de Carolis vient d'adresser un courrier au président de l'ADMD, assurant qu’il a saisi le président de France 5. En effet, durant l’émission "C Dans l'air ", de graves accusations avaient été portées contre l’ADMD et Jean-Luc Romero a demandé à Yves Calvi de rétablir la vérité. En vain pour l’instant !
Espérons que l’intervention du président de France Télévisions incitera Yves Calvi à au moins répondre à la lettre que lui a été adressée
Télécharger la Lettre de Patrick de Carolis à Jean-Luc Romero
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 Jacques Pohier, ancien président de l'ADMD, est mort |
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Jacques Pohier, qui fut président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, est décédé le 15 octobre dernier, dans son sommeil.
A la tête de l’ADMD de 1992 à 1995 puis administrateur jusqu’en 2007, Jacques Pohier a beaucoup œuvré pour faire comprendre aux Françaises et aux Français – qui approuvent à près de 80 % - que la liberté de choisir les conditions de sa propre fin de vie était indispensable pour le confort de chacun.
Dans son livre, La mort opportune, publié en 1998, Jacques Pohier réfléchit à la nécessité d’aménager la mort pour que chacun, en conscience, dispose d’un large choix, de l’acharnement thérapeutique jusqu’à la mort médicalement assistée, et redevienne maître de sa fin de vie.
Gérard Payen, président d'honneur de l'ADMD, Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, l’ensemble des membres du bureau et du conseil d’administration, les militants et les sympathisants adressent à son épouse Dominique Pohier-Stein leurs sentiments de sympathie émue.
Télécharger le communiqué en format pdf
Lire la dépêche AFP en format pdf
Lire le faire-part publié dans Le Figaro en format pdf
Lire le faire-part publié dans Le Monde en format pdf |
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Lettre au Professeur Louis Puybasset au sujet de l'émission "C Dans L'air" diffusée mardi 25 septembre 2007 |
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Paris, le 04 Octobre 2007
Monsieur le Professeur,
Vous vous en doutez naturellement, j’ai été quelque peu surpris, comme l’ensemble des adhérents de l’ADMD, de vous entendre, à l’occasion de l’émission diffusée par France 5, donner des détails relatifs au fonctionnement de notre association.
Vous êtes membre d’un comité d’éthique. Il ne peut donc s’agir que d’une erreur commise de bonne foi, sans volonté de nous nuire. Je vous en donne acte.
Permettez-moi de revenir sur trois points. Le premier concerne votre affirmation concernant la démission récente de près de 3.000 adhérents. Il n’en est rien. Nous enregistrons au contraire depuis ces dernières semaines un afflux important de demandes de renouvellement et de nouvelles adhésions. Notre secrétaire général, Henri Chamaret, est à votre disposition pour vous communiquer en détail ces chiffres et pour vous les commenter.
Le second concerne un prétendu " schisme " au sein de l’ADMD. De la même façon, il s’agit d’une mauvaise interprétation des faits. Marie Humbert, avec laquelle je suis, sur le plan associatif et personnel, en relation constante, milite dans sa propre association. Mais nous nous retrouvons sur la nécessité d’offrir à chacun cette dernière liberté.
Le troisième concerne la situation à notre égard d’Henri Caillavet et de Benoîte Groult. Si le premier a effectivement démissionné au début du mois de juin pour des raisons qui lui appartiennent, au moment où nous souhaitions lui confier une mission d’étude, la seconde est toujours membre de notre comité de parrainage et ne semble pas disposée à nous quitter.
Enfin, soyez assuré que les militants de l’ADMD ne sont pas les ennemis des soins palliatifs qui forment une option de la fin de vie mais qui ne sont pas, vous le savez comme moi, la solution aux tragédies, aux souffrances, aux désespérances.
Je vous prie de croire, monsieur le Professeur, à l’expression de mes sentiments cordiaux.
Jean-Luc Romero
Président de l'ADMD
Directeur de la World Federation of Right to Die Societies
Télécharger la lettre en format pdf : Lettre Puybasset.pdf
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Dépêche AFP - 12/10/2007 17h41 |
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| Rendez-vous avec une mort douce, l'euthanasie a besoin d'un cadre légal |
| MÉDECINE-SUICIDE-ÉTHIQUE-EUTHANASIE - 12/10/2007 17h41 - AFP |
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STRASBOURG, 12 oct 2007 (AFP) - En Belgique, comme en Suisse ou aux Pays-Bas, on fixe une date, on invite les parents et amis et peut-être aussi une infirmière ou un médecin proches, pour un rendez-vous programmé avec une mort douce, dans un strict cadre légal.
Délivré de l'angoisse de mourir seul, comme dans 20% des décès à l'hôpital, le malade se prépare, les proches aussi, et l'instant de la mort choisie est serein, affirment les associations militant pour l'euthanasie, en marge d'une réunion vendredi et samedi des associations européennes à Strasbourg.
"C'est une expérience vécue comme fabuleuse", explique Jacqueline Herremans, présidente de la fédération mondiale de l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) et présidente de l'association belge.
Afin de ne pas endeuiller les instants heureux de l'avenir, les dates choisies pour l'événement évitent l'anniversaire d'un proche, les fêtes ou les examens, par exemple. On laisse aussi le temps à un enfant de revenir de l'étranger.
Souffrances physiques que rien ne peut plus apaiser (5 à 10% des souffrances sont dans ce cas), maladies dégénératives graves, incurables et irréversibles sont les motifs les plus fréquents du recours à l'euthanasie en Belgique depuis sa légalisation en 2002.
Il s'agit le plus souvent de cancers après traitements palliatifs de longue durée (83% des cas) avec douleurs, épuisement, plaies, obstructions digestives, hémorragies répétées. Mais aussi de souffrances psychiques comme la dépendance, la perte de dignité, le désespoir.
En Belgique, 30 à 40 euthanasies sont déclarées mensuellement, soit O,5% des décès. Mais pour dix demandes (en général après un diagnostic fatal), deux seulement sont effectuées. 40% des suicides assistés ont lieu au domicile du patient.
L'encadrement légal de l'euthanasie, tel qu'il se pratique en Belgique par exemple, est une nécessité absolue, car les médecins, les infirmières ou l'entourage des patients agissent "de toute façon" pour mettre un terme à leurs souffrances, que ce soit au Portugal, en France ou en Allemagne, selon la présidente de la fédération mondiale (37 pays représentés).
"Il ne faut pas se voiler la face, 40% des décisions médicales ont un impact sur la vie des patients", insiste cette juriste.
Résultat: les décisions ne sont pas toujours adaptées aux patients, car souvent prises en cachette, "par peur des dénonciations". "Tous les procès pour euthanasie en France ont eu lieu sur dénonciation", a rappelé Me Herremans.
En outre, selon Jean-Luc Romero, président d'ADMD-France, la légalisation de l'euthanasie permettrait d'éviter la mort horrible des seniors, dont 40% de ceux qui se suicident décident de recourir à la pendaison.
La loi autorisant le suicide assisté a permis en Suisse de donner "sécurité et tranquillité" au patient, mais aussi à sa famille et au médecin, selon la présidente suisse d'ADMD, Elke Baezner.
tj/pad/DS
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Dépêche AFP - 12/10/2007 16h14 |
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| Euthanasie: les associations européennes pour le droit à une mort douce |
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MÉDECINE-SUICIDE-ÉTHIQUE-EUTHANASIE - 12/10/2007 16h14 - AFP |
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STRASBOURG, 12 oct 2007 (AFP) - Des militants français, belges et suisses de l'euthanasie ont revendiqué vendredi le droit pour tous les Européens de choisir une mort douce en cas d'extrêmes souffrances ou d'affection irréversible et incurable, lors d'une réunion à Strasbourg.
"Les gens, les opinions publiques attendent une loi, ils sont prêts et les politiques sont en retard", a regretté lors d'un point presse Jean-Luc Roméro, président de l'Association française pour le droit de mourir dans la dignité ADMD et directeur de la fédération mondiale.
Tout comme pour l'avortement, la légalisation de la mort médicalement assistée n'a pas conduit aux dérapages que l'on craignait dans les pays qui l'ont adoptée, a insisté M. Roméro en citant une étude américaine de septembre.
Les militants de l'euthanasie n'admettent pas qu'on interdise l'euthanasie en prétextant de l'efficacité des soins palliatifs et des médications actuelles contre la douleur.
"Dans 5 à 10% des cas, certaines souffrances ne peuvent être soulagées par aucun médicament", a affirmé la responsable suisse de Right to Die Europe, Elke Baezner.
Le malade doit avoir le choix entre une mort plus ou moins naturelle et des soins palliatifs, un suicide assisté (avec le choix du lieu, du moment, de l'accompagnement et de la procédure), l'interdiction de l'acharnement thérapeutique et même l'euthanasie active, selon la responsable suisse dont le pays a légalisé le suicide assisté pour ses ressortissants.
tj/pad/ds
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Interview de Jean-Luc Romero dans L'Est Républicain, Vendredi 12 Octobre 2007 |
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Longtemps, la figure emblématique de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, forte aujourd'hui de 42.000 adhérents, a été le sénateur Henri Caillavet. Son combat pour l'euthanasie, souvent radical, n'a pas abouti. Son successeur tient des propos plus mesurés et ne s'oppose pas aux soins palliatifs.
- Jean-Luc Romero, votre association organise une rencontre aujourd'hui à Strasbourg. Avez-vous une stratégie européenne ?
- Ces rencontres ont lieu tous les deux ans. Nous avons choisi Strasbourg parce que le Parlement européen semble plus ouvert à nos préoccupations que le Parlement français. En outre, nous organiserons la conférence mondiale en 2010. Si la stratégie est importante, les échanges d'information au niveau européen le sont tout autant. Il ne se passe pas une semaine en Europe sans que n'éclate une affaire.
- Ne défendez-vous pas désormais davantage le suicide assisté que l'euthanasie ?
- Nous demandons une loi pour un aide active à mourir. Les deux hypothèses nous conviennent. Nous n'avons pas changé. La façon de mourir n'est pas le plus important ; le plus important c'est de respecter les conditions d'une fin de vie dans la dignité. Le suicide concerne surtout des hommes, employés ou ouvriers, qui souffrent de solitude et de désespoir. Les membres de l'ADMD sont surtout des femmes, entourées d'amour, au niveau d'études assez élevé.
- La mort de Maïa Simon et le procès de Périgueux au printemps vous ont-ils aidé ?
- Maïa Simon était une de nos adhérentes. Nous avons nous-mêmes proposé son témoignage à une radio. Sa force vient de ce qu'elle avait envie de témoigner spontanément mais avec une vraie réflexion. Nous allons d'ailleurs l'offrir aux responsables européens d'associations soeurs. Quant au procès de Périgueux (une infirmière et un médecin jugées aux assises), il a permis que l'on parle d'euthanasie pendant la campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy a été sensible à nos thèmes, mais Boutin l'a fait revenir sur ce qu'il avait dit. Elle se vante même d'être celle qui l'a fait changer d'avis.
- Pensez-vous qu'il faille développer les soins palliatifs ?
- Nous y sommes favorables, mais même en doublant le nombre de lits, nous serons encore très loin des besoins et quand on n'est pas conscient, les soins palliatifs, ça ne sert à rien. En outre, ils ne soulagent pas toutes les souffrances. Dire le contraire, c'est faux.
- Pensez-vous que la France se dotera un jour d'une loi en faveur du suicide assisté ou du droit à choisir sa mort ?
- Nous devons aboutir, être enfin en phase avec la société. Nous avons été diabolisés alors que nous sommes également pour le développement des soins palliatifs. La loi Leonetti reste insuffisante. Malgré tout, l'ADMD est agréée dans les hôpitaux pour la faire appliquer. La France bloque sur les questions de société et vit dans l'hypocrisie. Arrêtons de nous cacher, n'ayons pas peur des mots ! La classe politique, qui n'a pas été aussi renouvelée qu'on le dit, est en décalage. Beaucoup d'élus placent leurs convictions personnelles avant l'intérêt général. La base n'est pas entendue, seulement les cardinaux. Les grands principes ne valent rien face à la souffrance.
Patrick PEROTTO
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Dépêche AFP - 10/10/2007 15h21 - AFP |
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Le mari, accusé de complicité dans la mort de sa femme, acquité à Klagenfurt |
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AUTRICHE-JUSTICE-EUTHANASIE-SUISSE - 10/10/2007 15h21 - AFP |
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VIENNE, 10 oct 2007 (AFP) - Un Autricien accusé de complicité dans la mort de son épouse atteinte d'une maladie musculaire incurable, a été acquitté mercredi par un tribunal de Klagenfurt (sud de l'Autriche).
L'époux avait assisté aux dernières heures de vie de sa femme lors de son suicide dans un institut d'euthanasie en Suisse et s'était ainsi rendu coupable, aux yeux de la justice autrichienne, de complicité pour n'avoir pas empêché sa mort.
Le tribunal de Klagenfurt, statuant à la suite d'une plainte anonyme contre cet habitant de Carinthie, a "excusé" mercredi l'accusé en tenant compte de la gravité de la maladie de son épouse.
Elle souffrait d'une sclérose musculaire depuis plusieures années, une maladie accompagnée de douleurs insoutenables et qui conduit inévitablement au placement du patient sous respiration artificielle.
Dans une lettre datée d'octobre 2003, l'épouse expliquait qu'elle souhaitait "mourir dignement, car dans la phase finale de la maladie on n'est même plus capable de rire".
"Si c'était à refaire, je le referais", a souligné le veuf.
Selon le procureur, un tel verdict "ouvre grand la porte à l'euthanasie en Autriche". Il a déposé une demande en annulation pour vice de forme, ce qui conduit la Cour suprême à se prononcer en dernier recours sur l'affaire.
gg/sym eaf
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Dépêche AFP - 27/09/2007 01h01 - AFP |
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| Mort médicalement assistée : craintes de dérapages non fondées (étude) |
| MÉDECINE-SUICIDE-ÉTHIQUE-EUTHANASIE - 27/09/2007 01h01 - AFP |
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PARIS, 27 sept 2007 (AFP) - La légalisation de la mort médicalement assistée n'a pas conduit à des dérapages, selon une étude, publiée dans la revue spécialisée Journal of Medical Ethics, et conduite dans l'Oregon (Etats-Unis) et aux Pays-Bas où ce genre de pratique est autorisé.
Il n'existe pas de preuve que la légalisation du suicide médicalement assisté ou de l'euthanasie entraîne un nombre disproportionné de décès prématurés provoqués par les médecins parmi les patients vulnérables, selon l'étude.
Pour les opposants, la législation autorisant les médecins à aider les gens à mourir est une "pente glissante" conduisant aux dérapages, note Margaret Battin de l'université de l'Utah à Salt Lake City, qui a conduit l'étude.
Selon ses détracteurs, pareille légalisation permet plus facilement d'abréger la vie de ceux qui pourraient être un fardeau pour la société ou leur famille, comme les personnes handicapées ou atteintes de maladies stigmatisantes (sida, démences comme celle d'Alzheimer...) voire les pauvres sans assurance sociale aux Etats-Unis.
Mais l'analyse des données néerlandaises et de l'Oregon montre que ce n'est pas le cas, selon les auteurs.
Les personnes aidées à mourir ont en moyenne autour de 70 ans. La plupart ont un cancer.
Les auteurs ne relèvent pas d'excès selon la race, le sexe, l'âge ou le statut socio-économique, l'handicap, la maladie chronique ou mentale.
Les patients souffrant du sida sont toutefois plus nombreux parmi ceux qui choisissent de mourir avec l'aide d'un docteur.
Les décisions de fin de vie aux Pays-Bas provenant notamment de quatre études nationales financées par le gouvernement en 1990, 1995, 2001 et 2005, ont également été examinées.
Il apparaît que peu de Néerlandais choisissent l'option du suicide médicalement assisté. L'Oregon est le seul Etat américain autorisant cette pratique.
Dans l'Oregon, 292 personnes de 18 ans ou plus en phase terminale (6 mois ou moins à vivre), ont saisi l'opportunité de la loi "Death with Dignity Act" entrée en vigueur en 1997 : cela représente 0,15% de tous les décès durant la période étudiée de 1998 à 2006.
La loi n'assimile pas cette "mort dans la dignité" à un suicide, mais ne précise pas si le médecin qui rédige l'ordonnance du cocktail mortel, doit ou non être présent à la mort de son patient.
Aux Pays-Bas, l'euthanasie active volontaire (environ 1,7% des décès) et le suicide médicalement assisté (0,1% des décès) sont tolérés depuis les années 1980, et légaux depuis 2002.
Dans ce pays, les deux-tiers environ des demandes explicites d'aide à mourir sont rejetées, selon l'étude.
"Nous n'avons trouvé aucune preuve justifiant les inquiétudes graves et sérieuses souvent exprimées d'abus potentiel", déclarent les auteurs.
BC/mpf/mr EAF |
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Lettre à Yves Calvi au sujet de l'émission "C Dans L'air" diffusée mardi 25 septembre 2007 |
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Paris, le 26 septembre 2007
Monsieur,
C'est avec beaucoup de surprise et non moins d'étonnement que j'ai suivi l'émission "C Dans L'air" que vous présentiez, ce mardi 25 septembre, sur le thème : La religion du suicide.
Certains propos ont été tenus au cours de cette émission, laissant penser que notre association connaîtrait actuellement des difficultés. Ainsi, depuis ces derniers mois, nos effectifs auraient diminué de près de 3.000 personnes. J'ignore d'où vient ce chiffre, mais certainement pas de notre comptabilité. Je suis, à cet égard, tout disposé à confier à un huissier que vous mandateriez à cet effet l'état de nos adhésions. Il constaterait, bien au contraire, une tendance régulière à l'accroissement du nombre de nos cotisants, qui s’est d’ailleurs particulièrement accéléré depuis une semaine.
Permettez-moi de vous dire le regret que j'ai de constater que sur une chaîne de télévision du service public, qui jouit par ailleurs d'une réputation de grand sérieux, l'approximation est de mise. Et cela, alors même que deux de vos collaboratrices m'ont sollicité à de nombreuses reprises et que je leur ai toujours répondu du mieux que j'ai pu et leur ai même fourni des contacts en Suisse.
Enfin, je regrette que malgré l'invitation qui avait été faite à un responsable de l'ADMD de participer en plateau à votre émission et la réponse positive me concernant qui avait été faite par notre service de communication, votre collaboratrice a omis de confirmer ou même d'infirmer ma participation à votre émission. Il semblerait donc que le président d'une association de près de 43.000 adhérents, de surcroit porte-parole de ladite association, ne soit pas le mieux à même de défendre et d'exprimer la ligne stratégique de celle-ci.
Pour rassurer ceux de nos membres et sympathisants qui auraient suivi votre émission et qui auraient des craintes quant à la gestion de notre association, je me vois contraint de publier cette lettre sur notre site Internet et vous demande de bien vouloir rendre compte à vos téléspectateurs de ce droit de réponse.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma cordiale salutation.
Jean-Luc Romero
Président de l'ADMD
Directeur de la World Federation of Right to Die Societies
Télécharger la Lettre à Yves Calvi (pdf) |
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Réunion à Strasbourg des associations pour le Droit de Mourir dans la Dignité |
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Conférence de presse
Vendredi 12 Octobre - 11heures 30
Sofitel - 4, place Saint-Pierre-le-Jeune - Strasbourg
Cocktail d'ouverture
Vendredi 12 Octobre - 19 heures 30
(sur invitation)
Réunion publique
Vendredi 12 Octobre - 20 heures 30
"Vers une législation de l'euthanasie en Europe"
Avec Jean-Luc Romero, Elke Baezner, Jacqueline Herremans
Sofitel - 4, place Saint-Pierre-le-Jeune - Strasbourg
Dîner de Gala
Samedi 13 Octobre- 20 heures 30
(sur invitation) |
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Jean-Luc Romero sur Direct 8 |
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Jean-Luc Romero sur Direct 8 le lundi 10 septembre 2007 de 14h00 à 15h00 à l'émission Solidarité présenté par Isabelle Gayrard.
Thème de l'émission : Journée mondiale de prévention du suicide
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Décès de Jean Cohen, ancien président de l'ADMD (2001-2005) |
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Jean Cohen, ancien président de l'ADMD (juin 2001-septembre 2005), médecin gynécologue, chevalier de la légion d'honneur est décédé le 4 août dernier à Agadir au Maroc.
Jean-Luc Romero, et les membres du Bureau de l'ADMD ont salué sa disponibilité, son engagement, sa culture et son élégance, qui ont marqué chacun d'entre nous.
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Ouverture du Blog de l'ADMD |
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| L'ADMD dispose dorénavant d'un Blog où vous pouvez également réagir à l'actualité de l'association : http://www.admdblog.fr |
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Dépêche AFP 13/07/2007 12h55 - HOMICIDE-ENQUÊTE-EUTHANASIE |
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Une fille tue sa mère dans le Rhône : l'ADMD veut un débat sur le droit de fin de vie
PARIS, 13 juil 2007 (AFP) - L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD, 42.000 adhérents) réclame l'ouverture d'un "débat sur la fin de vie", après la mise en examen pour assassinat d'une femme ayant mis fin aux jours de sa mère, atteinte de sclérose en plaques.
Une femme de 48 ans, domiciliée à Beaujeu (Rhône), a été mise en examen pour assassinat après avoir mis, selon elle, "un terme aux souffrances" de sa mère, atteinte de sclérose en plaque, une version mise en doute par l'enquête des gendarmes, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
"Il n'y a plus une semaine sans que la justice ne se saisisse d'une affaire de décès dont on peut s'interroger sur sa nature", déclare l'ADMD dans un communiqué. "Ces faits répétitifs mettent une nouvelle fois en lumière l'évidente nécessité de légiférer sur la question de l'euthanasie active", ajoute-t-elle.
Pour l'association, "il est urgent que le nouveau président de la République ouvre le débat sur la fin de vie qu'il avait promis dans une lettre à la présidence de l'ADMD en avril dernier".
Evoquant l'enquête menée à Lyon, le président de l'association, Jean-Luc Romero, estime toutefois que "dans une affaire dont l'instruction débute, il est sage de laisser les magistrats travailler sereinement".
vm/mpf/cb
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